Carrier. Atrocités de la guerre civile

Jean-Baptiste Carrier, né le 16 mars 1756 et mort guillotiné le 16 décembre 1794 à Paris. Il est un des acteurs de la Révolution française, et particulièrement de la Terreur. Son nom reste associé aux massacres, fusillades et noyades de Nantes qu’il ordonna entre décembre 1793 et février 1794.

Biographie de Jean-Baptiste Carrier. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

1784 (28 ans). Jean-Baptiste Carrier obtient la place de procureur à Aurillac. A noter qu’il appartient non à la noblesse de robe mais à la bourgeoisie de robe.

1789. Son office est supprimé.

1790. Il n’est pas candidat à l’Assemblée constituante. Il continue d’exercer sa profession : il est conseiller pour le bailliage d’Aurillac.

1792 (septembre). Il est élu député à la Convention nationale par le département du Cantal. Il était déjà connu comme orateur et membre influent des clubs des Cordeliers et des Jacobins.

Après la prise de contrôle des Flandres, il y est nommé commissaire par la Convention à la fin de 1792.

1793. Carrier a 37 ans.  Il vote pour l’exécution du roi Louis XVI, puis prend part à l’établissement du second Tribunal révolutionnaire. Il joue un rôle essentiel dans la chute des Girondins. Durant l’été, il est envoyé en mission en Normandie pour y réprimer les fédéralistes girondins.

Septembre. il est envoyé à Nantes pour faire cesser la révolte vendéenne par les moyens les plus extrêmes.

À cette date, la situation militaire s’était un peu améliorée pour les armées républicaines. Mais celles-ci subissent toutefois deux revers : à Tiffauges (18 septembre) et à Montaigu (21 septembre).

1793 (décembre). Les  forces militaires vendéennes finissent par être écrasées le 23 décembre à Savenay. Il ne reste plus que l’Armée de Charette contre laquelle des opérations sont engagées au début de 1794.

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1793 (décembre) – 1794 (février) : les massacres (fusillades et noyades) . Les succès militaires de la République entrainent un nombre considérable de prisonniers dont plusieurs milliers sont amenés à Nantes et entassés dans les prisons. En décembre, une commission militaire, la commission Bignon, s’installe à Nantes.

Carrier prend la ville en charge, forme une brigade de police politique, ainsi qu’un corps d’hommes déterminés, qui multiplient les violences… Entre 8 000 à 9 000 hommes, femmes et enfants sont enfermés à la prison de l’Entrepôt des cafés. Les noyades et les fusillades ajoutées au froid, à la faim et au typhus exterminèrent la population carcérale en quelques semaines. Le bilan sera terrible.

Portrait de Jean-Baptiste Carrier en médaillon au-dessus d’une représentation des noyades de Nantes, Paris, BnF, département des estampes, entre 1798 et 1817.

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Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Pays de Loire, E. Droit et Sciences politiques

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