Belle-Isle : « Metz, ma maîtresse »

Dans la première partie de sa vie, Belle-Isle a construit sa carrière militaire, en commençant par le bas. Dans la guerre de succession de Pologne (1733-1738), il a de plus été un diplomate avisé.

Dès 1733, ses succès militaires ont contribué à le faire nommer Gouverneur de Metz, ville dans laquelle il résidait depuis 1727. En 1740, il reçoit la récompense militaire suprême : il est nommé Maréchal de France. Chronique du blog : Belle-Isle, le vieux maréchal

Gouverneur militaire, il empiète progressivement sur les fonctions de l’Intendant qui, durant la période, est Jean-François de Creil de Bournezeau (1684-1762). Chronique du blog : Intendants de Metz au 18ème siècle

Le nom de Belle-Isle reste comme celui qui a pensé la politique urbaine, a conduit l’extension et l’embellissement de Metz, la consolidation de ses fortifications, l’amélioration des conditions de vie de ses habitants.  On lui attribue cette déclaration : la ville de Metz est ma maîtresse.

Le 18ème siècle messin, tout au moins jusqu’à la Révolution, c’est le développement d’un patrimoine urbain d’exception, accompagnant et permettant l’expansion démographique (liée partiellement à la présence des garnisons militaires) et économique.

Il fut un temps La Lorraine : Metz au 18ème siècle (vidéo de 26 minutes)

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Le Plan Belle-Isle (1738). Source. Extraits de Jacques-François Blondel, Architecte des Lumières à Metz, Connaissance des Arts, hors série, Galerie d’exposition de l’Arsenal de Metz, 2018.

Le plan général des rues de la ville de Metz, dit Plan Belle-Isle, commencé en 1735 et terminé en 1738, est un document presque unique. Par sa taille d’abord – 3,65 mètres par 4,24 mètres, soit près de 16 mètres² -, mais aussi par la nature des renseignements qu’il fournit à propos de la voirie de la cité : nom des propriétaires riverains, largeur des voies, irrégularité des rives, empiètement et obstacles (marches, entrées de caves, bornes, piliers…).

Contrairement à un cadastre, dressé pour des raisons fiscales, le plan Belle-Isle s’apparente plus à un Plan Local d’Urbanisme, outil chargé d’aider les décideurs politiques dans leurs arbitrages quant à l’aménagement de la ville ou du territoire ; c’est sur ce document que Belle-Isle s’appuie pour concevoir et ordonner les embellissements de Metz dans la première moitié du 18ème siècle ».

Belle-Isle pense la conception de l’ensemble urbain et suit la construction d’édifices-clés dans la ville.

A. Église Saint-Simon-Saint-Jude de style néo-classique (1735-1740). « Dès 1735, Belle-Isle envisage d’édifier une église dans la Ville-Neuve, sur la double couronne du Fort Moselle construite par Cormontaigne.

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