J. Massol (1706-1771), architecte

1. Brève biographie de Joseph Massol. Source : citations de l’article de Wikipédia

« Joseph Massol, architecte français né en 1706 et mort en 1771. Il est l’auteur de nombreux bâtiments strasbourgeois. Il a notamment continué les travaux de Robert de Cotte au palais épiscopal de Strasbourg entre 1728 et 1729 avec le titre d’Architecte de l’Évêque et du Grand Chapitre de la Cathédrale.

Il réalise les plans de l’Hôtel de Klinglin pour le compte du prévôt royal François-Joseph de Klinglin. Ce dernier, mécontent du projet confie la réalisation du bâtiment à l’architecte de la ville Jean-Pierre Pflug. On estime cependant que celui-ci s’est inspiré des plans de Massol qui réalisera lui-même, en 1758, une aile, dite de l’intendance, au bâtiment initial ainsi que le portail d’entrée (rue Brulée) ».

2. Histoire de la Maison du 36 rue des juifs, reconstruite à neuf en 1751 par Joseph Massol. Source : citations de l’article de Maisons de Strasbourg.

Diaporama de 12 photos (Pierre Dubois, septembre 2021).

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« 1677. Le Grand Chœur du Grand Chapitre vend au remueur de grains Jean Georges Merckel la maison qui comprend un bâtiment avant et un bâtiment arrière.

1700. Le préteur royal Ulric Obrecht l’achète en même temps que plusieurs maisons dans le voisinage qui reviennent à la veuve de Georges Geoffroi de Rathsamhausen à la Pierre.

1748. La maison appartient ensuite au maître maçon Jean Nicolas Gœbel puis à la femme de l’entrepreneur du Roi Guillaume Bernard qui commence à y faire faire des travaux. Elle s’endette auprès de l’architecte de l’évêché Joseph Massol qui achète la maison en 1748, avec l’autorisation des Conseillers et des Vingt-et-Un puisqu’il n’est pas bourgeois de Strasbourg.

1751. Il est autorisé à y établir un balcon quand il la fait reconstruire à neuf en 1751 dans le goût de l’époque par un entrepreneur qui reste inconnu.

1752. Les travaux intérieurs se poursuivent. Un litige apprend en effet que les plâtriers ne sont pas sous l’autorité d’un maître, Georges Michel Müller qu’ils citent démentant les avoir engagés. Les contrôleurs des maçons constatent que les compagnons plâtriers Joseph Sébastien Kuntzelmann et Joseph Pschutt travaillent dans la maison de l’architecte Massol sans être sous l’autorité d’un maître. Ils répondent que leur associé Joseph Zieger leur a demandé de faire ce travail et qu’ils croient que Massol a passé commande au maître maçon Georges Michel. Celui-ci dément avoir engagé les défendeurs ou leur associé. Le conseil des maçons condamne chacun des ouvriers à une amende.

La maison estimée 800 livres strasbourgeoises en 1740 passe à 2 250 livres à la mort de Joseph Masso en 1771.

Elle appartient ensuite au médecin Augustin Meinrad Lachausse (1773-1793), à l’aubergiste (1793-1823) Jacques Donat Kimmich puis aux manufacturiers Gau des Voves avant de revenir à des veuves d’officiers (le chef d’escadron Antoine Martin Hirn, le maréchal de camp Georges Adolphe Bœrner) ».

Caractéristiques de la maison. « La façade parementée comporte des chaînes à refends, trois travées de baies et un avant-corps central.

Le linteau légèrement arqué des fenêtres du deuxième étage ressortit au style en vogue. Les linteaux arrondis au troisième étage, les linteaux droits au premier étage et l’ondulation qui surmonte la fenêtre du balcon seront ensuite repris sur d’autres édifices.

La porte est la seule ouverture d’origine à subsister au rez-de-chaussée.

La fenêtre du balcon est surmontée d’un mascaron représentant Minerve ».

Récapitulatif des propriétaires au 18ème siècle

1677. Grand Chœur du Grand Chapitre
Jean Georges Merckel, remueur de grains, et Anne Dorothée Acker
1700. Ulric Obrecht, docteur en droit, préteur royal, et (1671) Anne Marie Bœckler
1705. Anne Eléonore de Venningen femme (1672) de Georges Geoffroi de Rathsamhausen à la Pierre
1739. Louise de Rathsamhausen à la Pierre, femme de Joseph Bibereck baron de Reding, puis Anne François Davy de la Pailleterie, capitaine de cavalerie
1740. Jean Nicolas Gœbel, maître maçon, et Catherine Thérèse Villinger puis (1738) Marie Hélène Schiller
1741. Jean Michel Guth, maître maçon, et (1741) Marie Hélène Schiller, veuve de Jean Nicolas Gœbel
1745. Marie Elisabeth Brunelot dit Duchemin et (1745) Guillaume Bernard, entrepreneur des hôpitaux royaux en Flandres, veuf de Barbe Lombard
1748. Joseph Massol, architecte, et Marie Louise Rely, manants
1773. Marguerite Madeleine Kugler
1773. Augustin Meinrad Lachausse, médecin, et Marie Thérèse Françoise Josephe Walburge Carové
1793. Jacques Donat Kimmich, aubergiste, et (1761) Marguerite Elisabeth Hebenstreith

3. Biographie plus détaillée. Source : citations de la rubrique d’Archi-Wiki.

« Joseph Massol est né le 15.10.1700 à Avignon, fils de Guillaume Massol, maître maçon, et de Marie Blanchette. Il a été baptisé en l’église Saint-Pierre d’Avignon le 16.10.1700. Il se marie en 1725 à Paris avec Marie Louise Relly, qui lui survit, et dont il a eu 2 fils, qui lui survivent. Il est décédé le 12.3.1771 à Strasbourg. Le décès est enregistré dans les registres de Saint-Etienne, mais il a été inhumé dans l’église Saint-Antoine (donc le couvent des Antonins).

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