1754, Nantes. Le Temple du goût

Nantes au 18ème siècle : une importante rénovation urbaine. Chronique 1 : Le baroque nantais dans l’île Feydeau. Chronique 2 : Hôtel de Guillaume Grou, armateur négrier.

Chronique 3 : Trois hôtels Hôtels particuliers à Nantes (Hôtel de Jacques Berouete, Hôtel de la Villestreux, Hôtel le Temple du Goût)

Diaporama de 28 photos.

Source 1. Extraits de A la découverte des Maisons de l’ile Feydeau, Collectif île Feydeau, mai 2021.

Hôtel Berouete, 8 quai Turenne.

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Jacques Berouete, négociant et avocat du roi, est l’un des actionnaires d’origine de la compagnie créée pour construire le lotissement. Il emménage dans sa nouvelle maison de l’Île Feydeau en 1753.

La façade côté quai est plus richement décorée avec des mascarons traitant de thèmes marins. Le balcon du 1er étage est monté sur des consoles, celui du 2ème en encorbellement sur une trompe.

Contrairement à beaucoup d’immeubles pour lesquels l’escalier est situé dans une tourelle, il a été choisi ici de l’intégrer au bâti. Il donne sur les couloirs d’entrée de chaque étage. Le mur noyau est ajouré pour donner plus de clarté.

La partie basse du rez-de-chaussée est construite en granite alors que la partie haute et notamment les mascarons sont en calcaire de Saint-Savinien (Charente-Maritime). Les étages sont construits en tuffeau de la région de Saumur ».

Hôtel de la Villestreux, 3 place de la Petite-Hollande. La plus grande « maison » de l’Île Feydeau.

« Nicolas Perrée de La Villestreux, négociant et armateur, fait l’acquisition de deux parcelles situées à l’extrémité ouest de l’Ile Feydeau. Il s’attache les services d’un architecte parisien nommé Landais. Les travaux ont lieu de 1743 à 1754. Le bâtiment est élevé sur un gril à la hollandaise, des fondations sur un radeau de bois.

« En 1776, de la Villestreux occupe un appartement de vingt pièces, tandis que sa mère, veuve, dispose d’un autre de quinze pièces. Cette même année, les autres occupants sont les frères Arnoux, négociants, et leurs cinq domestiques, dans un appartement de seize pièces.

Des appartements de huit pièces sont occupés par une « bourgeoise » et par d’autres négociants. Certains, moins riches, disposent d’appartements de deux à cinq pièces, hébergeant également des officiers. Cette catégorie dispose d’un ou deux domestiques.

Lors de la Terreur, Jean-Baptiste Carrier s’installe dans l’hôtel, dans les appartements du petit-fils de Nicolas Olivier Perrée de La Villestreux. Plusieurs représentants en mission y résidèrent par la suite, dont les négociateurs du traité de La Jaunaye, à qui Charette a rendu visite.

Au 19e siècle, l’hôtel a la réputation d’être hanté. En effet, des bruits de chaînes et de soupirs se font alors entendre dans les étages supérieurs ; le mystère est élucidé après la découverte d’une lézarde parcourant l’immeuble sur toute sa hauteur, et faisant parvenir du rez-de-chaussée les sons émis dans les écuries et dans l’atelier d’un boulanger ».

Source 2. Extraits de l’article de Wikipédia : Le temple du goût

« Temple du Goût, 16 allée Duguay-Trouin, hôtel particulier construit de 1753 à 1754 par l’architecte Pierre Rousseau (1716-1797).

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