Archives mensuelles : janvier 2021

Meyer restaure un autel baroque

A. L’église Saint-Michel de Weyersheim (67), « imposant édifice néo-gothique, a été construite à partir du printemps 1784 par l’architecte Salins de Monfort (cf. point C ci-dessous) pour remplacer l’ancienne église du village, qui était devenue trop petite et fut donc démolie. Elle est érigée à l’emplacement même de l’ancienne église romane.

Diaporama de 29 photos

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La construction dura plusieurs années, et fut interrompue par la Révolution. En 1785, la tour en construction s’écroula sur la nef. L’église fut finalement inaugurée en 1791, mais la tour ne fut achevée qu’en 1807 sous la direction de l’architecte Reiner. On peut toujours voir de nos jours, sur le coté gauche du chœur, un boulet de canon encastré dans la paroi. Il fut tiré en octobre 1793 depuis les hauteurs du Klammweg, vers l’emplacement de l’actuel château d’eau, lors des combats de la Révolution entre l’Armée du Rhin de Desaix et les armées austro-prussiennes ».

« En 1792, l’église Saint-Michel est encore dépourvue d’autel dans le chœur. « L’architecte Valentin Boudhors est chargé d’en dresser les plans et le sculpteur Wassner va créer les autels latéraux (celui de gauche est dédié à la Sainte Vierge et celui de droite au Saint patron de la paroisse). L’autel central provient de l’ancien couvent de Sainte Barbe de Strasbourg et possède un tabernacle ; il s’agit d’un magnifique maître-autel baroque à baldaquin, haut de 15 mètres et datant du milieu du 18ème siècle ; il représente l’Assomption de la Vierge ».

B. Atelier Meyer depuis 1928

En 2020, ce maître-autel baroque fait l’objet d’une restauration par l’Atelier Meyer de Schiltigheim (67).

L’opération a été valorisée par l’émission Des Racines et des Ailes sur l’Alsace. Diaporama de 13 photos de l’écran TV.

Les spécialités de l’Atelier Meyer. Dorure. « Nous embellissons le monde à la feuille d’or depuis trois générations de Meilleur Ouvrier de France. Ce cas unique en France fait de notre maison la référence de la dorure ».

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1730-1736. L’état du Royaume

Sous le ministère d’Orry, Enquêtes annuelles du Contrôle Général des Finances auprès des Intendants des généralités. André J. Bourde, thèse complémentaire, Université de Paris, mars 1959, Imprimerie Louis-Jean, Gap, 196 pages.

Selon André J. Bourde, 37 intendants de Province / Généralité, intendants des Finances ont répondu à une ou plusieurs enquêtes entre 1730 et 1736. Les principales étapes de leur carrière sont résumées dans les notes de l’ouvrage.

Fonctions occupées ou non par ces 37 personnalités (tableau de 4 pages) : conseiller ou avocat au parlement, maitre des requêtes, intendant de généralité, conseiller d’État, intendant des finances, contrôleur général des finances, autres fonctions. Date d’entrée dans la fonction

Page 1 du tableau des fonctions : cliquer sur l’image pour l’agrandir

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1730-1745. Orry aux Finances

Carrière professionnelle de Philibert Orry (1689-1747).

1730 (Orry a 41 ans). « Le 1er janvier, Le Peletier des Forts, contrôleur général des finances, est promu Ministre d’État. Il n’avait pas craint de reprendre certaines des idées de son prédécesseur, John Law : rétablir l’équilibre des finances par la relance économique et provoquer celle-ci en utilisant la Bourse, y suscitant une hausse des actions de la Compagnie des Indes. Mais il eut tort de couvrir des manœuvres frauduleuses. Il fut renvoyé ». Sa succession était ouverte.

Grâce à la protection du cardinal Fleury, dont il partageait le goût de l’ordre et l’austérité, Orry est nommé contrôleur général des finances. Il le restera jusqu’en 1745.

Le Contexte. Le Ministre, l’époque, et le choix fiscal in Mireille Touzery, L’invention de l’impôt sur le revenu.

