1740. Belle-Isle, le vieux maréchal

1740-1761. Belle-Isle, le vieux maréchal. Suite de la chronique : 1733. Belle-Isle, Gouverneur de Metz.

Belle-Isle (1684-1761) est nommé maréchal de France en 1740. Il a 56 ans et il lui reste 21 années à vivre, dont 13 années de guerre.

Deux guerres mais la gloire militaire est finie pour lui. Mais il reste en Cour pour acquérir d’autres honneurs importants.

  • Chroniques à venir : Belle-Isle et les Académies,
  • Belle-Isle et l’Art,
  • Belle-Isle et l’extension et l’embellissement de Metz,
  • Belle-Isle, Blondel et la place d’armes de Metz.

La guerre de succession d’Autriche (1740-1748) est gagnée par la France, mais ce n’est pas grâce à lui. Le Maréchal Maurice de Saxe triomphe à Fontenoy en 1745. Au Traité d’Aix-la Chapelle (1748), Louis XV rejette toute annexion. Il en résultera deux phrases célèbres et insultantes : Faire la guerre pour le roi de Prusse, Bête comme la Paix.

La guerre de Sept ans (1756-1763) aboutit à une défaite de la France (perte de la plupart des colonies d’Amérique). C’est un échec cuisant pour Belle-Isle et pour Louis XV dont il est devenu ministre d’État (en 1756) et secrétaire d’État à la guerre (en 1758). Il le demeure jusqu’en 1761, date de sa mort.

De plus, son fils unique est tué au combat en 1758, à l’âge de 26 ans. Comment le père a-t-il vécu la mort de son enfant, rendue encore plus violente par l’absence de succession familiale au duché de Gisors et par la disparition du nom Fouquet dans les Grandes familles de la Cour.

A. Portraits

Source : extrait de la notice de l’Encyclopédie Universalis. « C’est un bon officier, un administrateur zélé qui transforme la ville et les fortifications de Metz, un grand seigneur de la Cour. En 1740, chef du parti de la guerre contre l’Autriche, il est nommé maréchal de France pour être envoyé en Allemagne comme ambassadeur et commandant des troupes françaises. Il préside fastueusement à l’élection impériale de Charles VII de Bavière, mais ses plans de dépècement de l’Autriche échouent comme ses opérations militaires. Duc de Gisors, grand d’Espagne et chevalier de la Toison d’or, prince du Saint-Empire, académicien français, ministre de la Guerre en 1757, il a réussi ; mais la guerre qu’il a voulue n’a rien apporté à la France ».

Source : extrait du blog Le Tisserand de Sayrac. « Le maréchal de Belle-Isle, dit Voltaire (ceci se rapporte à l’année 1741), sans avoir fait de grandes choses, avait une grande réputation. Il n’avait été ni ministre ni général et passait pour l’homme le plus capable de conduire un État et une armée ; mais une santé très faible détruisait souvent en lui le fruit de tant de talents. Toujours en action, toujours plein de projets, son corps pliait sous les efforts de son âme ; on aimait en lui la politesse et d’un courtisan aimable et la franchise apparente d’un soldat : il persuadait sans s’exprimer avec éloquence, parce qu’il paraissait toujours persuadé ».

 

B. 1740-1748. La guerre de Succession d’Autriche. Sources : extraits de l’article de Wikipédia.

« Lorsque l’empereur Charles VI meurt en octobre 1740, remplacé à la tête des possessions héréditaires des Habsbourg par sa fille Marie-Thérèse, Belle-Isle est à la tête du parti de la guerre. Il pousse le roi Louis XV et son ministre, le cardinal de Fleury à s’engager dans un conflit avec l’Autriche en soutenant l’électeur de Bavière Charles-Albert, cousin issu de germains de son épouse.

La guerre de Succession d’Autriche commence dès décembre 1740 par l‘occupation de la Silésie par la Prusse de Frédéric II, avec qui la France et la Bavière concluent une alliance en juin 1741.

Le 25 janvier 1741, à la mort de Chauvelin, Belle-Isle est nommé ambassadeur extraordinaire en près de la diète d’Empire (Reichstag), à Ratisbonne, pour soutenir l’élection comme empereur de l’électeur de Bavière (celui-ci sera élu seulement en janvier 1742, sous le nom de Charles VII).

Durant l’été 1741, Belle-Isle participe à l’offensive franco-bavaroise, d’abord vers l’Autriche où Linz est prise en septembre, puis la Bohême où Prague est prise en octobre.

Mais à partir de juin 1742, Marie-Thérèse ayant rétabli la situation, une armée autrichienne établit le siège autour de Prague et l’armée française doit renoncer à défendre la ville : le maréchal de Broglie  évacue un premier corps en septembre, le maréchal de Belle-Isle un second (14 000 hommes) en décembre. La retraite a lieu dans des conditions difficiles, mais il parvient à quitter la Bohême.

1746. Par la suite, Belle-Isle est chargé de défendre le Dauphiné et la Provence, que menacent les armées de l’Autriche et du royaume de Sardaigne.

1748. Le traité d’Aix-la-Chapelle met fin à la guerre de Succession d’Autriche ».

C. La guerre de Sept ans (1756-1763). Source : extraits de l’article de Wikipédia.

En 1756, Belle-Isle a 72 ans quand cette guerre mondiale commence en Europe, en Amérique, en Inde.

« La paix séparée conclue par les Prussiens en 1745 et leur alliance avec les Britanniques en 1756 ont fortement contrarié la France et, encouragé par sa cour (dont la marquise de Pompadour, favorite du roi), Louis XV se résigne à un renversement d’alliance pour abandonner la Prusse et s’allier avec l’Autriche. Ce traité d’alliance, signé en mai 1756 à Versailles, vise à contrecarrer la montée en puissance de la Prusse et met fin à plusieurs siècles d’inimitié avec Vienne.

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