18ème. Deux évêques de Metz

Deux carrières épiscopales. Suite des chroniques sur Metz au 18ème siècle.

Deux carrières épiscopales, Claude Charles de Rouvroy de Saint-Simon (1695-1760), Louis-Joseph de Montmorency-Laval (1724-1808).

Sous  l’épiscopat de ce dernier, Jacques-François Blondel, architecte royal, est chargé de la construction d’un nouveau portail pour la cathédrale et d’un nouveau palais épiscopal, dans le cadre du chantier global de la nouvelle Place d’armes (chronique du blog, 15 avril 2020).

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La principauté de Metz avec les deux autres principautés cédées à la France en 1648 (Toul et Verdun) forment la province des Trois-Évêchés. L’évêque de Metz garde le titre de prince du Saint-Empire romain germanique jusqu’à la Révolution française, en dépit de l’opposition, en 1737, du Parlement de la ville éponyme.

A. Claude Charles de Rouvroy de Saint-Simon (1695-1760). Source : article de Wikipédia).

« L’abbé de Saint-Simon est un prélat français, évêque de Noyon, puis de Metz, lointain parent du mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, qui devient leur protecteur.

Portrait par Hyacinthe Rigaud. Source Wikipédia

1731 (36 ans). Le 22 juillet, l’abbé de Saint-Simon est nommé évêque-comte de Noyon. L’évêché est en effet assorti d’un comté et d’une pairie de France. Le sacre a lieu le 15 juin 1732. Le nouveau pair prête serment le 12 janvier 1733, et prend séance au parlement de Paris. La même année, il fait condamner aux galères deux paysans ayant braconné. Il tient à les voir enchaînés.

1733. Le 28 août, il est transféré à l’évêché de Metz. Il ne prend possession de ce prestigieux et lucratif siège épiscopal que le 16 juin 1734. Les évêques de Metz, Toul et Verdun sont, depuis le traité de Münster (octobre 1648), effacés de la matricule de l’Empire. Malgré cela, Saint-Simon prétend au titre d’altesse et aux droits régaliens de prince du Saint-Empire romain germanique.

1737. Il entre en conflit avec le parlement municipal. Par arrêt, celui-ci lui interdit de prendre la qualité de prince de Metz.

1744. La France est en guerre contre l’Autriche (guerre de Succession d’Autriche). Le roi Louis XV s’arrête à Metz pour inspecter les troupes et les fortifications. Saint-Simon l’accueille dans sa cathédrale.

À partir de 1743, conformément aux décrets du concile de Trente, l’évêque fait bâtir le séminaire de Metz qu’il dédie à saint Simon et à sainte Anne. Pour en assurer les frais de fonctionnement, il ferme plusieurs chapitres, en dépit de bien des oppositions. Il se heurte notamment au gouverneur Fouquet de Belle-Isle lorsqu’il veut supprimer le chapitre de la collégiale Saint-Thiébaut de Thann. Il échoue dans sa tentative.

Il introduit à Metz les frères des écoles de charité. Il prend comme grand vicaire son parent, Charles-François de Rouvroy de Saint Simon, qui va devenir évêque d’Agde.

1755. Son cousin et père adoptif le duc de Saint-Simon meurt. Il lui lègue par testament l’ensemble de ses manuscrits, y compris les fameux Mémoires. L’évêque n’arrive pas à en prendre possession, en raison de l’opposition des créanciers du duc et de l’inquiétude du pouvoir quant à leur contenu.

1760. L’évêque meurt à Metz le 29 février, à l’âge de 64 ans ».

B. Louis-Joseph de Montmorency-Laval (1724-1808). Source : article de Wikipédia.

« Issu de l’illustre maison de Montmorency, il est le fils de Guy-André de Montmorency-Laval et de Marie-Anne de Turménies de Nointel. Une belle carrière ecclésiastique jusqu’au cardinalat… mais aussi des échecs.

Évêque d’Orléans de 1754 à 1757, de Condom de 1758 à 1760, puis 94e évêque de Metz de 1760 à 1801 et grand aumônier de France depuis 1786, nommé cardinal le mars 1789. Pendant la Révolution française, il s’oppose à la constitution civile du clergé et émigre.

Source Wikipédia

Louis-Joseph de Montmorency-Laval fait des études en Sorbonne et dès 1743 (à l’age de 19 ans), il est abbé commendataire de l’abbaye Sainte-Croix de Bordeaux.

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