« La cour découvrit un bœuf échappé dans le parc de Versailles. Philibert Orry, nouveau Contrôleur général des finances, avait la réputation de posséder un caractère entier, une intégrité parfaite, une volonté sans détours qui le faisaient volontiers taxer de balourdise dans ce royaume de l’intrigue. Or ce bœuf , quinze ans après le duc de Noailles, relance avec persévérance le chantier de la réforme de la fiscalité directe, bénéficiant à cet égard d’un calme politique et financier particulièrement favorable.

Après trois banqueroutes en 1716 (Noailles), 1720 (Law) et 1726 (Le Peletier Des Forts), l’ordre monétaire s’installe en 1726 avec la fixation de la valeur du louis destinée à durer jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. A partir de l’arrivée aux affaires du cardinal de Fleury, commence une période d’égale stabilité du personnel politique propice aux réformes. Le principal ministre reste en place dix-sept ans (1726-1743). Orry garde quinze ans le Contrôle général (1730-1745).

C’est un véritable record en cet « hôtel des déménagements », hormis les vingt-deux ans du ministériat de Colbert achevé par la mort du titulaire (1661-1683). La durée permettra à Fleury de mettre fugitivement le budget en équilibre en 1728, pour l’unique fois du siècle. Mais tout autant que dans la stabilisation gouvernementale, la réforme fiscale trouve un aiguillon dans l’aspiration des finances provoquée par les guerres de succession de Pologne (1733-1738) et de succession d’Autriche (1740-1748). L’amélioration des recettes est plus que jamais nécessaire. L’urgence est toujours au rendez-vous du Contrôleur général ».

1730-1736. Sous le ministère d’Orry, Enquêtes annuelles du Contrôle Général des Finances auprès des Intendants des généralités. André J. Bourde, thèse complémentaire, Université de Paris, mars 1959, Imprimerie Louis-Jean, Gap, 196 pages. Ces enquêtes, leurs objectifs, leurs résultats seront analysés dans la chronique qui suit.

Livre en ligne : cliquer ici

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Contrôleur Général des Finances

Le contrôleur général des finances au 18ème siècle. Source : copie de l’article de Wikipédia. Dans la partie 2 de la chronique : liste des contrôleurs en fonction au cours du siècle.

Les biographies, les projets, les politiques menées, les résultats seront exposés dans une série de chroniques à venir. La première sera dédiée à Philibert Orry, contrôleur général des finances de 1730 à 1745.

« Le contrôleur général des finances est le responsable ministériel des finances royales en France, après la suppression de la charge de surintendant des finances en 1661. Jean-Baptiste Colbert fut le contrôleur le plus célèbre, de 1665 à 1683. Il cumula cette charge avec le portefeuille de la Marine (1669-1683) et celui de la surintendance des bâtiments (1664-1683).

Le contrôleur général des finances dirigeait les finances, l’agriculture, l’industrie, le commerce, les ponts et chaussées et une partie de l’administration intérieure.

La fonction était très rémunératrice : outre le traitement de 200 000 livres par an, pouvaient s’ajouter 20 000 livres en tant que ministre d’État, et les pots de vin divers en particulier lors du renouvellement des baux de la Ferme générale.

Le contrôleur général est toujours membre du Conseil privé, où il vient rarement, du Conseil des dépêches, du Conseil royal des finances et du Conseil royal de commerce. Il finit presque toujours par être créé ministre d’État, ce qui lui donne accès au Conseil d’en haut. Au-delà de l’administration des finances (gestion du Trésor, perception des impôts, monnayages, etc.), il dirige toute l’économie et une large part de l’administration provinciale. C’est notamment sur sa proposition que sont nommés la plupart des intendants des provinces.

Le contrôleur général était généralement choisi parmi les intendants des finances ou les maîtres des requêtes. C’était le responsable ministériel dont la position était la moins assurée, notamment sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, à tel point que son hôtel était surnommé l‘Hôtel des déménagements.

À la différence des autres ministères, le contrôle général des finances était organisé de manière collégiale. Il était divisé en plusieurs départements dont le contrôleur général dirigeait effectivement le plus important (il comprenait notamment le Trésor royal) tandis que les autres l’étaient chacun par un intendant des finances, le contrôleur général n’en exerçant qu’une assez lointaine supervision. Les intendants des finances étaient au nombre de six à la fin de l’Ancien Régime. De la même manière, le contrôleur général était assisté par quatre puis cinq intendants du commerce ».

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1779. Le Bowmore Single Malt

Suite des chroniques sur l’Histoire du 18ème siècle en Europe.

