Cinq jardins botaniques / des plantes

C. Les prémices du Jardin des plantes de Nantes : le jardin des Apothicaires (source : citations de Wikipédia)

« C’est en 1687 que fut créé le premier jardin botanique de la ville de Nantes. Les maîtres apothicaires se voient confier la jouissance d’un terrain situé à l’ouest de la ville. Ce jardin se situe alors dans le quartier où sera construite la Tour Bretagne au XXe siècle. Il est uniquement destiné à la culture des végétaux. Ainsi, au XVIIIe siècle, la ville ne comporte pas de jardins particulièrement signifiants destinés à la promenade.

Ce jardin se développe sous l’action de Pierre Chirac, l’intendant du Jardin du Roi, situé à Paris. Ce dernier comprend vite le rôle que peut jouer un jardin botanique qui se situe dans un port alimenté par un fort trafic de produits exotiques et qui, grâce à la Loire, permet un accès aisé vers Paris. Chirac y voit un lieu idéal pour favoriser l’acclimatation des plantes tropicales rapportées par les navigateurs de leurs lointaines escapades.

1719. Son action permet au jardin des apothicaires de devenir un Jardin royal des plantes, subordonné au Jardin du Roi.

1726. Le développement de ce jardin se trouve considérablement encouragé par l’ordonnance royale prise le 9 septembre par Louis XV pour assujettir les Capitaines des Navires de Nantes d’apporter Graines & Plantes des Colonies des Païs Etrangers, pour le Jardin des Plantes Médicinales établi à Nantes.

Le succès de cette mesure est tel que le Jardin des apothicaires s’avère vite trop petit pour accueillir toutes les plantes. Cependant, la Révolution française survient sans qu’un autre emplacement ait été trouvé.

1793. Mise en place d’un Jardin des plantes à l’est de Nantes. La Convention nationale prend un décret qui marque la réorganisation des jardins botaniques en France. Il y est notamment décidé la création dans chaque département d’un jardin botanique de quatre arpents.

François Lemeignen (1732-1803), médecin originaire de Machecoul, se bat alors pour qu’un tel jardin soit créé à Nantes. Il propose de l’implanter dans le couvent des Ursulines fondé en 1626. Celui se trouve à l’est de la ville entre le faubourg Saint-Clément et celui de Richebourg, à peu de distance du cours Saint-Pierre.

1806. Le 26 février, le préfet Belleville prend un arrêté définissant les limites du jardin botanique qui s’implante alors définitivement sur un terrain attenant à l’ancien couvent des Ursulines. Le tracé du jardin est confié à l’architecte-voyer nantais Félix-François Ogée.

 L’apothicaire et botaniste Jean Alexandre Hectot (1769-1843) est nommé directeur de ce nouveau jardin des plantes qui a désormais trouvé son emplacement définitif ».

« Quand Hectot prend la succession de Lemeignen, la situation est moins brillante que jamais (source : les jardins de Nantes).

Hectot fait lui-même l’inventaire de ce que son prédécesseur lui a légué. Je récupérais, en tout et pour tout, quelques instruments aratoires, une cinquantaine d’espèces de plantes en pots, environ 150 de pleine-terre, plus une boîte de graines reçue du Jardin Royal de Paris.

Devant cette pénurie, Hectot fait l’avance des fonds nécessaires à l’établissement. J’avoue que sans l’amour de la botanique j’aurais tout abandonné par la gêne où cette chose me mettait. Ses propres cultures et les échanges faits avec les autres jardins botaniques lui permettent bientôt de constituer une collection riche pour une ville de province.

Faute de locaux suffisants, Hectot hiverne ses végétaux fragiles dans les serres du Jardin des Apothicaires dont il a toujours la responsabilité ».

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Une réponse à “Cinq jardins botaniques / des plantes

  1. Au dessus du jardin des plantes, rue Gl Buat, je me souviens d’un jardinier qui traversait la rue poussant sa brouette remplie de splendides légumes. Derrière l’ancien IPO (alors ENSM et IUT) il y avait des moutons. Années 70.