Noyades de Nantes (11/1793-2/1794)

La légende noire de Jean-Baptiste Carrier

Les noyades de Nantes, anonyme, musée de l’Histoire de Nantes, fin du 18ème siècle. cliquer sur les images pour les agrandir

Cartel du tableau du musée. « Pour accélérer l’exécution en masse des prisonniers, on procède à des noyades en Loire. Les victimes sont extirpées de leurs prisons, notamment celle de l’entrepôt des Cafés, pour être dirigées vers des bateaux. Les navires sont ensuite sabordés. On estime qu’il y eut plus d’une vingtaine de noyades, soit environ 4 000 victimes.

Le tableau, réalisé peu de temps après les faits, reprend tous les codes utilisés à l’époque pour dénoncer les noyades : Carrier assistant aux meurtres avec ses sbires, une mère implorante et un couple enlacé pour son mariage républicain ».

Source principale. Extraits de l’article de Wikipédia : Noyades de Nantes.

« Les noyades à Nantes sont un épisode de la Terreur qui a eu lieu entre novembre 1793 et février 1794. Des milliers de personnes, suspectes aux yeux de la République (prisonniers politiques, de guerre, de droit commun, prêtres réfractaires…), ont été noyées dans la Loire sur ordre de Jean-Baptiste Carrier. Hommes, vieillards, femmes et enfants meurent ainsi dans ce que Carrier appelle la baignoire nationale. Autres dénominations : déportation verticale, baptême patriotique,  mariage républicain (mode d’exécution qui consistait à attacher nus un homme et une femme avant de les noyer), envoyer au château d’eau.

La crainte de l’épidémie a été avancée pour justifier la décision d’isoler les détenus à la prison de l’Entrepôt des cafés puis sur des navires mouillés dans le port ; elle a servi de prétexte à vider les prisons du centre-ville…

La troisième noyade, dite du Bouffay, est la noyade la plus connue, grâce à l’abondance des témoignages la concernant à cause de la participation du comité révolutionnaire de Nantes. Ces témoignages sont recueillis après l’arrestation des membres du comité le 12 juin 1794.

14 décembre 1793. Un agent entre à la prison du Bouffay avec deux paquets de cordes et un ordre signé du comité de rassembler les 155 détenus. La liste de ces 155 détenus avait été rédigée dans la nuit du 4 décembre lors d’une réunion des corps administratifs. Les prisonniers figurants sur cette liste appartiennent à toutes les conditions sociales ; il s’y trouve quelques nobles et un grand nombre de détenus de droit commun…

22 décembre 1793. Lecture est faite d’un courrier de Carrier lors d’une séance du Comité de salut public : Carrier représentant du peuple près l’armée de l’ouest donne avis au Comité que tout le continent et le marais sur la rive gauche de la Loire sont au pouvoir de la République. Westermann a poursuivi le noyau des brigands qui s’était porté à Châteaubriant ; que cette bande a évacué ce poste et a marché à Savenay. Il ajoute un mot du miracle de la Loire qui vient encore d’engloutir 360 contre-révolutionnaires de Nantes ; que depuis qu’ils ont disparu les armées brigandines ont été battues et ont manqué de tout.

2 Commentaires

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2 réponses à “Noyades de Nantes (11/1793-2/1794)

  1. Bon jour,
    Un article qui nous remet en mémoire … car pour les Nantais, la mémoire est celle généralement des cinquante otages …
    Max-Louis

  2. Le jeune Laennec qui logeait chez son oncle place du Bouffay a vécu les exécutions sur la place.