Écosse. « Bowmore est un village de 862 habitants sur l’île d’Islay (620 km²), sur les rives du Loch Indaal. Fondée en 1768, c’est aujourd’hui la capitale administrative de l’île. Elle a donné son nom à la célèbre distillerie de whisky qui produit le Bowmore Single Malt. Créée en 1779 par John Simpson, c’est la plus ancienne distillerie officielle de l’île. En 1963, elle passe entre les mains de l’entreprise Morrison Bowmore Distillers Ltd, elle-même rachetée en 1994 par la compagnie japonaise Suntory« . Source : citations et carte Wikipédia.

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Source de la chronique : site de la distillerie pour la traduction française.

« Bowmore se dresse sur les rives du Loch Indaal, un loch marin s’ouvrant sur l’océan Atlantique sauvage. Depuis plus de 240 ans, la distillerie fonctionne toujours de manière traditionnelle, honorant les techniques de fabrication du whisky d’origine.

Le temps est investi à chaque étape. Et ce soin et cette attention aux détails créent le style de maison unique et intemporel de Bowmore. Des single malts inégalés qui ne sont pas limités et vieillissent comme aucun autre sur Islay

Abritant l’un des plus anciens entrepôts de maturation Scotch au monde, le n°1 Vaults. C’est dans cet entrepôt légendaire que les single malts Bowmore ont été méticuleusement affinés.

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Abbé Henri Grégoire, 50 ans en 1800

Source : extraits de la chronique de Wikipédia. Résumé. « L’abbé Henri Jean-Baptiste Grégoire (1750-1831) est un prêtre catholique, évêque constitutionnel et homme politique, l’une des principales figures de la Révolution française. Il se rallie au Tiers état et, à l’Assemblée constituante, il réclame non seulement l’abolition totale des privilèges et de l’esclavage mais prône aussi le suffrage universel masculin. Fondateur du Conservatoire national des arts et métiers et du Bureau des longitudes« .

1750. « L’époque est marquée par la ruralisation du bas clergé qui reste alors un moyen d’ascension sociale. Henri Grégoire commence ses études avec le curé de son village qui remarque ses dispositions intellectuelles dès l’âge de cinq ans.

1758 (8 ans). Il rejoint ensuite l’abbé Cherrier dans le village voisin d’Emberménil. Il étudie, en compagnie de fils de hauts fonctionnaires au service du duc de Lorraine.

1763-1768 (13 à 18 ans). Grégoire est ensuite orienté par l’abbé Cherrier pour suivre des études au collège jésuite de Nancy.

Il est ensuite orienté vers l’université de Pont-à-Mousson. Lorsque la Compagnie de Jésus est bannie de France en 1763, l’enseignement est réorganisé par le diocèse et Grégoire rejoint la toute neuve Université de Nancy où il a comme professeur Antoine-Adrien Lamourette, futur évêque constitutionnel de Lyon.

1769 à 1771 (19 à 21 ans). A Nancy, il étudie la philosophie et la théologie, pour faire suite aux humanités et à la rhétorique qu’il avait étudiées auparavant. Parallèlement, il suit des cours au séminaire de Metz tenu par les Lazaristes.

1773 (23 ans). Alors qu’il passe une année comme régent de collège hors du séminaire, Grégoire commence à se lancer dans le monde. Il consacre notamment une grande partie de son temps à la poésie. Son premier succès public est le prix de l’Académie de Nancy, décerné en 1773 pour son Éloge de la poésie.

1774 (24 ans). Voyageant constamment entre Nancy et Metz, il doit à l’automne de 1774, rentrer au séminaire de Metz pour la préparation à son ordination sacerdotale.

1775 (25 ans). Il est finalement ordonné prêtre le 1er avril. Durant ses années de formation, il est passé par une phase de doute sur sa foi et sa vocation religieuse… Il ne cache pas dans ses Mémoires avoir goûté aux philosophes des Lumières et être revenu à la foi après d’intenses réflexions. Il devient vicaire de paroisse, d’abord à Château-Salins

1776 (26 ans). Il devient membre de la Société philanthropique et charitable de Nancy.

