C-N. Ledoux, Barrières de Paris

Claude-Nicolas Ledoux. Construction des Barrières de Paris, 1784-1790. Pour taxer les marchandises entrant dans Paris, création d’un octroi, exigeant la construction du Mur des Fermiers généraux (collecteurs des impôts), appelé également les Barrières de Paris.

4ème chronique sur le célèbre architecte. Les trois précédentes chroniques sur Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806) : 35 ans en 1771, le Théâtre de Besançon, la Saline royale d’Arc-et-Senans.

Source 1. Citations de Solange Marin, Imposer les parisiens, article d’Universalis.

« Depuis la fin de la guerre de Cent Ans, les Parisiens étaient exemptés de l’impôt direct : la taille. Ces conditions avantageuses étaient destinées à attirer de nouveaux habitants vers la capitale ravagée et dépeuplée.

 En revanche, la royauté institua un impôt indirect (ou aide) sur la plupart des marchandises entrant dans Paris, et ces taxes augmentèrent au fur et à mesure que croissaient les besoins du Trésor. Les plus élevées et les plus détestées de ces taxes frappaient le vin, breuvage dont les Parisiens faisaient une consommation considérable puisque, si l’on retient le chiffre élevé de 650 000 habitants dans les années 1780, on obtient une moyenne annuelle de plus de cent litres par tête.

Pour échapper à ces droits qui doublaient le prix du vin, la contrebande sévissait sur une grande échelle ; les fraudeurs avaient inventé toutes sortes de moyens dont le plus original était l’emploi de larges tuyaux enterrés qui permettaient de faire passer les barriques sous la barrière de l’octroi. Cette barrière, enfermant depuis le début du siècle les vingt quartiers de Paris, s’avérait à la fois trop étroite et trop perméable.

Aussi la construction d’une nouvelle enceinte aux allures de fortification fut-elle entreprise. Le mur des Fermiers généraux, long de vingt-trois kilomètres, englobait les nouveaux quartiers de l’ouest et les anciens faubourgs, encore partiellement champêtres, et où prospéraient les auberges et guinguettes. Ces établissements vendaient du vin à 3 sous, frelaté et de mauvaise qualité.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Source 2. Article de Wikipédia, Le mur des Fermiers généraux

Le mur des Fermiers généraux fut l’une des enceintes de Paris, construite juste avant la Révolution, de 1784 à 1790. L’objectif du mur était de permettre la perception par la Ferme générale, aux points de passage, d’un impôt sur les marchandises entrant dans la ville.

Source Wikipédia. Le Mur des Fermiers généraux en 1859 (enceinte en bleu).

Les passages ménagés dans l’enceinte s’appelaient des barrières. La plupart des barrières étaient munies de bâtiments (ou bureaux d’octroi) appelés Propylées par leur concepteur, l’architecte Claude-Nicolas Ledoux.

Caractéristiques.

  • Mur continu (maçonnerie de pierre), interrompu par la Seine, par les barrières et le long du parc Monceau (où, au lieu de construire un mur, on aménagea un fossé).
  • Hauteur du mur : environ 3,24 mètres.
  • Côté intérieur : un chemin de ronde de 11,69 mètres de large.
  • Côté extérieur : boulevards de 29,23 mètres de large.
  • Longueur du tracé du mur initial : sept lieues (24 kilomètres).

Avant 1784. La capitale n’avait pour limites que des murailles informes et grossières, et plus souvent encore de faibles cloisons de planches mal jointes.

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