1745. Fontaine des Quatre-saisons

L’inscription en latin devait ne rien signifier pour bien des passants et seul le laurier, associé au chiffre royal de la frise d’entablement, évoquait la Paix. Pour le commun donc, il était bien difficile de comprendre qu’était apparue ici une nouvelle forme de monument triomphal, célébrant avec discrétion un triomphe clamé avec modestie.

  • Traduction. Tandis que Louis XV, objet de l’amour de son peuple et excellent père, appui de la tranquillité publique, après avoir reculé sans répandre le sang les frontières du royaume de France et alors que la Paix vient d’être heureusement établies entre les Allemands et les Russes et les sujets de l’Empire Ottoman, régnait d’une manière à la fois glorieuse et pacifique, le prévôt des marchands et les édiles ont voué cette fontaine au service des citoyens et à l’embellissement de la ville, au cours de l’année 1739.

La seconde inscription, en français cette fois, portait à la postérité prévôt et échevins ainsi qu’Edme Bouchardon, sculpteur du roi. Les rondes-bosses de marbre blanc du frontispice, les Fleuves encadrant la figure couronnée de la Ville, formaient une allégorie du bon gouvernement de la cité ».

Deux parties dans l’article de Dominique Massounie  : Nature du programme et postérité du monument, Nature des ouvrages et comptes du chantier.

C. Œuvres d’Edme Bouchardon. Source : trois chroniques d’Histoires d’universités.

C 1. Edme Bouchardon, 30 ans en 1728. Chronique du 5 janvier 2021.

C 2. Les cris de Paris. Estampes (1737-1746)

« Les Cris dans la ville, Musée des Beaux-arts de Caen, du 2 juin au 29 novembre 2020. Les métiers de la rue, les cris des vendeurs pour attirer le client.

Les cris de Paris. La veine populaire, âpre et parfois à la limite de la caricature, adoptée par les artistes bolonais, fait place dans les Cris de Paris gravés d’après les dessins d’Edme Bouchardon (1698-1762) à une vision plus empreinte d’humanité.

Les cris des vendeurs dans les rues de Paris« . Diaporama de 15 photos

C 3. Edme Bouchardon, statue de Louis XV (1748-1762) pour la place royale (aujourd’hui appelée place de la Concorde).

« 1748, juin. Les échevins de Paris supplient sa Majesté d’accorder à sa bonne ville la permission d’ériger un monument à sa gloire. 11 juillet. Louis XV s’empresse d’accueillir cette proposition et fait demander des dessins et des modèles de statues équestres. Edme Bouchardon (alors âgé de 50 ans) participe à la compétition et la gagne.

Plusieurs esquisses, en terre et en cire, résultent de ses études. Le roi choisit celle en cire, qui représente non seulement le cheval et le cavalier, mais aussi le piédestal, avec les figures, bas-reliefs et ornements qui doivent l’accompagner »…

D. Bouchardon. Une idée du beau. Exposition du 14 septembre au 5 décembre 2016.

« Le musée du Louvre et le J. Paul Getty Museum de Los Angeles rendent hommage à Edme Bouchardon, sculpteur et dessinateur de renom, qui fut considéré dès son époque comme le plus grand sculpteur et le meilleur dessinateur de son siècle (Cochin). Cité dans l’Encyclopédie comme le continuateur de Puget et de Girardon, Bouchardon fut perçu par ses contemporains comme le promoteur du renouveau dans les arts. Alors que de nombreuses études ont favorisé une nouvelle approche du néo-classicisme, cette première exposition monographique d’envergure permettra d’appréhender l’esthétique du sculpteur, parfait équilibre entre la référence antique et la fidélité à la nature.

Fils d’architecte sculpteur, Edme Bouchardon se forma à l’Académie royale de peinture et de sculpture à Paris avant de faire un fécond séjour à l’Académie de France à Rome (1723-1732), couronné par des projets soumis au pape et par son élection à l’Académie de Saint-Luc. Rappelé en France par le directeur des Bâtiments du roi, alerté de sa grande réputation, il reçut rapidement atelier et logement au Louvre. Agréé à l’Académie en 1735, il devint ainsi sculpteur du roi.

Il fut admiré et célébré pour ses œuvres sculptées, la fontaine de la rue de Grenelle, le décor du chœur de l’église Saint-Sulpice, la statue en marbre de L’Amour se faisant un arc de la massue d’Hercule et le monument équestre de Louis XV installé au centre de la place Louis XV (future place de la Concorde). Ses suites de dessins, dont Les Cris de Paris, connurent également un grand succès ».

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