1757-1759. Le Poêle du Miroir

Le Poêle du Miroir est très fréquenté et s’y tiennent des concerts, spectacles et expositions. Salle de concert à lambris rocaille : Mozart y joua en 1778.

1782. Pierre Michel d’Ixnard fournit  les plans des façades des rues du Miroir et Gutenberg.

Description de l’immeuble de la rue des Serruriers. Il se développe autour d’une cour à colonnes jumelées. La façade est de style Louis XV, avec un rez-de-chaussée à arcades ornées de mascarons (têtes sculptées) aux motifs des Quatre saisons.

A l’étage noble on trouve des mascarons des Quatre continents. Ces mascarons sont loin d’être inhabituels, on en trouve sur de nombreux bâtiments construits à la même période : au 18 rue Gutenberg, on trouve les mêmes mascarons.

Note : qui a fait quoi ?

La première phase de la construction a longtemps été attribuée – y compris dans des ouvrages de référence – à François-Pierre Pflug, l’architecte de la Ville, ainsi qu’à Samuel_Werner.

En fait, il s’agit d’une erreur d’interprétation des textes d’archives, comme l’explique très bien le site érudit « Maisons de Strasbourg, qui propose une transcription et une traduction des Protocoles du Miroir de mars 1757 à mars 1759. Ces protocoles détaillent minutieusement l’avancée du chantier (cf. ci-dessus).

On y apprend que c’est le maître-maçon Jean-Louis Muller qui a réalisé le projet et que l’architecte Pflug a uniquement prodigué des conseils à propos des fondations. Quant au rôle de Samuel Werner en 1759, il s’est limité à faire partie d’une commission chargée de vérifier les factures avant paiement.

Immeuble du 7 rue Gutenberg. Diaporama de 12 photos.

Immeuble édifié en 1865 par les architectes Philippe Lauer et Auguste Schlagdenhauffen pour le fabricant de toiles cirées Jean Henri Otton Seib.

La façade haute de quatre étages est rigoureusement symétrique, et la partie centrale qui surmonte la porte cochère est dotée de balcons à partir du deuxième étage. On peut noter la présence d’une paire de chasse-roues en forme de massue au niveau de la porte cochère dotée d’un arc surbaissé, et dont l’encadrement est orné de rinceaux.

Des sculptures ornent les encadrements des fenêtres et sont particulièrement nombreuses et riches sur la partie centrale de la façade, où l’on peut voir un grand mascaron à chaque niveau du premier au quatrième étage.

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