1757-1759. Le Poêle du Miroir

Ancien hôtel de la tribu des Marchands ou poêle du Miroir, 29 rue des serruriers à Strasbourg.

Diaporama de 30 photos (Pierre Dubois, mai 2021).

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Source 1. Archi Wiki. « La riche corporation des marchands et des négociants installe son poêle dans la maison Zu dem Spiegel (« au miroir » en allemand), citée dans les archives dès 1367.

L’immeuble est reconstruit de 1757 à 1759 dans le style Louis XV. Il forme un quadrilatère irrégulier de trois façades donnant sur les rues du Miroir, des Serruriers et Gutenberg ».

Source 2. Larges extraits du site Maisons de Strasbourg.

Le projet initial, qui se limitait au rez-de-chaussée, s’étend ensuite aux deux façades sur rue et à celle sur la cour. Le maître d’œuvre de la tribu est le maître maçon Jean Louis Müller. Les fonds nécessaires sont avancés par le Quinze Dietrich.

Jeudi 31 mars 1757. La tribu nomme une commission chargée d’examiner la demande des locataires qui souhaitent étendre leur bail à la salle de danse.

Note des députés à la construction, traduite de l’allemand. La veuve délaissée par le confiseur François Imbert, bourgeois de cette ville, et Pierre Imbert son fils comparaissent et déclarent que, pour assurer leur subsistance, ils ont non seulement besoin de l’appartement qu’ils occupent en ce moment mais aussi de la salle de danse qui se trouve sous le grand poêle de la tribu. Ils produisent à cet effet le plan des constructions à y faire en offrant de régler cinquante florins en sus de leur loyer actuel.

Comme les locaux sont tout le temps vides et qu’ils ne rapportent plus rien puisque les cérémonies funéraires ont lieu à l’étage et qu’il n’y a plus de fêtes de mariage à la tribu, le chef de tribu est d’avis que l’assemblée des échevins peut être considérée comme curateur dans cette affaire et qu’elle doit veiller au mieux aux intérêts de la tribu considérée comme mineure. Comme par ailleurs le maître maçon Müller se propose de réaliser le bâtiment entier clés en main d’après le plan fourni pour la somme de six cents florins, il est d’avis d’accéder à la requête des pétitionnaires après que deux ou trois échevins auront donné leur opinion sur le local et les travaux à y faire et qu’ils les auront estimés avec le maçon.

Après avoir débattu de la question, il a été décidé que les échevins Wolff, conseiller, Franck et Trombert ainsi que le maître actuel de la tribu, Kuhn, sont nommés députés pour examiner en détail le bâtiment projeté et estimer les dépenses avec un maître d’œuvre compétent. On arrêtera ensuite ce qui paraîtra convenable.

5 juillet 1757. Le chef de la tribu rapporte que les locataires souhaitent connaître la décision, la commission quant à elle a constaté que le bâtiment existant n’est pas assez solide. Les frais de construction sont évalués à 1 000 livres.

29 juillet 1757. On abandonne le projet initial qui consistait à reconstruire seulement le rez-de-chaussée et on adopte un projet plus vaste qui comprend les deux façades, rue des Serruriers et rue du Miroir. L’accord passé avec le maître maçon Müller stipule une somme de 5 000 livres.

1 septembre 1757. Comme les travaux de fondations sont plus complexes que prévu, on modifie une nouvelle fois le projet le premier septembre sur la proposition du maître de chantier Pflug. Le mur sur cour fera aussi partie de la construction, le puits qui donne sur la rue sera déplacé dans la cour. Comme les fonds de la tribu ne suffiront pas à couvrir les frais de construction, le maître de la tribu propose de solliciter le Corps des marchands.

28 septembre 1757. L’assemblée règle les formalités nécessaires pour transférer le puits dans la cour de la tribu.

27 novembre 1757. L’assemblée décide que le charpentier Weber sera chargé de réaliser les combles.

13 décembre 1757. L’assemblée accepte la proposition du quinze Dietrich qui offre de prêter sans intérêt pendant un an les sommes nécessaires à la construction.

23 septembre 1758. Le sénateur Franck convoque le conseil du Miroir d’une part parce que le maître maçon Müller a suspendu les travaux depuis sept semaines et d’autre part parce qu’une partie du bâtiment s’est affaissée. Le conseil décide de faire appel à des experts qui examineront la construction.

4 octobre 1758. La tribu des maçons nomme les experts qui évalueront le bâtiment exécuté par le maître maçon Jean Louis Müller (la nomination des experts et leur billet d’estimation sont les seuls à mentionner son prénom). Ils constatent un affaissement mais estiment qu’il n’y a pas à craindre de suites fâcheuses.

16 mars 1759. Le bâtiment terminé, le conseil décide de faire vérifier les comptes par les députés qui avaient été commis à la construction ainsi que par le chef de chantier Werner et des maîtres serruriers.

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