Carrier. Atrocités de la guerre civile

Jean-Baptiste Carrier dénonce des membres du comité de salut public pour leur modérantisme. Il exhorte à la répression la plus féroce : il vous est ordonné, écrit-il au général Haxo, d’incendier toutes les maisons des rebelles, d’en massacrer tous les habitants et d’en enlever toutes les subsistances.

Il entérine les décisions des sans-culottes qui envoient à Paris 132 notables nantais, modérés et girondins, pour être jugés. Il proteste que parfois ses instructions ne sont pas suivies :

On dit que son esprit avait été perturbé par les horreurs qu’il avait vues durant les affrontements avec les royalistes et par son alcoolisme. Mais sentant le vent tourner, il demande et obtient son rappel à Paris.

1794. Il est alors nommé secrétaire de la Convention et prend part à la chute de Robespierre le 27 juillet 1794). Les Thermidoriens le laissent tout d’abord en paix mais, couverts d’injures par lui et disposant de témoignages accablants à son encontre du Comité révolutionnaire de Nantes, ils décrètent son arrestation le 3 septembre.

Sentant le vent tourner, Joseph Fouché, qui porte la responsabilité des massacres lyonnais, comprend l’utilité de présenter Carrier en bouc-émissaire et demande au journaliste Gracchus Babeuf de monter une campagne de presse contre celui-ci.

29 octobre 1794. La Convention forme une commission pour enquêter et le 13 novembre, l’Assemblée vote la levée de l’immunité parlementaire. Plusieurs historiens pensent que la Convention fit de Carrier un bouc émissaire pour rejeter sur lui la faute des crimes et amnistier la grande majorité des participants.

27 novembre. Carrier est mis en accusation. Lors du procès du Comité nantais, il est chargé par ses ex-complices dans le rapport de Charles-Gilbert Romme,

24 décembre. Jean-Baptiste Carrier est  guillotiné en place de Grève

Pour aller plus loin. Bronisław Baczko, Comment sortir de la Terreur : Thermidor et la Révolution, Paris, Gallimard, collection NRF essais, 1989, 353 pages. Compte-rendu Annales historiques de la Révolution française, Année 1990, 279, pp. 102-103.

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Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Pays de Loire, E. Droit et Sciences politiques

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