Metz Cathédrale, portails gothiques

Cathédrale de Metz, deux portails gothiques dédiés au Christ et à la Vierge. Suite de la chronique sur le portail classique de Blondel (1766), démonté à la fin du 19ème pour être remplacé par le portail gothique de Tornow, dédié au Christ.

Trois pages pour cette chronique.

Le portail de la Vierge. Cliquer sur les images pour les agrandir

Page 1. La Cathédrale unifiée et unique. Sources. P-E Wagner, Metz, Cathédrale Saint-Étienne, Éditions du Patrimoine. Cathédrale de Metz. Histoire, Architecture (Wikipédia). René Bour, Histoire de Metz (la cathédrale, pages 102 à 106), Éditions Serpenoise, 2007.

La cathédrale est unifiée : elle est de style gothique, de plan basilical classique, construite en pierre de Jaumont, pierre calcaire blonde. Unifiée car les différentes phases de construction, puis de restauration ont toujours respecté et globalement maintenu le projet originel de la première moitié du 13ème siècle.

Elle est unique parce qu’elle a un plan tout à fait bizarre. Elle possède deux tours (la tour de Mutte et la tour du Chapitre), mais celles-ci ne bordent pas la façade occidentale : de hauteurs inégales, elles sont situées de part et d’autre de la nef en son milieu. Elle possède plusieurs portails, mais deux d’entre eux (le portail du Christ et le portail de la Vierge) sont presque mitoyens. Des contreforts stabilisent les murs de la nef et du chevet, mais il n’est pas recouru aux arcs-boutants pour la façade sud jusqu’au transept…

Deux raisons principales pour rendre compte de l’unicité de la cathédrale de Metz. Les bâtisseurs du monument gothique ont dû composer avec l’existant : préexistaient la cathédrale romane ottonienne et la collégiale Notre-Dame-la-Ronde (les 3 premières travées de la nef). Le mur qui la séparait de la cathédrale n’a pas été détruit tout de suite.

L’autre raison principale de l’unicité est liée à la succession de plusieurs périodes de construction. Première campagne (1237-1380) : construction de la nef et reconstruction, dans le style gothique, de la collégiale Notre-Dame-la-Ronde. Deuxième campagne (1440-1552) : destruction puis reconstruction du transept et du chœur ottoniens. Troisième grande campagne : la refonte néogothique (1874-1903). Les derniers ajouts de Blondel (portail de 1764) sont détruits en 1898, pour faire place à un portail de style néogothique inauguré en 1903 par l’empereur Guillaume II, sous la direction de l’architecte Paul Tornow. Les sculptures, sur le tympan du portique, représentent le Jugement dernier« .

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