1740. Belle-Isle, le vieux maréchal

La France se trouve dans une situation inconfortable en Europe et hors d’Europe. Durant la guerre de succession d’Autriche, elle n’a rien obtenu de son alliance avec la Prusse si ce n’est un statu quo, et ses finances ont été durement éprouvées par cette guerre inutile.

La guerre de Sept Ans oppose donc la France alliée à l’Autriche et la Grande-Bretagne alliée à la Prusse. De nombreux autres pays européens participent cependant à cette guerre, notamment l’Empire russe aux côtés de l’Autriche et le royaume d’Espagne aux côtés de la France.

Ce conflit, dont la Prusse et la Grande-Bretagne sont sortis vainqueurs, a eu des conséquences importantes sur l’équilibre des puissances européennes. En Amérique du Nord et en Inde, il fait presque entièrement disparaître le premier empire colonial français. En Europe, la Prusse s’affirme dans l’espace du Saint-Empire grâce à ses victoires de Rossbach sur la France et de Leuthen sur l’Autriche (1757) : elle conteste désormais l’ancienne prééminence de l’Autriche.

Le début de la guerre de Sept Ans est traditionnellement daté du 1756, jour de l’attaque de la Saxe par Frédéric II, qui fait le choix de devancer une offensive autrichienne visant à reprendre la Silésie.

Le 1757, la France conclut une convention avec la Suède pour maintenir les résultats de la paix de Westphalie. La Suède promet une armée d’hommes, subsidiée par la France. Malgré cela la France reste la première puissance militaire d’Europe. Elle possède la première armée d’Europe, soit environ 400 000 hommes et une marine de très bonne qualité quoiqu’inférieure à celle des Britanniques.

La situation en Amérique du Nord, également très tendue, inquiète le gouvernement français : l’immigration française, trop limitée, ne permet pas à la France d’assurer un contrôle réel et une défense efficace de son empire colonial. Les pertes de territoires faisant suite à la guerre de Succession d’Espagne ont sérieusement amputé les possessions françaises mais l’ambition d’étendre la domination sur le continent américain demeure.

En Inde, les affrontements précédents ont tourné plutôt à l’avantage des Français mais les princes indiens, prompts à changer d’alliance, modifient en permanence l’équilibre existant ».

D. 1761, la prise de Belle-Isle-en-mer par les Britanniques (extraits de l’article de Wikipédia). Affront militaire posthume (certes seulement symbolique) pour Belle-Isle : la prise de l’île qui porte son nom, l’année même de sa mort « Après qu’une attaque britannique initiale a été repoussée, une seconde tentative conduite par le General Studholme Hodgson permet aux troupes britanniques de débarquer. Un second débarquement a lieu par la suite et, après six semaines de siège, la principale citadelle de l’île, située au Palais est enlevée, scellant ainsi le contrôle britannique sur l’île. Une expédition française, envoyée depuis le continent, échoue en raison de la supériorité militaire britannique sur les mers. Les Britanniques occupent Belle-Île pendant deux ans avant de la rétrocéder contre Minorque en 1763 conformément au Traité de Paris« .

Pour aller plus loin. Livre en ligne : Études sur la Guerre de Sept ans « Le Ministère de Belle-Ile », Krefeld et Luterberg, 1758, par André Dussauge, 1914.

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