1766-1767. Blondel, l’Aubette

Suite de la chronique 1764-1770. Échec du plan Blondel. Seconde chronique sur l’œuvre de Blondel à Strasbourg : l’Aubette : trois époques. Source : extraits de Wikipédia.

Diaporama de 24 photos (Pierre Dubois, avril 2021).

A. L’Aubette, époque 1. « En 1765, Louis XV confie la modernisation de Strasbourg à l’architecte Jacques-François Blondel (1705-1774).

Les nouveaux plans d’aménagement qu’il conçoit comprennent la création d’une place centrale (actuelle place Kleber) encadrée de deux bâtiments monumentaux.

Faute de ressources, un seul des bâtiments est finalement réalisé : l’Aubette (1766-1767). Il s’agit d’un long immeuble de facture classique.

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L’Aubette est pendant un siècle à destination militaire : il est prévu pour abriter des logements et un corps de garde, ainsi que la Chambre de la Maréchaussée. Son nom correspond sans doute à l’un des sens anciens du mot aubette (abri). On dit aussi qu’il viendrait du mot aube, en raison des relèves de la garde militaire qui s’effectuent chaque jour à l’aube devant le bâtiment.

Blondel prévoit de régulariser l’espace de la place en accentuant sa forme en fer-à-cheval. Les deux côtés, au nord et au sud, sont infléchis par des façades reprenant l’élévation du bâtiment militaire de l’Aubette. À l’ouest, un arc de cercle, prévu à l’origine pour une salle de spectacles, est réservé à une vaste auberge, la future Maison rouge.

La conjoncture pré-révolutionnaire et le manque de finances entraveront le programme ambitieux de Blondel. Il ne sera concrétisé qu’avec le bâtiment de l’Aubette.

Au 19ème siècle, l’Aubette abrite le bureau de l’état-major et un café-concert au premier étage. Celui-ci cède sa place en 1869 au musée municipal de peinture et de sculpture ».

B. Époque 2. 1870, l’aubette incendiée. 1877, l’Aubette reconstruite.

« Lors de la guerre franco-allemande de 1870, les troupes allemandes font le siège de la ville et la bombardent. Le 24 août, l’Aubette et son musée sont détruits par un violent incendie qui ne laisse subsister que la façade.

L’architecte officiel de la Ville de Strasbourg, Jean Geoffroy Conrath, dirige la reconstruction à partir de 1873, conserve la façade tout en y apposant des ajouts sculptés et réalise un nouveau toit en ardoise à comble brisé tout à fait étranger au projet de Blondel. La réhabilitation du bâtiment est achevée en 1877.

La façade est alors ornée de médaillons représentant les portraits de musiciens célèbres (Auber, Bach, Beethoven, Gluck, Haendel, Haydn, Mozart, Rossini, Weber…).

Chronique du blog : Ludwig van Beethoven, 30 ans en 1800

Dans les pas de Mozart à Strasbourg, DNA, 21 août 2020. « En 1778, Mozart a 22 ans passe quelques semaines à Strasbourg. Il y donne plusieurs concerts, avant de retourner en Autriche. Son séjour fut bref, mais il marqua les esprits ».

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