F. Rude (1784-1855), sculpteur

« François Rude, né le 4 janvier 1784 à Dijon et mort le 3 novembre 1855 à Paris, est un sculpteur, représentatif de la transition entre le néoclassicisme et le romantisme, dont il est un des maîtres ». Source : article Wikipédia.

« Il a débuté sa carrière artistique à l’École des Beaux-arts de Dijon. En 1815, il doit partir en exil à Bruxelles. Lors de son retour en France, il s’installe à Paris et devient un grand statuaire reconnu pour l’importance de son œuvre ». Source : notice du Musée des Beaux-arts de Dijon.

Le musée Rude occupe le transept et le chœur de l’église Saint-Étienne. Il abrite les moulages des œuvres monumentales du sculpteur dijonnais.

Diaporama de 30 photos (Pierre Dubois, mai 2021). Réponses au Quiz d’hier.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Dans le musée, des œuvres sculptées par Rude, en mémoire d’évènements et d’hommes célèbres du 18ème siècle (chroniques du blog sur l’Histoire du 18ème siècle).

Jacques-Louis David (1748-1825), œuvre de 1826 (surmoulage en plâtre).

Jean-François de La Pérouse (1741-1788), œuvre de 1828 (surmoulage en plâtre).

Le Départ des volontaires de 1792 (plus connu sous son surnom populaire de La Marseillaise), œuvre de 1834-1836 (surmoulage en plâtre).

Le Maréchal de Saxe (1696-1750), œuvre de 1838. Lire également la chronique du blog : le Mausolée de Maurice de Saxe par Pigalle (Église Saint-Thomas Strasbourg).

Gaspard Monge (1746-1818), œuvre de 1849 (surmoulage en plâtre).

Biographie résumée. Source : citations de la notice du Musée des Beaux-arts de Dijon.

« La jeunesse dijonnaise. François Rude est né le 4 janvier 1784, rue Poissonnerie à Dijon, où son père est établi « maître poêlier ». Il entre en 1800 à l’École de Dessin de François Devosge pour suivre un enseignement fondé sur le dessin et le modelage d’après l’antique et le modèle vivant. En 1807, muni d’une lettre de recommandation de son maître auprès de Vivant Denon, directeur des Musées impériaux, François Rude quitte sa ville natale pour Paris.

Il travaille successivement dans l’atelier d’Edme Gaulle et de Pierre Cartellier avant d’être admis à l’École impériale des Beaux-arts en 1809 avec la figure de Marius méditant sur les ruines de Carthage, puis il obtient le premier Prix de Rome de 1812 avec Aristée déplorant la perte de ses abeilles. Ses premières compositions, très empreintes des leçons de l’Académie (portraits, drapés…) marquent un souci constant pour le fini des détails et le rendu des textures.

A la chute de l’Empire, Rude accompagne son protecteur dijonnais, Louis Fremiet, dans son exil bruxellois, et, de 1815 à 1827, réalise de nombreux travaux décoratifs. Les moulages d’après les bas-reliefs de l’Histoire d’Achille (Musée Rude, Dijon) et le fonds de dessins légué au Musée des Beaux-arts de Dijon par Albert Joliet en gardent le souvenir.

Un artiste parisien. Peu de temps après son retour définitif à Paris, le Mercure rattachant sa talonnière (Salon de 1828) et le Petit pêcheur napolitain (Salon de 1831 et de 1833) le désignent comme l’un des principaux sculpteurs de sa génération. L’équilibre des mouvements opposés du Mercure, et la modernité du sujet du Petit pêcheur napolitain, nourrissent les débats critiques du temps. Rude est associé au programme du sculpteur de l’Arc de Triomphe de l’Etoile, où il réalise en 1836 le haut relief du pied-droit, le Départ des volontaires de 1792 (plus connu sous son surnom populaire de La Marseillaise). Les caractères particuliers d’expressivité et de mouvement donnent à la composition sa ferveur d’épopée romantique. Ce sens de l’histoire, augmenté du goût archéologique du détail, est manifeste avec les figures du Maréchal de Saxe (Musée du Louvre) et de Louis XIII adolescent (Musée des Beaux-arts de Dijon)

Ses œuvres monumentales. Le Réveil de Bonaparte (Parc Noisot, Fixin), commandé en 1845 par Claude Noisot, ancien commandant des grenadiers de l’Ile d’Elbe, est dédié à l’empereur. La première esquisse représente Napoléon, mort, veillé par l’aigle impérial ; l’exécution définitive le montre s’éveillant à l’Immortalité. La Jeanne d’Arc (1852) semble, elle aussi, transfigurée. Rude renonce à l’image convenue de la Pallas chrétienne, lui préférant celle de la sainte visionnaire. Les statues du Général Bertrand (1850-52, Châteauroux), du Maréchal Ney (1852, Paris) et la figure gisante de Godefroy Cavaignac (1845-47 Cimetière Montmartre, Paris) concluent ce panthéon de héros anciens et modernes ».

Commentaires fermés sur F. Rude (1784-1855), sculpteur

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AH. Histoire 19-20èmes siècles, BA. Photos, C. Bourgogne Franche-Comté, E. Droit et Sciences politiques

Les commentaires sont fermés.