1764-1770. Échec du plan Blondel

Strasbourg, 1764-1770. Le pourquoi du Plan Blondel ? Le pourquoi de son échec? Source 1 : citations de la notice sur Jacques-François Blondel dans Alsace-Histoire.org.

« Appelé à Strasbourg pour deux semaines en août 1762 pour étudier les problèmes de la reconstruction de la tour de croisée de la cathédrale détruite par la foudre en 1759, Jacques-François Blondel intervint également dans la décoration du chœur de l’édifice, réalisée sous la direction de J. Massol, et notamment en automne 1765 en ce qui concerne le remaniement du dessin de la grande grille de ferronnerie exécutée par J.-B. Pertois.

Grâce aux appuis conjugués de Marigny, du duc de Choiseul, premier ministre de Louis XV, et du préteur royal Gayot, Blondel fut nommé, le 2 juin 1764, architecte chargé de proposer un plan général d’embellissement de Strasbourg. Il  séjourna trois semaines à Strasbourg à partir du 18 juin 1764, puis revint en septembre en proposant un premier plan accepté par la ville, mais rejeté en 1765 par Choiseul qui le jugea décevant.

 Il fit un nouveau séjour à Strasbourg de juin à septembre 1765 pour élaborer un deuxième plan, approuvé officiellement par la ville le 19 octobre suivant, puis par Choiseul en avril 1766, avec de nombreux amendements.

Le plan comportait essentiellement la régularisation de la place d’Armes (actuelle place Kléber), la construction d’un nouvel hôtel de ville sur la future place royale (actuelle place Gutenberg), le redressement d’un grand nombre d’alignements dans les vieilles rues de la ville et la construction de nouvelles casernes ».

J-F. Blondel, Hôtel de Ville de Strasbourg, projet de la façade latérale, 1765, dessin à l’encre, lavis couleur, Archives municipales, Strasbourg

« Début des travaux de la place d’Armes au printemps 1766 par le bâtiment de l’Aubette, achevé au cours de l’été 1767 (chronique à suivre sur l’Aubette – photo ci-dessous).

Approbation royale officielle du plan de Blondel en 1768, mais arrêt des travaux dès 1770« .

Publication en 1771 du Cours d’architecture civile où figurent les plans pour Strasbourg. Élaboration enfin d’un dernier ouvrage, l’Homme du monde éclairé par les arts, qui parut au printemps 1774, trois mois après la mort de l’architecte.

Source 2. Jörg Garms, Le plan d’urbanisme de Strasbourg dressé par Jacques-François Blondel en 1764-1769, Cahiers Alsaciens d’Architecture d’Art et d’Histoire, tome XXI, 1978, pp. 103-141, larges extraits de l’article Blondel dans Maisons de Strasbourg.

« Le 10 avril 1764, le Magistrat de Strasbourg s’adresse au duc de Choiseul pour le prier de « lui nommer un architecte habile » qui puisse dresser un « plan invariable de la ville ». C’est le préteur royal Gayot qui a fait savoir, peu de temps auparavant au Magistrat, le désir du premier ministre de se voir adresser une telle demande. La réponse était donc toute prête et c’est Jacques François Blondel qui est désigné.

Théoricien célèbre pour son enseignement, âgé alors de quarante-sept ans, Blondel a pourtant encore peu de réalisations à son actif. Mais il vient justement de diriger de 1761 à 1764, à la demande du maréchal d’Estrées, l’aménagement des abords de la cathédrale de Metz et des édifices publics qui l’entourent.

Rapidement dressé, approuvé par le Magistrat dès octobre 1765 puis par Choiseul en avril 1766, ce plan de rénovation urbaine devait rapidement rencontrer des difficultés de toute sorte et surtout des oppositions, de sorte qu’en 1774, à la mort de son auteur, il est pratiquement abandonné, tout en restant de longues années encore, le document auquel se réfèrent les architectes successifs de la ville, lorsqu’ils doivent prévoir des aménagements.

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