Le Voyage à Nantes, 2007-2021

Une excellente introduction pour ce voyage : un été culturel à Nantes, France 24, 31 juillet 2020. Vidéo de 11’09.

Dans cette chronique, neuf œuvres photographiées parmi une cinquantaine. Pour les découvrir dans leur totalité, il faut suivre la ligne verte marquée au sol. Ce sera pour une autre fois car le parcours est long de 22 kilomètres.

Diaporama de 34 photos.

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1.Les Anneaux, Daniel Buren et Patrick Bouchain

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2007 : la première des œuvres créées pour le voyage à Nantes.

« Une série de 18 anneaux se tourne vers le fleuve, offrant autant de découpages sur le paysage. Cette perception est encore différente la nuit quand les anneaux s’auréolent de rouge, vert et bleu.

Daniel Buren est sans doute le plasticien français le plus connu au monde. Les Deux Plateaux (Palais-Royal, Paris) datent de 1986. Mais c’est en 1965 qu’il découvre ce qui deviendra rapidement son outil visuel, un tissu alternant bandes blanches et colorées de 8,7 centimètres de largeur, reconnaissable entre tous. Daniel Buren a voulu mettre au jour la double perspective qu’offre la pointe de l’île : celle, architecturale, dessinée par le quai et celle, naturelle, de la Loire qui s’ouvre sur l’estuaire ».

2. Méconcevable, Erwin Wurm

« Un voilier abandonné se penche et se plie, irrésistiblement attiré par le fleuve. Le travail d’Erwin Wurm conserve cette inspiration majeure qui invite à chercher l’art dans le mouvement même de la vie et dans les conditions de l’existence singulière.

Tout en utilisant les objets du quotidien, la vidéo, le dessin, la photographie, l’œuvre d’Erwin Wurm s’inscrit résolument dans le champ des questionnements de la sculpture contemporaine : une sculpture qui aurait délaissé les moyens et les techniques traditionnels pour interroger les formes et l’espace avec la plus grande fluidité. Son œuvre, empreinte d’humour, fait basculer des moments ordinaires dans un univers absurde ».

3. La Maison dans la Loire, Jean-Luc Courcoult

« Jean-Luc Courcoult, attiré par Lavau et ses marais, mystérieux petit village sur l’estuaire de la Loire, presque insulaire, qui retrouve le fleuve à ses pieds à chaque grande marée, a imaginé cette maison, comme la dernière du village que des habitants imprévoyants auraient construit trop près du fleuve. Sa Maison dans la Loire est ainsi le double architectural de l’ancienne auberge de Lavau située sur le port ; elle est échouée, aux confins des marais.

Une maison dont les fondations capturées par la vase penchent légèrement, volets fermés, comme une épave inhabitée bien que la cheminée fume encore. Elle semble aussi solitaire que nous le sommes de temps à autre dans la nature. Image réaliste et poétique, concrète, secrète, silencieuse, cette maison endormie sur la Loire pourrait être un tableau, une peinture en trois dimensions déposée dans le temps. Immobile (J.-L. Courcoult).

Jean-Luc Courcoult est le fondateur de la compagnie Royal de Luxe en 1979, installée à Nantes depuis 1989. Du “Géant tombé du ciel” aux “Chasseurs de girafes” en passant par le “Retour d’Afrique”, et ses plus récentes créations, le Royal de Luxe alterne spectaculaire et formes plus légères sur les places publiques et dans les rues du monde entier ».

4. Un caméléon pour le déconfinement des Machines de l’île, vidéo de 1’06

« Deux mètres de long pour 150 kilos… Petit dernier de la famille des Machines de l’île, le caméléon géant a fait son apparition en public fin mai. C’est à 2,50 mètres de hauteur, la queue enroulée autour d’une branche, qu’il sort de son sommeil, se redresse sur ses pattes ou sort sa langue pour gober une mouche ! Grâce à des microleds incrustés dans ses écailles, il peut même changer de couleur pour mieux se fondre dans son environnement ! »

5. On va marcher sur la lune, Detroit Architectes & Bruno Peinado

« Une sphère molle et argentée s’étale au sol, percée de cratères et de mers. L’occasion d’éprouver l’apesanteur (chaque cratère accueille un trampoline) ou de contempler les cieux (les mers sont de larges hamacs). Allongé, tout un chacun voit son rêve prendre forme : assister à un clair de terre ! Mais cette terre lumineuse est aussi un objet autonome, comme un appel, un signal fort, perceptible depuis la ville et l’autre rive de la Loire.

Que j’ai aimé marcher sur la Lune en bord de Loire. Telles d’improbables souris cosmiques, nous nous partagions le gigantesque morceau de gruyère céleste. Dans mon souvenir, le spectacle est encore plus beau la nuit, quand les ombres accentuent le scintillement du sol, quand la Terre suspendue semble vous caresser de son halo bleuté. Au sommet de nos rebonds, juste avant de retomber dans les cratères, pendant un temps infiniment court, je vous jure, nous étions en apesanteur. Le Gentil Garçon, artiste ».

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