1789. Barrières d’octroi incendiées

1789, Le mur murant Paris rend Paris murmurant. Des Barrières d’octroi sont incendiées dans les jours précédant la prise de la Bastille.

Barrières de Paris (Musée Ledoux, Arc-et-Senans). Cliquer sur les images pour les agrandir

Source 1. Momcilo Markovic, La Révolution aux barrières : l’incendie des barrières de l’octroi à Paris en juillet 1789, Annales historiques de la Révolution française, 372, avril-juin 2013, p. 27-48. Texte intégral en ligne.

Extrait de l’Introduction de l’article. « Si le 14 juillet 1789 a une valeur symbolique dans la mémoire des Français, l’attaque, le pillage, la destruction et l’incendie des nombreuses barrières de l’octroi qui ceinturaient Paris représentent un épisode moins connu. Cette péripétie est reléguée à un niveau moindre, comme si cette phase était la suite logique des tensions qui culminaient depuis le début du mois de juillet et dont l’aboutissement évident serait la prise de la Bastille, aventure qu’il est digne de raconter, car cette dernière marquerait le début du règne de la liberté. De fait, peu de lignes, peu d’explications ont été écrites sur cet événement qui, pourtant, précède la prise de la Bastille…

Barricadé de l’intérieur, enfermé uniquement pour des raisons fiscales, le peuple parisien ne pouvait que constater le gouffre financier que représentait la construction du mur des Fermiers généraux. Le bâillonnement de la population continuait à un moment où le roi lui donnait la parole. Triste paradoxe qui, manifestement, ne pouvait que faire réagir le peuple de Paris.

Les attaques aux barrières se superposent au mécontentement parisien, créant ainsi une dynamique, mélangeant et confrontant des catégories de population distinctes et diverses. La chute de la forteresse vole la vedette aux barrières et occulte presque cet événement négligé. Il faut redonner la juste place qui revient à la chute des barrières et montrer que les incidents du mois de juillet 1789 ne sont pas imputables uniquement à des fraudeurs, comme cela est encore écrit trop souvent. La complexité de la situation durant l’été, où les événements s’entrechoquent et s’enchevêtrent, trouble la vision et empêche de percevoir la réalité et l’importance de la « prise » des barrières.

À bien lire les historiens, le mot « prise » n’est jamais accolé aux barrières. Les auteurs parlent de destruction, d’incendie, mais nullement de la « prise des barrières ». Et si la Bastille à prendre n’était pas uniquement celle que l’on croit être ? En d’autres termes, l’événement majeur de ce mois de juillet 1789 – la prise de la Bastille – doit être apprécié sous un autre angle, où la chute des barrières apporte un autre éclairage, autonome, et prend une place à part ».

Les quatre parties de l’article de Momcilo Markovic :

Source 2. Extraits de l’article de Wikipédia, Le mur des Fermiers généraux

« Nuit du 12 au 13 juillet 1789. L’agitation des Parisiens, qui va les mener à prendre la Bastille le lendemain, les conduit déjà à s’attaquer au mur impopulaire : ils incendient quelques barrières (telle celle de Passy) et percent de nombreuses brèches dans le mur. Jean-Sylvain Bailly, le premier maire de Paris, fait rapidement réparer toutes les dégradations.

Quelques-unes des Barrières de Paris (Musée Ledoux, Arc-et-Senans)

1791 (janvier). Les droits d’entrée dans Paris sont abolis par la Constituante.

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Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AH. Histoire 19-20èmes siècles, C. Ile-de-France, E. Ingénierie, Architecture

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