1749, 1759. Belle-Isle, les Académies

C. Concours de 1787-1788. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Le concours posait la question suivante : « Est-il des moyens de rendre les Juifs plus heureux et plus utiles en France? ».  La question, au moment où elle a été formulée, était profondément d’actualité et certainement pas anodine. Du reste, certaines autorités tentèrent de s’opposer à la publication de ce concours. La condition des Juifs sur le sol français, à cette époque, n’était pas la même dans toutes les régions qui les accueillaient (essentiellement la Lorraine et l’Alsace, l’Aquitaine, et le Comtat Venaissin), mais, en général, et surtout dans les provinces de l’Est de la France, leur condition n’était pas très enviable ; ils étaient en effet soumis à des restrictions, par exemple quant’ aux professions qu’ils pouvaient exercer, et à des interdictions plus ou moins strictes selon les différentes régions ».

  • Le concours de 1787 a fait l’objet d’un polar historique. L’Abbé Grégoire s’en mêle par Anne Villemin-Sicherman, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages.

« Le concours fut lancé en 1787 et la date limite de réception des propositions fixée au 1er juin 1787.

La commission chargée d’examiner les réponses, présidée par Pierre-Louis Roederer, était composée de Jean Le Payen, Henri-Jacques Baron de Poutet, Jean-Gérard de Lacuée et Jean-François-Nicolas Blouet. Les réponses reçues par le jury furent au nombre de neuf ; certaines d’entre elles proosaient des mesures décidément inenvisageables, comme celle du procureur au parlement de Metz, Louis-Nicolas Haillecourt, qui suggérait une déportation massive des communautés juives vers la Guyane. Cependant, la plupart des autres mémoires visaient la tolérance et l’intégration. Trois d’entre eux en particulier firent une impression particulièrement positive sur les membres de la commission : la proposition de Zalkind Hourwitz, celle d’ Henri Grégoire (dit abbé Grégoire) et celle de Claude-Antoine Thièry.

Le 25 août 1787, Roederer lut devant l’Académie les conclusions de la commission concernant les réponses reçues. Dans un premier temps, il expliqua les raisons qui avaient conduit l’Académie à proposer ce thème pour le concours annuel, puis passa à l’examen des trois mémoires jugés les meilleurs, et proposa de n’attribuer le prix à aucun d’entre eux. En effet, la commission estimait qu’aucun n’avait abordé et encore moins résolu de manière adéquate tous les problèmes soulevés par la question posée.

Il fut donc annoncé que, pour cette raison l’Académie proposerait à nouveau le même sujet au concours de 1788. En outre, afin d’obtenir des œuvres plus appropriées et correctes dans la deuxième étape, il était demandé à ceux qui auraient souhaité participer de préciser, références à l’appui, si leurs suggestions et leurs propositions pouvaient être rendues compatibles avec les lois religieuses et communautaires juives.

La date limite pour ce deuxième rendu fut fixée au 1er juillet 1788. La commission reçut cinq réponses: les mémoires complétés de Thièry, Abbé Grégoire et Zalkind Hourwitz, une proposition nouvelle de Dom Chaise (qui avait déjà participé au premier concours) et un cinquième dont l’auteur est resté inconnu. Les meilleurs mémoires étaient les mêmes que lors de la première compétition ».

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  1. Merci de compléter ma formation au Centre François Viète, Viète de Fontenay-le-Comte