1722-1733. Strasbourg, l’archevêché

A. Chapitre de la cathédrale de Strasbourg : un Grand doyen franco-germanique, Frédéric-Constantin de La Tour d’Auvergne. Source 1 : citations de Personnages d’Alsace.

Visite guidée lors des Journées Européennes du Patrimoine, dimanche 19 septembre 2021.

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« Au lendemain de la réunion de Strasbourg au royaume de France en 1681, le roi Louis XIV cherche à faire entrer des Français dans le chapitre de la  cathédrale alors entièrement occupé par les rejetons des grandes familles de l’aristocratie de l’Empire.

Il se heurte cependant aux conditions rigoureuses d’accès dans cette institution, à savoir les seize quartiers de grande noblesse. Frédéric-Constantin de La Tour d’Auvergne constitue un parfait candidat : par son père, il appartient à une famille française de noblesse immémoriale, issue de la province du même nom ; par sa mère, une Hohenzollern-Hechingen, il possède un parfait pedigree de prince germanique.

En 1695, à l’âge de treize ans, il fait donc son entrée parmi les vingt-quatre comtes-chanoines du Grand Chapitre de Strasbourg.

En 1722, au moment de l’abdication de Jean-Ernest de Loewenstein, évêque de Tournai, il profite de la nouvelle règle édictée par Louis XIV, qui réserve la dignité de grand doyen à un Français, pour se faire élire.

Il reprend aussitôt le projet de construction d’un splendide hôtel en lieu et place de la bâtisse médiévale destinée au logement du doyen. Conçu “à la française”, entre cour et jardin, ce bâtiment constitue le premier édifice d’une série qui donnera, entre autres, le palais des Rohan et la mairie.

Le Grand Doyen de La Tour d’Auvergne a hélas peu le temps d’en profiter. Il meurt le 4 avril 1732, alors que son hôtel, devenu aujourd’hui la résidence épiscopale, n’est pas entièrement achevé ».

B. 1722-1733. Construction de l’Hôtel du Grand-Doyenné, devenu plus tard le Palais épiscopal, ou Archevêché, 3 rue du Parchemin et 16 rue Brûlée, Strasbourg. Source 2. Citations d’Archi Wiki, Architecte Malo Auguste Saussard.

Mano Auguste Saussard, né à Paris vers 1690 et mort après 1737, sans que la date et le lieu de son décès aient pu être précisés. Il était fils d’un suisse au service du duc d’Antin.

A partir de 1712, il fut élève de l’Académie royale de Paris. Il fut admis à l’Académie de France à Rome en 1716, où il se fit remarquer dès 1717 par la création de parterres pour la villa Borghèse à Frascati.

En 1721, il obtint un congé pour se mettre à la disposition du prince Frédéric-Constantin de la Tour d’Auvergne, grand doyen du chapitre de la cathédrale de Strasbourg.

De 1722 à 1728, il construisit à Strasbourg l’Hôtel du Grand Doyenné, aujourd’hui Archevêché, la première des demeures dans le style parisien de Robert de Cotte, qui a participé à l’élaboration des plans. Parallèlement, il éleva le magasin à grains voisin (1722). Quelques années plus tard, il fut chargé de l’entreprise de maçonnerie du Palais Rohan.

En 1734, il signa un projet d’aménagement du chœur de la cathédrale.

Il acquit le droit de bourgeoisie à Strasbourg en 1726 et fut élu échevin de la tribu des Maçons en 1729. En 1737, il disparaît des listes officielles, ce qui signifie, soit son décès, soit son départ ».

Source 2bis. Citations d’archi wiki : construction de l’Ancien Hôtel du Grand-Doyenné.

« D’après le dictionnaire historique des rues de Strasbourg, cet hôtel est le premier construit dans le style d’une demeure parisienne pour le prince de Turenne, Frédéric-Constantin de la Tour d’Auvergne (1682-1732).

La façade est de style Régence, avec un archaïsme dans l’utilisation de tuiles en queue de castor.

On apprend dans l’ouvrage Panorama Monumental que l’édifice est dû à l’architecte exécutant Malo Auguste Saussard, architecte des bâtiments du Roi et ancien élève de l’Académie de France à Rome, et à l’entrepreneur Arnaud Lagardelle.

L’ouvrage précédemment cité ajoute même qu’il est probable que les extérieurs soient de Robert de Cotte, Premier Architecte du Roi. Cet architecte ayant été consulté sur les intérieurs et le jardin. Il a en effet été consulté pour les trois cheminées des salons, et a donné des conseils à l’architecte Saussard pour le lambrissage des salons et le perron avec l’escalier extérieur. Et de conclure : Les belles proportions de l’édifice, sa calme simplicité, portent en tout cas la marque de son influence.

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