Majolique, faïence, porcelaine

Céramique, Majolique, Faïence, Porcelaine. Prochaine chronique : index des chroniques du blog dédiées aux manufactures de faïence et de porcelaine au 18ème siècle.

Point sur l’Histoire du 18ème siècle : 332 articles publiés.

Qu’est-ce que la céramique ? Manufacture de Sèvres. Plan de l’article : les poteries, les faïences, les porcelaines, les grès.

« Mot d’origine grecque : keramos signifie argile. Le terme générique de céramique désigne l’ensemble des objets fabriqués en terre qui ont subi une transformation physico-chimique irréversible au cours d’une cuisson à température plus ou moins élevée ».

Pour aller plus loin. Jean Rosen. La faïence en France du XIIIe au XIXe siècle : technique et histoire, Archives Ouvertes, 163 pages, 2018.

Vases de monstrance. Éléments de la pharmacie de Stanislas Lesczynski, manufacture de Niderviller, faïence à décor à petit feu, 1750-1755

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A. Faïence (de Faenza, Italie)

« Céramique à pâte argileuse, tendre, poreuse, recouverte d’un enduit imperméable et opaque. Le décor peint sur émail cru et cuit avec lui définit les faïences dites de grand feu. Le décor posé sur émail déjà cuit exigera une cuisson supplémentaire à basse température pour les couleurs (faïences dites de petit feu) ».

La faïence à Faenza : vidéo de 4’05.

B. Majolique 

« Il s’agit dans un premier temps d’une céramique à lustre métallique, technique héritée principalement de la Perse musulmane de la seconde moitié du IXe siècle. La céramique lustrée fait alors son chemin en Espagne, puis en Italie, s’éloignant de son modèle oriental. Une majolique est le nom générique qui désigne, en français, une faïence, soit hispano-mauresque, soit italienne de la Renaissance, ou l’une des premières faïences françaises, soit fabriquée par des Italiens, soit fabriquée selon la technique et dans le goût italiens aux XVIe et XVIIe siècles.

Le terme majolique désigne par la suite une faïence à émail stannifère. Après séchage, une première cuisson dite de Biscuit est réalisée aux alentours de 1 000 – 1100 °C. La poterie peut alors être émaillée à l’aide d’une glaçure au plomb opacifiée avec de l’oxyde d’étain. Le décor coloré est ensuite peint sur l’émail blanc sec, pulvérulent mais non cuit. Une fois le décor peint, une glaçure de finition translucide à base de plomb – la coperta – permet de rehausser les nuances et d’apporter un brillant uniforme. L’objet est alors prêt pour une seconde et dernière cuisson à 800 – 900 degrés ».

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