1780 (30 ans). Les mauvaises conditions économiques de la décennie pré-révolutionnaire touchent de plein fouet les curés des paroisses modestes et accentuent une aigreur qui se fait plus grande encore quand la réaction nobiliaire ferme l’accès aux évêchés et même aux chapitres cathédraux (celui de Metz est anobli en 1780).

1787 (37 ans). L’Académie de Metz organise un concours intitulé Est-il des moyens de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ? L’Abbé Grégoire est candidat. Il reprend son premier mémoire en le remaniant. C’est son Essai sur la régénération physique, morale et politique des juifs. Il partage le prix avec deux autres candidats. Son intérêt pour la question juive pourrait trouver son origine dans une philanthropie d’inspiration piétiste mais aussi du fait de l’importance de la communauté juive en Lorraine.

  • Le concours de l’Académie de Metz est au cœur du roman historique, L’Abbé Grégoire s’en mêle, Anne Villemin-Sicherman, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages.

Dans cet essai, Grégoire affirme qu’il tient une partie de sa documentation de ses relations dans le milieu des érudits juifs, et notamment d’Isaac Berr Bing et Simon de Gueldres. Il fustige l’attitude des gouvernements européens, qu’il accuse de cruauté et d’injustice envers les Israélites. Il considère que la discrimination qui frappe les juifs est contraire à l’utilité sociale.

1788-1789 (38-39 ans). Lettre du Roi Louis XVI (24 janvier) pour la convocation des États généraux à Versailles, le 26 avril 1789.

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1783-1787. Calonne : réformer !

Calonne est un des personnages historiques, au centre du roman policier d’Anne Villemin-Sicherman, L’Abbé Grégoire s’en mêle, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages. L’intrigue se déroule au printemps 1787.

Charles-Alexandre de Calonne (1734-1802), une carrière typique de la Noblesse de robe sous les règnes de Louis XV et Louis XVI. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Il est récompensé pour ses remarquables talents d’administrateur en étant nommé à Metz, intendant des Trois-Évêchés en 1766 (à l’âge de 32 ans). Sous le règne de Louis XVI, il est nommé intendant de Flandre et Artois à Lille (1778). Il est contrôleur général des finances en novembre 1783, ministre d’État de janvier 1784 à 1787. Il est renvoyé le 10 avril 1787.

Le programme de Calonne. Trouver le vrai secret d’alléger les impôts dans l’égalité proportionnelle de leur répartition, aussi que dans la simplification de leur recouvrement. Il a d’abord cherché, de manière avant tout pragmatique, à rétablir le crédit pour se lancer dans une politique d’emprunts forcenée. Celle-ci a eu pour effet de relancer l’activité, mais aussi d’alimenter la spéculation. Redoutant un effondrement de la bourse et à bout d’expédients, Calonne s’est alors engagé, mais trop tard, dans une réforme de fond et de grande ampleur en convoquant l’Assemblée des notables, mais celle-ci l’a conduit à sa perte.

La relance de l’activité économique

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La réforme monétaire et le retournement de l’opinion.

Au bout du compte, l’état de grâce de Calonne n’aura guère duré plus d’un an. Très positive au départ, l’opinion publique commence à se retourner au début de 1785. Plusieurs facteurs se conjuguent : la réforme monétaire suscite le mécontentement ; les parlements grondent contre les emprunts, et notamment celui de la fin de 1785 ; le clergé s’inquiète de projets de taxation des biens de l’Église ; les chambres de commerce protestent contre le traité de commerce franco-britannique ; une partie de la finance, mécontente des mesures prises pour lutter contre l’agiotage, se détourne également du contrôleur général.

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1787, Metz. Un polar historique

L’Abbé Grégoire s’en mêle par Anne Villemin-Sicherman, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages.

Biographie de l’auteur sur Wikipédia et sur son site personnel. Anne Villemin Sicherman, née en février 1951 à Pont-à-Mousson, est un écrivain français. Elle est l’auteur d’une série de romans policiers historiques dont l’intrigue se déroule essentiellement à Metz, à la fin du XVIIIe siècle.

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Son avant dernier roman, L’Abbé Grégoire s’en mêle a été récompensé en 2019 par le prix Historia du roman policier historique, et le dernier, Rumeur 1789 par le prix Littré du roman. Quatre autres romans les ont précédés depuis 2017.

