1752. Le balcon du 3 rue du Bouclier

1752. Rénovation de la façade et ajout d’un balcon au n°3 Rue du Bouclier, Strasbourg. Source : larges extraits de la grandiose base de données, Les Maisons de Strasbourg.

Diaporama de 21 photos (Pierre Dubois, mai 2021).

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1620. Le chapitre Saint-Thomas vend au pasteur Jean Monachus la maison qui comprend  trois bâtiments et une issue dans la rue Escarpée.

1662. Le notaire Sigismond Thummer devient propriétaire.

Les propriétaires au 18ème siècle

Source : les maisons de Strasbourg.

1708. Jacques Samson de Rathsamhausen d’Ehnwihr se réserve la partie qui donne dans la rue Escarpée quand il vend la maison à Damien Launois qui est autorisé à y établir une boulangerie.

1713-1715. La maison comprend un bâtiment avant et un bâtiment arrière lorsque Nicolas Lambrecht s’en rend propriétaire en 1713. Il fait faire des travaux en 1715 en faisant poser de nouveaux poêles et de nouvelles dalles.

1727. Le plan-relief représente les mêmes bâtiments que le plan Blondel de 1765 : un bâtiment avant et un bâtiment arrière reliés par un bâtiment latéral au sud.

  • 1741. Les créanciers de Jean Nicolas Lambrecht vendent la maison aux enchères. Le cordonnier Jean Georges Baur s’en porte acquéreur, Chambre des Contrats, vol.ume 615.
  • 1723. Originaire de Hüttenheim près de Benfend, Jean Georges Baur avait épousé en 1723 Marie Barbe Lambrecht, fille de Jean Nicolas (le précédent propriétaire). Mariage en l’église Saint-Louis, catholique.
  • Jean Georges Baur devient bourgeois par sa femme un mois après son mariage. Les nouveaux mariés font dresser l’inventaire de leurs apports. Ceux du mari s’élèvent à 323 livres, ceux de la femme à 232 livres.
  • Jean Georges Baur, assesseur au Grand Sénat, et Marie Barbe Lambrecht hypothèquent la maison au profit de la confrérie des cordonniers.
  • Jean Georges Baur, cordonnier et assesseur au Grand Sénat, vend la maison 2 400 livres au docteur en médecine Georges Henri Behr.
  • Marie Barbe Lambrecht, veuve de Jean Georges Baur, meurt en 1758 en délaissant quatre enfants. L’inventaire est dressé dans sa maison Grand rue. L’actif de la succession s’élève à 1 682 livres, le passif à 2 372 livres.

1746. Le docteur en médecine Georges Henri Behr achète la maison qui a appartenu aux cordonniers catholiques Nicolas Lambrecht, puis à Jean Georges Baur, son gendre.

  • Source. Fédération des Sociétés d’Histoire & d’Archéologie d’Alsace. Fils d’un chirurgien de Strasbourg, Georges Henri Behr y fit ses études et entreprit une pérégrination académique en Allemagne et en Hollande. Reçu docteur à Strasbourg, le 19.7.1731, après avoir soutenu une dissertation inaugurale, De pancreate ejus liquore, sous la présidence de J. Saltzmann, Behr acquit dans sa ville natale une grande notoriété. Il porta le titre d’archiâtre et de conseiller aulique du prince Joseph de Hohenlohe, de médecin ordinaire du prince Sangusko en Lithuanie et fut membre de l’Académie impériale des curieux de la Nature. Assesseur au Petit Sénat.

1752. Georges Henri Behr, en tant que maître d’ouvrage,  est autorisé à ajouter un balcon de 8 pieds de long sur trois de large. Il charge le maître maçon Paul Stæhling des travaux.

  • Paul Stæhling, maître maçon, et Anne Marguerite Eckert veuve de Jean Steitz – luthériens
  • Luthérien originaire de Barr, Paul Stæhling a fait son apprentissage auprès de son père et obtient en 1744 la qualité de compagnon.
  • Après que les Quinze l’ont dispensé de faire ses années d’épreuve, il s’inscrit en mai 1750 au chef d’œuvre qu’il présente début juillet. Les examinateurs qui relèvent un défaut à l’escalier le reçoivent maître, avec la restriction de n’employer que cinq compagnons pendant trois ans mais en pouvant former un apprenti.

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