Pâques, la résurrection de Jésus

Chroniques sur la Semaine sainte dans l’Art :

12ème chronique. Pâques, la résurrection de Jésus.

Diaporama de 27 photos (Pierre Dubois, 2017-2020).

Mathias Grunewald, La résurrection, 1512-1516, Retable d’Issenheim, Colmar, Musée Unterlinden.  

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« Il s’agit certainement de l’une des Résurrection les plus célèbres de l’art. Cette scène fait partie du retable d’Issenheim, conservé à Colmar. Dans une ambiance cosmique, le Christ s’élève triomphant vers le ciel, les deux bras levés. Une belle lumière émane de sa tête. Autour de lui, le paysage est sombre et les soldats semblent aveuglés par cette lumière vive qui surgit. Le linceul blanc, symbole de mort, change de couleur et devient rouge flamboyant, comme si tout ce que touchait le Christ se trouvait alors transfiguré ».

La descente dans les Limbes (source : Wikipédia). « Les Limbes des patriarches, entre le Paradis, l’Enfer et le Purgatoire, lieu des âmes des morts d’avant la Résurrection du Christ, sont visitées par lui entre le Vendredi saint et le jour de Pâques, selon la première épître de Pierre, laquelle indique que Jésus est allé prêcher aux esprits en prison (3:19), un épisode nommé aussi Descente aux Enfers. Il ne s’agit donc pas des Limbes des enfants (lieu des âmes des enfants morts sans baptême), absents dans la scène représentée ».

Martin Schongauer, Retable de la Passion du Christ, vers 1480, Colmar, Musée Unterlinden

L’apparition à Marie de Magdala, Jean 20, 11-18

« Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur répond : On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre.

Jésus lui dit alors : Marie ! S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : Rabbouni ! c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : J’ai vu le Seigneur ! et elle raconta ce qu’il lui avait dit ».

Martin Schongauer, Retable de la Passion du Christ, vers 1480, Colmar, Musée Unterlinden

Noli me tangere. Interprétation. « Selon certains auteurs tel Maurice Zundel, en demandant à Marie Madeleine de ne pas le toucher, Jésus indique qu’une fois la résurrection accomplie, le lien entre l’humanité et sa divine personne n’est plus physique, mais passe désormais par le lien de cœur et la communion eucharistique. Il faut qu’Il établisse cet écart, il faut qu’elle comprenne (et toute l’humanité) que la seule voie possible, c’est la Foi, que les mains ne peuvent atteindre la personne et que c’est du dedans, du dedans seulement, que l’on peut s’approcher de Lui« .

L’incrédulité de l’apôtre Thomas (sourece Wikipédia). « Dans les évangiles synoptiques, Thomas n’est pas autrement mentionné que dans les listes d’apôtres. En revanche, dans l’évangile de Jean, il lui est donné une certaine prééminence. Il se révèle d’abord fougueux et généreux lorsqu’il réagit aux paroles de Jésus qui annonce sa mort : Allons, nous aussi, et nous mourrons avec lui (Jean 11:16). On perçoit aussi son esprit critique dans le dialogue qui suit la Cène. À Jésus qui dit Quant au lieu où je vais, vous en savez le chemin (Jean 14:4), Thomas répond avec vivacité : Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas. Comment en connaîtrions-nous le chemin ?

Mais c’est son incrédulité qui lui donne une place unique dans le récit des apparitions de Jésus. Dans le même évangile, Thomas refuse de croire avant d’avoir vu les marques de la Crucifixion ».

« Thomas n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai pas. Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit : La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais sois croyant. Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! (Jean 20, 24-29). Cette incrédulité lui vaut le surnom de Thomas le sceptique ».

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