Metz, Toul, Verdun au 18ème siècle

Source : citations de l’encyclopédie Larousse : Les trois évêchés.

14ème et 15ème siècles. La France prend Metz, Toul et Verdun sous sa protection

« À la faveur du désordre qui règne en Lorraine au 14ème siècle, la France intervient dans cette région où elle convoite, en particulier, les trois cités épiscopales de Metz, Toul et Verdun, qui tiennent des positions stratégiques et possèdent chacune d’importants domaines.

Menacés par le duc de Lorraine, par les comtes de Bar et de Luxembourg et par le duc de Deux-Ponts, Toul (1300) et Verdun (1315) acceptent la Garde française. Reprenant à son compte la politique française, Louis d’Orléans prend sous sa protection ces deux cités (1402-1407).

Au cours d’une expédition en Lorraine (1444-1445), Charles VII rétablit la Garde française sur Toul et Verdun et tente en vain d’attirer Metz dans sa vassalité.

Annexion des Trois-Évêchés par la France

1544. L’invasion en Lorraine des troupes de Charles Quint, qui s’avancent jusqu’à Meaux, détermine les trois villes, trop faibles pour assurer leur défense, à choisir pour maître le roi de France, désireux, quant à lui, de renforcer la frontière du nord-est du royaume par l’annexion de ces cités.

1552. Profitant des luttes intestines de l’Empire, Henri II conclut le traité de Chambord (15 janvier) avec les princes protestants allemands qui lui accordent – moyennant la promesse de subsides – le droit d’occuper les villes d’Empire de langue française, notamment Metz, Toul et Verdun, en qualité de vicaire d’Empire. En avril, le roi entre à Toul et à Metz, puis occupe Verdun en juin.

1553. Le siège victorieux que soutient à Metz le duc François de Guise contre Charles Quint (octobre 1552-janvier 1553) assure à la France la possession des Trois-Évêchés, où la suzeraineté de l’Empire demeure cependant reconnue en principe.

1631-1632. Les biens temporels des évêques de Metz, Toul et Verdun sont saisis.

1648. L’annexion de facto n’est transformée en annexion de jure que le 24 octobre 1648 au traité de Münster (traités de Westphalie). Les Trois-Évêchés forment dès lors un gouvernement et une généralité (ou intendance) placés sous l’autorité d’un gouverneur et d’un intendant installés à Metz. Mais ils avaient perdu définitivement leur indépendance dès 1633 avec la création à Metz d’un parlement.

1659-1661. Les trois-évêchés s’agrandirent ensuite du Luxembourg français, partie du duché de Luxembourg cédée à la France par le traité des Pyrénées (1659), puis d’un corridor, cédé à la France par le traité de Vincennes (1661). Ces territoires et les duchés de Bar et de Lorraine formaient jusqu’alors une mosaïque territoriale complexe, objet de conflits récurrents.

Les Trois-évêchés en 1789

Dotés des institutions françaises, les Trois-évêchés deviennent un pays de salines en ce qui concerne la gabelle et un pays d’étranger effectif au point de vue des traites : à ce titre, ils commercent librement avec les pays étrangers, mais se heurtent à un dense réseau de douanes du côté des provinces françaises.

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Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AE. Histoire médiévale, AF. Histoire 16-17èmes siècles, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

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