Nantes. Peintures du 18ème

Huit peintres du 18ème exposés dans les collections du Musée d’Arts de Nantes : Albotto, Bruandet, Coypel, Greuze, Watteau, Lancret, Pannini, Vernet.

Diaporama de 31 photos. Pour en savoir plus : lire les excellentes analyses des cartels des tableaux photographiés.

Francesco Albotto (v. 1721-1757), peintre italien de vedute, actif à Venise au XVIIIe siècle (source : extraits de Wikipédia).

« Contrairement à sa fantaisie prédominante et à son coup de pinceau désinvolte, la source d’inspiration principale de Francesco Albotto est liée aux modèles déjà réalisés par d’autres artistes, qu’il s’est appropriés en consultant les éditions Magnificentioris Selectioresque Venetiarum Prospectus, ainsi que Urbis Venetiarum Prospectus celebriores, gravées par Antonio Visentini ce qui a posé souvent des problèmes d’attribution ».

Vue du môle de la Zecca à Venise

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2. Lazare Bruandet (1755-1804), peintre et graveur français (source : France Culture).

  • Tewfik Hakem s’entretient avec l’auteur illustrateur de bande dessinée, Frantz Duchazeau, Le Peintre Hors la loi, éditions Casterman, 2021.  

« Dans les années 1790, sous Louis XVI et dans une France frappée par la Terreur, un peintre illuminé, à l’épée facile, cherche, dans la nature, comment se soustraire au monde en guerre.

Lazare Bruandet peignait des enseignes à Paris et, de temps en temps, il allait en forêt peindre sur motif. C’est un des premiers à l’avoir fait – et même s’il n’a pas laissé de trace, sinon peut-être, un unique tableau au Louvre, il était intéressant. A cette époque, en France, on peignait surtout des portraits, des scènes ; il fut le premier à peindre la nature, et exactement ce qu’il voyait, sans interprétation. 

Bruandet, était un peintre inconnu mais son nom claquait comme un couperet, son originalité m’intéressait.

Il maniait mieux l’épée que le pinceau, mais il a vu aussi toutes les absurdités de la Révolution, il en a été au cœur, il en a vu les aspects les plus sordides. Pour y échapper, il allait peindre dans la forêt. C’était un personnage contradictoire, il était plusieurs personnes dans le même homme. Dans l’histoire, il tue sa femme qu’il soupçonne d’adultère et donc, va trouver refuge en forêt, chez des moines ».

Vue prise dans le bois de Boulogne

3. Charles-Antoine Coypel (1694-1752), peintre et dramaturge français (source : extraits de Wikipédia).

« Il fut un portraitiste habile, bien qu’il fût premièrement peintre d’histoire.

Il accéda aux plus hauts postes de l’administration artistique. Il exerça la charge de Garde des tableaux et dessins de la Couronne de 1722 à 1752. Il entra à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 1715 et en fut nommé directeur en 1747.

Il fut nommé Premier peintre du Roi en 17471 et il prit une part importante dans la création de l’École des élèves protégés de l’Académie royale.

Parallèlement à sa carrière de peintre, Coypel écrivit une quarantaine de pièces de théâtre entre 1717 et 1747. Seule Les Folies de Cardenio (1720) fut publiée ».

 Cléopâtre avalant le poison (1749)

4. Jean-Baptiste Greuze (1725-1805), peintre et dessinateur français (source : extraits de Wikipédia).

« Greuze est soutenu dans sa vocation par le peintre lyonnais Charles Grandon. A Paris où il s’installe en 1750, il devient l’élève de Charles-Joseph Natoire à l’Académie royale de peinture et de sculpture.

Ses débuts au Salon de 1755 furent un triomphe (Père de famille lisant la Bible à ses enfants)

Il devient membre associé de l’Académie1. Il part étudier à Rome de 1755 à 17572

Aux couleurs claires et lumineuses, à l’attitude légère de la peinture du XVIIIe siècle, Greuze introduit un réalisme d’influence néerlandaise dans la peinture de genre et le portrait français. Par des expressions faciales vives et des gestes dramatiques, ces peintures moralisantes illustrent l’idée selon laquelle la peinture doit se rapporter à la vie ».

Le Guitariste ou un oiseleur qui, au retour de la chasse, accorde sa guitare (vers 1757)

5. Jean-Antoine Watteau (1684-1721)

Arlequin empereur dans la lune (vers 1707)

6. Nicolas Lancret (1690-1743) (source : extraits d’Universalis)

« Une formation traditionnelle (apprentissage de la gravure, enseignement de d’Ulin, professeur à l’Académie, puis fréquentation de l’école de l’Académie, où il se fait suspendre pour indiscipline – aurait dû amener Lancret à devenir peintre d’histoire. Mais il découvre l’art de Watteau, peut-être à l’occasion de l’agrément de celui-ci à l’Académie en 1712, et soit par séduction, soit par opportunisme, Lancret décide de devenir peintre de fête galante. Il est alors élève de Gillot, comme l’a été Watteau, puis celui de Watteau lui-même, dont l’enseignement se borne, semble-t-il, à lui conseiller de travailler d’après la nature, de dessiner des paysages aux environs de Paris et d’y intégrer des figures dont l’invention, il est vrai, doit tout à ce maître.

Agréé à l’Académie en 1718 (un an après que Watteau y eut été reçu avec son Pèlerinage à l’île de Cythère), Lancret y est reçu en 1719 avec une Fête galante, catégorie reconnue officiellement depuis peu. Il est ainsi le premier des satellites de Watteau, de ceux qui ont diffusé, avec un bonheur inégal, un esprit et des sujets nouveaux dans la peinture.

Ses premiers clients sont ceux-là mêmes qui ont compris l’apport de Watteau : Jullienne, Leriget de La Faye, la comtesse de Verrue ou Quentin de Lorangère ; plus tard, le roi de Prusse Frédéric II accrochera aux murs de Sans Souci des tableaux de Lancret à côté de ses Watteau.

Pourtant, Lancret bénéficie d’avantages qui ont manqué à la carrière de Watteau. Il expose des toiles place Dauphine en 1722, 1723, 1724, puis au Salon entre 1737 et 1742, de telle sorte que le public peut apprécier ses œuvres, par ailleurs diffusées par la gravure dès 1728″.

Trois tableaux exposés à Nantes.

La camargo lisant (autour de 1730-1731). Avant le bal costumé (non daté). Arrivée d’une dame dans une voiture tirée par des chiens (non daté, photo ci-dessous)

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