Le roman, dont l’action se déroule essentiellement entre le 20 avril et le 31 mai 1787, met en scène des personnages de fiction et dix figures historiques. Leurs chemins s’entrecroisent, au plus grand plaisir du lecteur, curieux d’en connaître davantage sur les personnages réels. Aujourd’hui, vu la richesse de la toile qui permet de vérifier les informations, je pense que le roman historique bien fait peut devenir un outil pédagogique performant pour les élèves et les étudiants.

Le héros du roman est un personnage de fiction.  Augustin Duroch est vétérinaire à Metz et fait fonction de médecin légiste quand il s’agit d’enquêter sur des morts suspectes et quand le lieutenant de police Camus ne parvient pas à régler l’énigme. Choix intéressant car l’auteur était-elle-même médecin au cours de sa vie professionnelle.

L’action se déroulant principalement à Metz, l’auteur, Anne Villemin-Sicherman, donne un plan de la ville, localisant les édifices réels mentionnés dans le roman.

Bonnes feuilles. Page 13, 1ère page du chapitre 1. Vendredi 20 avril 1787, sur la route de Paris à Strasbourg.

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1748. Carte de l’Europe

Carte de l’Europe après la Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), terminée par les négociations de paix à Aix-la-Chapelle (avril à octobre 1768) et la signature du Traité éponyme (17 octobre 1748).

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Il est important de signaler que cette guerre ne se déroule pas sur le territoire du Royaume de France mais au centre de l’Europe dans la première moitié de la période. Dans la seconde moitié (1744-1748), les combats ont lieu dans les Pays-Bas autrichiens (territoire au nord du Royaume, future Belgique). Sources : les articles de Wikipédia mentionnés dans la chronique.

Période 1 : 1740-1743.

  • La Prusse gagne. « Dès le début de la 1ère guerre de Silésie (décembre 1740-1742), la Prusse de Frédéric II occupe ce territoire de 30.000 km² au nord-est de l’Autriche : sa victoire militaire est consolidée par le Traité de Berlin (28 juillet 1742) : cession de la Haute et Basse Silésie par Marie-Thérèse d’Autrich ».
  • La France perd. « Les troupes franco-bavaroises prennent Prague le 21 novembre 1741 (siège de Prague). L’électeur de Bavière, Charles Albert, se fait couronner roi de Bohême ; le 24 janvier 1742, il est élu empereur sous le nom de Charles VII. Les forces autrichiennes attaquent alors la Bavière et réussissent à prendre Munich (février 1742). Puis l’effort autrichien se concentre sur la reprise de Prague (siège en juin 1742 par 28.000 hommes). En septembre, De Broglie réussit à quitter Prague avec une partie du corps expéditionnaire ; le 16 décembre, Belle-Isle s’échappe à son tour avec 14.000 hommes. Les 6.000 hommes, pour la plupart blessés ou malades, laissés à Prague négocient les conditions de leurs reddition et obtiennent un retrait avec les honneurs de la guerre. L’année 1743 sera marquée par la difficile retraite de l’armée française dans le sud de l’Allemagne… Fin avril, l’armée de Noailles forte de 70.000 hommes traverse le Rhin à Spire et s’avance à la rencontre de l’armée anglo-hanovrienne commandée par George II. Leur rencontre a lieu à Dettingen, à 10 km au sud-est de Francfort, le 27 juin 1743. Au départ, la position française est forte, la victoire paraît certaine, mais suite à une manœuvre intempestive de son neveu duc de Gramont, l’armée française est prise de panique et vaincue. Au début du mois de mai 1743, Marie-Thérèse peut être couronnée reine de Bohême, mettant fin à l’usurpation de Charles Albert de Bavière ».

Période 2 de la Guerre de Succession d’Autriche, 1744-1748

Satisfaite par la conquête de la Silésie, la Prusse de Frédéric II s’est retirée du conflit. En 1744, le Royaume de France a contre lui la coalition de trois pays (Autriche, Angleterre, Pays-Bas Provinces unies).

« Le Maréchal de Noailles propose un double plan qui fut adopté et partiellement réalisé : offensive vigoureuse dans les Pays-Bas autrichiens et défensive en Allemagne ».

