Pâques, la résurrection de Jésus

Le doute de Thomas, église Saint-Thomas, Strasbourg (source : Patrimoine religieux)

« L’église de Strasbourg la plus importante après la cathédrale est dédiée à saint Thomas. On ne s’étonne pas d’y trouver plusieurs représentations de l’épisode de l’évangile de Jean mettant en scène le saint. Dans le bras sud du transept est scellé un tympan qui représente la scène de la reconnaissance du Christ par Thomas. On le date des années 1225-1230.

La scène, isolée, n’est pas intégrée au récit de la Passion. Les attitudes des personnages se veulent expressives : à droite, saint Jean (on le reconnaît à son visage imberbe et au livre qu’il tient) lève la main droite en signe d’étonnement. A gauche, un apôtre (sans signe distinctif) semble faire la leçon. Au centre, le Christ présente son côté droit à Thomas en ouvrant sa tunique. Il guide la main de Thomas vers sa plaie. Thomas est dans une position intermédiaire : il semble se lever en s’appuyant de sa main gauche sur son genou.

La rosace occidentale présente, en son centre, un vitrail montrant la scène du doute. Le Christ et saint Thomas sont seuls. La technique du vitrail permet de mettre les vêtements en couleurs. La position des deux personnages est assez proche de celle qui figure sur le tympan ».

Caravage. Le souper à Emmaüs (source, Wikipédia)

« Tableau de Caravage peint en 1606 et conservé à la pinacothèque de Brera de Milan. Jésus, ayant ressuscité après sa crucifixion, est réputé apparaître à deux de ses disciples mais sous d’autres traits que ceux qu’il avait jusqu’alors. Après avoir conversé avec eux le long de la route qui les mène à Emmaüs, le soir venu, tous trois s’arrêtent pour se restaurer : c’est alors le moment de la révélation traité par le tableau ».

Saint Luc (patron des peintres) raconte en détail la scène ; peut-être en est-il lui-même l’un des protagonistes.

Évangile selon saint Luc, 24, 13. Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux

« La scène suit la tradition vénitienne de la composition centrale héritée de Titien et de Véronèse. Le Christ assis à table, vu de face, est entouré de deux de ses disciples ; l’aubergiste et sa femme — ou une vieille servante — se tiennent debout derrière à droite, tous le regardent. Il présente un aspect sombre, mûr et méditatif. Les deux disciples témoignent physiquement de leur stupéfaction : celui de gauche lève les bras dans un geste emphatique tandis que celui de droite s’agrippe au rebord de la table et se penche en avant. Rien ne dit que les aubergistes, pour leur part, saisissent réellement ce qui se passe ».

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