Toussaint Louverture, St. Domingue

B. Saint-Domingue au XVIIIe siècle : l’apogée économique. Source : larges extraits de Wikipédia.

« La paix de Ryswick permet un développement rapide des plantations de sucre, des terres étant données aux corsaires qui acceptent de cesser leurs attaques contre l’Espagne. Des cultures d’exportation sont introduites. La rentabilité des plantations résulte de la surexploitation de la main-d’œuvre apportée par la traite des esclaves. L’aventure coloniale intéresse les cadets de familles nobles qui y trouvent le moyen de faire fortune dans la terre aux côtés des commerçants. La question raciale émerge formellement avec la question des titres de noblesse des « sangs-mêlés« .

Une île sucrière

À partir de 1720, Saint-Domingue est le premier producteur mondial de canne à sucre. Au milieu du siècle, l’île exporte à elle seule autant de sucre que toutes les îles anglaises réunies et devient la principale destination des traites négrières via le commerce triangulaire. Ainsi, jusqu’en 1791, plus de 860 000 esclaves y furent importés, soit près de 45 % de la totalité des esclaves importés par la France dans ses colonies (environ 2 millions).

1693-1703 : les débuts de la colonie

  • 1698. La France concède l’administration du sud d’Hispaniola à la compagnie de Saint-Louis en contrepartie d’un engagement de colonisation.
    La Compagnie de Saint-Domingue ou Compagnie Royale des Indes est créée. Elle établit ses bâtiments et entrepôts à Saint-Louis-du-Sud.
  • 1700-1713. Le nombre d’esclaves passe de 9 000 à 24 000.
  • D’après des plans de Vauban, le Fort Saint-Louis est édifié sur l’îlet commandant l’accès à la baie.
  • 1700. La partie française compte déjà 52 sucreries.
  • 1701. Le roi relance la Compagnie de Guinée, avec de nouveaux actionnaires. L’un d’entre eux est le financier Antoine Crozat. Elle a pour mission de livrer au moins 1 000 esclaves par an aux colonies, chiffre qui est bientôt porté à 3 000. Elle obtient même le monopole de livraison d’esclaves aux Espagnols et devient Compagnie de l’Asiento.

1703-1736. Introduction du coton et du café. L’esclavage monte rapidement et se structure juridiquement et économiquement, les cultures se diversifient, même si la canne à sucre reste largement dominante.

1743-1765. Les deux décennies qui précèdent la Guerre de Sept Ans contre les Anglais sont celles d’une forte croissance des cultures esclavagistes, sucre et café, la traite négrière s’industrialisant, avec des bateaux plus grands, financés par des sociétés par action.

Saint Domingue en 1764

La Révolution du café de Saint-Domingue, dans la deuxième partie du siècle, voit l’île devenir le premier producteur mondial, avec le défrichage des hautes terres de l’est de la colonie et l’importation à un rythme encore plus rapide d’esclaves dans la dernière décennie avant la révolution ».

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