« Le plan n’est que partiellement réalisé. En Allemagne, l’armée du Rhin doit se replier en territoire français. Louis XV, parti vers les Pays-Bas, doit se porter à son secours. Après être passé à Metz (il y tombe malade), Lunéville et Strasbourg, il franchit le Rhin. et fait le siège de la citadelle de Fribourg-en-Brisgau ; il obtient la capitulation après un siège de 47 jours. Louis XV assiste personnellement au bombardement de la ville et fait épargner la cathédrale. L’année suivante, en 1745, la ville doit être rendue aux Impériaux, et les Français détruisent les fortifications de Vauban ».

« En 1744, l’armée du Nord, malgré la prise de Courtrai, Menin, Ypres et Furnes, ne put servir à préparer un débarquement en Angleterre pour tendre la main aux Jacobites ».

Par contre, lors des campagnes de 1745 à 1748, l’armée royale court de victoire en victoire dans les Pays-Bas autrichiens, dont celle de Fontenoy (11 mai 1745), sous la conduite du Maréchal Maurice de Saxe.

Conclusion à développer dans des prochaines chroniques

Avant le Traité de la Chapelle, la France, qui a gagné la guerre de Succession d’Autriche par ses victoires dans les Pays-Bas autrichiens, est au sommet de sa puissance militaire, résultat de sa puissance politique, démographique et économique. Lors des négociations du Traité, la France ne revendique pas l’annexion des territoires conquis et occupés à sa frontière nord. Louis XV se veut magnanime, disant que les territoires annexés donneront, dans le futur, des guerres revanchardes. Il n’est guère compris par l’opinion.

L’Autriche s’en sort plutôt bien. Elle perd certes la Silésie au profit de la Prusse, mais elle a retrouvé et resserré ses liens avec la Hongrie.

La Prusse de Frédéric II est, déjà, la grande gagnante : elle est reconnue désormais comme puissance militaire, et agrandit nettement son territoire à sa frontière sud-ouest (Silésie). Mais elle est un allié versatile et ses possessions à l’Ouest sont fragmentées : elle n’aura de cesse que de les réunir et elle y parviendra, en gagnant la guerre de 1870 et en fondant l’Empire.

  • 18 octobre 1748, La Prusse triomphe au traité d’Aix-la-Chapelle (source : Hérodote.net). « Frédéric II, allié de circonstance de la France, apparaît comme le seul gagnant de la guerre. Aussi le traité d’Aix-la-Chapelle est-il à l’origine de plusieurs expressions populaires : bête comme la paix, travailler pour le roi de Prusse« .

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Histoires d’universités a 12 ans

Le blog Histoires d’universités a 12 ans : 8ème saison en cours, près de 5 900 chroniques.

6 janvier 2009 : 1ère chronique du blog. J’y présentais aux établissements, à leurs personnels et à leurs étudiant(e)s mes Vœux pour l’année nouvelle (texte ci-dessous).

Début 2021, dans le contexte de la terrible pandémie en cours, que souhaiter aux uns et aux autres ? Tout faire pour garder la santé ou la retrouver ! Tout faire pour que l’enseignement supérieur puisse obtenir les conditions les meilleures pour remplir les missions confiées par la loi !

Article L. 123-3 du code de l’éducation : les missions du service public de l’enseignement supérieur sont :

  1. La formation initiale et continue ;
  2. La recherche scientifique et technologique, la diffusion et la valorisation de ses résultats ;
  3. L’orientation et l’insertion professionnelle ;
  4. La diffusion de la culture et l’information scientifique et technique ;
  5. La participation à la construction de l’Espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
  6. La coopération internationale.

Je ne crois pas que l’invitation du président de l’Université de Lorraine à participer, le 12 janvier 2021, à une cérémonie interactive 100% en ligne soit utile pour retrouver les conditions les meilleures pour l’exercice des missions énoncées ci-dessus. Le 100% en ligne est un ersatz de la cérémonie traditionnelle en présentiel. Et pourquoi ce slogan provocateur, ridicule ? Avec vous, faisons dialoguer les savoirs.

Texte de mes Vœux 2009. Les enseignants et les personnels techniques et administratifs ont élu en 2008 les conseils de l’université dans laquelle ils travaillent, conseils réformés par la loi Libertés et Responsabilités des Universités d’août 2007. Leurs représentants au conseil d’administration ont élu un président au pouvoir renforcé, pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois. Les conseillers, élus selon un scrutin de liste, se sont engagés sur un programme.

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