1790, Nantes. Palais de la Bourse

Ainsi, en partant du fleuve étaient représentées : La Loire, l’Astronomie, l’Abondance, l’Amérique, l’Afrique, l’Asie, l’Europe, la Prudence et la Ville de Nantes. La dixième était une Muse, symbolisant des Beaux-arts, destinée, à l’origine, à rejoindre le péristyle du théâtre Graslin.

Le choix de ces allégories peut s’expliquer facilement. En effet, en tant que grande ville commerçante, Nantes marchande aux quatre coins du monde, chose possible notamment grâce aux connaissances astronomiques. Pour assurer sa prospérité, elle doit également faire preuve de prudence. Enfin, par les retombées économiques qu’il génère, le commerce favorise par exemple les Beaux-arts.
    
La façade est s’ouvre du côté de la place du Port-au-Vin. Elle dispose d’un portique à quatre colonnes d’ordre dorique, surmonté de quatre statues de marins célèbres : Jean Bart (1650-1702), René Duguay-Trouin (1673-1736) – chronique du blog : 1711. Duguay-Trouin prend Rio -, Abraham Duquesne (1610-1688) et Jacques Cassard (1672-1740) ».

Source 3. Le palais de la Bourse va retrouver ses dix statues perdues durant la Seconde guerre mondiale. Citations de l’article de Marion Fersing, France Bleu Loire Océan, 5 février 2018.

Pierluigi Pericolo, architecte du patrimoine en charge des travaux.  : « La Bourse est un bâtiment qui est marquant et que l’on retrouve dans toute l’iconographie de Nantes jusqu’à la fin XIXe-début XXe, notamment sur les cartes postales. Et ses colonnades, on peut les placer à côté de grandes colonnades comme celles de l’opéra de Bordeaux. » Le palais de la Bourse mérite donc d’être rénové, comme l’ont été avant lui la place du Commerce, le cours des 50-otages, la place Royale et la place Graslin.

C’est en faisant des recherches sur cette restauration que Pierluigi Pericolo a retrouvé les statues du palais qu’on pensait disparues depuis son bombardement en 1943. Ce jour-là, seules deux statues résistent. Les autres sont détruites. Après la guerre, le bâtiment est reconstruit à l’identique mais sans ses statues.

Et, en travaillant sur des photos d’époque, Pierluigi Pericolo s’est rendu compte qu’en fait, ce sont des copies des statues qui ont été détruites ! Les originales ont été démontées lors d’un agrandissement du palais au XIXe siècle et six d’entre elles sont conservées depuis des années dans les réserves du musée du château de Nantes. « On les a vues, on s’est rendu compte qu’elles étaient très abîmées, il manque beaucoup de parties, mais avec ce qu’on a en plus les cartes postales, les photos de chantier, les photos de leur déconstruction, on va pouvoir les restituer ».

Ces dix statues représentent Nantes et la Loire mais aussi l’Europe, la prudence ou encore l’Afrique. De nouvelles copies vont être sculptées, à Guérande, avant de prendre place au-dessus des colonnes du palais de la Bourse, comme celles qui dominent le théâtre Graslin ». 

A savoir. À Nantes, la basilique Saint-Donatien, ravagée par un incendie en 2015, rouvrira en 2021. L’architecte Pierluigi Pericolo livre son avis sur ce qui attend Notre-Dame de Paris, Ouest France, 22 avril 2019.

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