Montpellier. Médecine et Chirurgie

D. François Gigot De La Peyronie, né le 15 janvier 1678 à Montpellier et mort le 24 avril 1747 à Versailles, fut notamment le premier chirurgien et confident du roi Louis XV (source : citations de Wikipédia).

« Ses parents voulaient qu’il soit médecin, mais rien, même les sollicitations du Professeur Chirac de la Faculté de médecine de Montpellier, n’a pu le détourner de la chirurgie. Étudiant à la Faculté de Montpellier, il a suivi en même temps les démonstrations d’anatomie publiques et particulières de Jean Nissole (1602-1689)

Le 17 février 1695, il obtient, à l’âge de 17 ans, avec une dispense d’âge, son diplôme de maistre-chirurgien et barbier de Montpellier

En 1701, il a été reçu dans la Confrérie des Pénitents blancs de Montpellier. Une place de chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu Saint-Éloi de Montpellier étant venue à vaquer, en 1702, il en a été pourvu, à l’âge de vingt-quatre ans. Quelque temps après, sélectionné comme démonstrateur public d’anatomie des écoles de médecine de Montpellier, poste qu’il occupera plusieurs années avec succès, il enseigne et dissèque devant les étudiants.

En 1704, il a été requis par le maréchal de Villars pour remplir les fonctions de chirurgien en chef de l’armée des Cévennes lors de la campagne contre les camisards. En 1709, de retour dans sa ville natale, la Société royale des sciences de Montpellier, alors placée au même rang que l’Académie des sciences de Paris, ayant été établie, il en a été nommé associé anatomiste par des lettres patentes.

Sa réputation est telle que Pierre Chirac devenu premier médecin du Régent, le fait appeler à Paris, pour y opérer le duc de Chaulnes de la fistule, traitée jusqu’alors sans succès par les médecins de la capitale.

Établi à Paris, en 1717 (il a 39 ans), il a été nommé presque immédiatement aux postes de professeur d’anatomie au collège des chirurgiens de Saint-Côme, démonstrateur au Jardin du Roi et chirurgien en chef de la Charité.

Ayant acquis, en 1719, la survivance de la charge de premier chirurgien du roi, il a assisté Mareschal jusqu’à sa mort, en 1736, date à laquelle il deviendra premier chirurgien et chef de la chirurgie du royaume.

Il a reçu de Louis XV ses lettres de Noblesse.

En 1731, avec Mareschal, il a obtenu la fondation de l’Académie royale de chirurgie. L’année de sa nomination à la survivance de la charge de premier chirurgien, il a été consulté deux fois par le tsar Pierre le Grand, qui se trouvait alors à Paris. En 1738, une opération très douloureuse sur un abcès à la joue du dauphin, âgé de 9 ans, lui vaut une nouvelle pension de Louis XV, qui a pourtant mal supporté de voir le visage de son fils, très courageux, déformé par les instruments chirurgicaux.

Ambitionnant de mettre les chirurgiens à égalité avec les médecins, il a obtenu, en 1739, le grade de docteur en médecine à l’université de Reims, lui permettant de briguer la charge, laissée vacante par Jean-Baptiste Silva, de médecin consultant de Louis XV, dont il a reçu l’année suivante une pension de dix mille livres. Très engagé dans l’antagonisme qui opposait alors les médecins et les chirurgiens de Paris, il a remporté un succès décisif en faveur de la chirurgie, en obtenant de Louis XV l’ordonnance royale du 23 avril 1743, en vertu de laquelle il fallait désormais être lettré et pourvu du grade de maitre ès-arts pour aspirer au titre de chirurgien de Paris, scellant ainsi définitivement la séparation entre chirurgiens et barbiers.

Le 26 avril 1744, La Peyronie a accompagné Louis XV à la tête de l’armée de Flandre, et il a été constamment près de lui dans les trois campagnes

Nommé associé libre de l’Académie royale des sciences en 1731, il a été président de l’Académie royale de chirurgie de 1736 à 1747. Il appartenait également à diverses Académies étrangères ».

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