Largillerre et ses 4 500 portraits

Nicolas de Largillierre (1656-1746), peintre français. Il est l’un des portraitistes les plus réputés des 17ème et 18ème siècles. A sa mort, il aurait laissé plus de 4 500 portraits. Cette chronique n’en présente que cinq ! Sources : Wikipédia et visite des musées mentionnés (Lille, Montpellier, Nantes, Strasbourg, Tours).

Fin 17ème. Autoportrait. Cartel de l’œuvre (musée de Nantes). « Comme souvent dans ses autoportraits, l’artiste s’est représenté avec une certaine magnificence, un port de tête altier et le buste de profil, regardant le spectateur. Cette pose élégante et fière, qui affirme son statut social, est souvent utilisée dans les portraits de la fin du 17ème

Cliquer sur les images pour les agrandir

Sa pratique artistique se nourrit de son apprentissage à Anvers et puis en Angleterre avec le peintre hollandais Peter Lely, de son vrai nom Pieter Van der Faes (1618-1680, est un peintre d’origine néerlandaise. Il a connu une immense popularité comme portraitiste en Angleterre où il s’établit dans les années 1640. C’était aussi un grand amateur d’art, qui possédait une belle collection de dessins d’artistes. Après cette formation, Largillerre retourne à Paris et entre à l’Académie ».

1686. « Alternant les commandes officielles pour des ex-voto ou des allégories avec les portraits de la noblesse et de la haute bourgeoisie, son talent lui permet de gravir les échelons de la hiérarchie de l’Académie royale de peinture et de sculpture, où il est admis le 30 mars 1686, non seulement comme peintre de portraits, mais en qualité de peintre d’histoire, avec le portrait en pied de Le Brun (Paris, musée du Louvre) comme morceau de réception ».

1699. « Il épouse Marguerite-Élisabeth Forest, la fille d’un peintre de paysages nommé Jean Forest, peintre du roi et officier en l’Académie. Le portrait de son beau-père (palais des beaux-arts de Lille) où il reconnait sa dette envers Rembrandt, Rubens, Van Dyck, est curieux ».

Dans son Histoire des Peintres, Charles Blanc écrit à propos de ce tableau : Forest était un homme original, fantasque. Son gendre se fit un plaisir de le peindre dans le bizarre costume qui lui était familier, d’autant plus qu’il devait être las d’avoir toujours devant les yeux les mêmes modèles, toujours des magistrats avec leurs perruques in-folio et des bourgeois avec leurs perruques à boudin. Il représenta donc son beau-père en cheveux courts avec une sorte de bonnet de margrave à fond de soie et une hongreline doublée de fourrure. Assis dans un fauteuil, la main, le sourcil en mouvement, l’œil mouillé, le portrait respire, il est vivant.

1703. La Belle Strasbourgeoise (musée des Beaux-arts Strasbourg).

« Portraitiste célèbre de la haute bourgeoisie parisienne et protecteur du jeune Chardin, Largillierre, lui même auteur de natures mortes, a été formé en Flandre où il acquiert une grande richesse chromatique et un goût prononcé pour le rendu somptueux des étoffes et des matières. La même attention au réel caractérise le portraitiste et le peintre de nature morte.

Le costume porté par cette jeune femme est celui du patriciat de la Cité entre 1688 et 1730. Sous Louis XIV ce costume connaît son plus somptueux épanouissement. Il est composé d’une jupe rouge recouverte d’un grand tablier noir, de manches larges serrées au coude par des rubans plissés et terminées par des manchettes de dentelles, d’un buste lacé, d’un châle blanc bordé de dentelle et surtout d’un extravagant chapeau garni de dentelle noire. C’est l’étrangeté de ce chapeau qui a incité l’artiste à en faire le nœud du tableau.

L’identité du modèle reste encore mystérieuse, vraie strasbourgeoise, Parisienne portant un costume ou peut être la sœur du peintre ».

1707. L’Autoportrait de Nicolas de Largillierre (Musée de Tours) est une belle réplique d’atelier de l’autoportrait acquis par la National Gallery de Washington. L’original signé et daté 1707 représente l’artiste âgé alors de cinquante et un an dans l’intimité de son atelier.

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Centre Val de Loire, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), C. Pays de Loire, E. Arts Lettres Langues

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.