Nantes, Jardin des plantes (1726)

« Avec sept hectares de verdure en plein centre ville, plus de dix mille espèces vivantes et plus de 50.000 fleurs plantées chaque saison, le Jardin des Plantes de Nantes figure aujourd’hui parmi les quatre grands jardins botaniques de France. En 150 ans, les collections se sont enrichies et spécialisées. Le Jardin dispose de 800 mètres carrés de serres ».

Diaporama de 17 photos.

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Les prémices du Jardin des plantes : le jardin des Apothicaires (source : citations de Wikipédia).

« C’est en 1687 que fut créé le premier jardin botanique de la ville de Nantes. Les maîtres apothicaires se voient confier la jouissance d’un terrain situé à l’ouest de la ville. Ce jardin se situe alors dans le quartier où sera construite la Tour Bretagne au XXe siècle. Il est uniquement destiné à la culture des végétaux. Ainsi, au XVIIIe siècle, la ville ne comporte pas de jardins particulièrement signifiants destinés à la promenade.

Ce jardin se développe sous l’action de Pierre Chirac (1657-1731), intendant du Jardin du Roi. Ce dernier comprend vite le rôle que peut jouer un jardin botanique qui se situe dans un port alimenté par un fort trafic de produits exotiques et qui, grâce à la Loire, permet un accès aisé vers Paris. Chirac y voit un lieu idéal pour favoriser l’acclimatation des plantes tropicales rapportées par les navigateurs de leurs lointaines escapades ».

18ème siècle

1711. Source : blog, La terre est un jardin. « Revenant d’une expédition aux Amériques en 1711, le voilier Saint-Michel rapporte à son bord un jeune Magnolia grandiflora d’abord identifié comme laurier-tulipier. Passionné de botanique, René Darquistade (1680-1754) est l’armateur du navire. Il fait fi des instructions du roi qui veulent que chaque nouvelle plante intègre d’abord le jardin botanique royal. Par deux fois, il sera maire de Nantes (1735-1737 et 1740-1747).

  • Le Magnolia grandiflora est débarqué discrètement et on l’installe dans son château de la Mallardière, au sud de Nantes. Le Magnolia végète pendant une vingtaine d’années dans l’orangerie avant d’être plantée en plein air près des dépendances du château. Le sujet revit et fleurit abondamment. L’arbre est multiplié par des marcottes aériennes et planté, de parcs en jardins, affirmant la notoriété botanique de Nantes qui accueille aujourd’hui la collection nationale française de Magnolia.

1719. L’action de René Darquistade permet au jardin des apothicaires de devenir un Jardin royal des plantes, subordonné au Jardin du Roi.

1726. Le développement de ce jardin se trouve considérablement encouragé par l’ordonnance royale prise le 9 septembre par Louis XV pour assujettir les Capitaines des Navires de Nantes d’apporter Graines & Plantes des Colonies des Païs Etrangers, pour le Jardin des Plantes Médicinales établi à Nantes.

Le succès de cette mesure est tel que le Jardin des apothicaires s’avère vite trop petit pour accueillir toutes les plantes. Cependant, la Révolution française survient sans qu’un autre emplacement ait été trouvé.

1793. Mise en place d’un Jardin des plantes à l’est de Nantes. La Convention nationale prend un décret qui marque la réorganisation des jardins botaniques en France. Il y est notamment décidé la création dans chaque département d’un jardin botanique de quatre arpents.

François Lemeignen (1732-1803), médecin originaire de Machecoul, se bat alors pour qu’un tel jardin soit créé à Nantes. Il propose de l’implanter dans le couvent des Ursulines fondé en 1626. Celui se trouve à l’est de la ville entre le faubourg Saint-Clément et celui de Richebourg, à peu de distance du cours Saint-Pierre ».

19ème siècle

1806. « Le 26 février, le préfet Belleville prend un arrêté définissant les limites du jardin botanique qui s’implante alors définitivement sur un terrain attenant à l’ancien couvent des Ursulines. Le tracé du jardin est confié à l’architecte-voyer nantais Félix-François Ogée.

1806. C’est à Gand que Ferdinand Favre, futur maire de Nantes, découvre le camélia. Il fait venir à grand frais les premières graines d’Angleterre. Il les sème et obtient sept mille plants dans sa propriété située près de Sorinières ».

Jean Alexandre Hectot (1769-1843).

« Apothicaire et botaniste, il est nommé directeur de ce nouveau jardin des plantes qui a désormais trouvé son emplacement définitif.

« Quand Hectot prend la succession de Lemeignen, la situation est moins brillante que jamais (source : les jardins de Nantes). Hectot fait lui-même l’inventaire de ce que son prédécesseur lui a légué. Je récupérais, en tout et pour tout, quelques instruments aratoires, une cinquantaine d’espèces de plantes en pots, environ 150 de pleine-terre, plus une boîte de graines reçue du Jardin Royal de Paris.

Devant cette pénurie, Hectot fait l’avance des fonds nécessaires à l’établissement. J’avoue que sans l’amour de la botanique j’aurais tout abandonné par la gêne où cette chose me mettait. Ses propres cultures et les échanges faits avec les autres jardins botaniques lui permettent bientôt de constituer une collection riche pour une ville de province.

Faute de locaux suffisants, Hectot hiverne ses végétaux fragiles dans les serres du Jardin des Apothicaires dont il a toujours la responsabilité ».

Jean-Marie Écorchard (1809-1882) est un médecin et botaniste.

Après des études de médecine à l’université de Rennes, il s’intéresse à la botanique et devient l’élève d’Augustin Pyrame de Candolle (1778-1841) à Genève.

1836. Le 30 mai, il est nommé pour assurer la chaire de botanique du jardin des plantes de Nantes créée par le conseil municipal le 5 juin 1835.

1840-1882. Il consacre dès lors plus de 40 ans à l’aménagement et à l’embellissement du Jardin des plantes dont il devient directeur le 1er janvier 1840. Il enrichit les collections de Magnolia grandiflora, Magnolia denudata, de Camellia japonica. Des plantes exotiques arrivent des îles Bourbon, de Pointe-à-Pitre et des Indes.

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Une réponse à “Nantes, Jardin des plantes (1726)

  1. Ne pas manquer les autres jardins, parcs comme La Gaudinière (splendide au printemps) et les promenades pendant des km le long des cours d’eau : Loire, Sèvre, Chézine, Cens, Erdre,Jaguière, Gèvres, les serres et le parc du Grand-Blotereau