1765. Façade de St-Thomas-d’Aquin

Saint-Thomas-d’Aquin, Paris (de 1683 à 1765). Architecte Pierre Bullet, pour l’ensemble de l’église. Père Claude Navan pour la façade (1765).

Diaporama de 23 photos (Pierre Dubois, septembre 2021).

A. Source : citations de Patrimoine – Histoire – Paris.

« En 1632, au cœur du faubourg Saint-Germain, les Dominicains installèrent le noviciat général de l’ordre de Saint-Dominique. Une chapelle dédiée bien sûr au saint patron de leur ordre fut édifiée. La population du quartier s’accroissant et les largesses du cardinal de Richelieu s’ajoutant à celles des fidèles, c’est tout un monastère qui fut construit en 1682.

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La construction de la nouvelle église commença dès 1683 sur les plans de l’architecte Pierre Bullet (1639-1716), ingénieur du Roi et de la ville de Paris. Elle est de style classique, d’inspiration baroque italien. Sous une voûte en berceau, la nef est séparée des bas-côtés par des arcades en plein-cintre. Les piliers sont ornés de pilastres surmontés de chapiteaux corinthiens.

La chapelle Saint-Louis est ajoutée en 1722.

Le plafond est décoré de la peinture de François Lemoyne (1688-1737) : La Transfiguration.

La façade n’est élevée qu’en 1765 selon les dessins d’un religieux du couvent, le père dominicain Claude Navan (1697-1774). De style classique, elle présente un ordre dorique en bas et ionique en haut.

Le tympan du fronton est une œuvre de François-Charles Butteux (1732-1788). Intitulée La Religion, elle est datée de 1769. Appuyée sur la Vérité, elle fait face aux tables de la Loi.

Bas-relief : la Vierge donnant le Rosaire à saint Dominique de Théodore-Charles Gruyère (1814-1885). Œuvre de 1867.

À la Révolution, les ordres et les congrégations sont supprimés, les religieux expulsés. Le couvent devient manufacture d’armes, puis musée d’Artillerie. L’église est érigée en paroisse en 1791 et dédiée à saint Thomas. Dépouillée de ses biens, elle est confiée au club des Jacobins en 1793 et devient Temple de la Paix.

L’église Saint-Thomas-d’Aquin est rendue au culte catholique en 1803. Aux XIXe et XXe siècles, ses richesses perdues furent remplacées par de nombreuses œuvres d’art données par la Ville de Paris ».

B. Source : citations du site de la paroisse.

« L’église du couvent des dominicains a été construite en 1631 sur l’ancien emplacement du jardin de la reine Margot. Elle n’est pas «orientée» et se trouvait alors dans l’axe d’une allée de tilleuls, face à l’Hôtel de LUYNES. Couvent et église sont démantelés en 1791. L’église est rendue au culte en 1803 et devient la paroisse Saint Thomas d’Aquin mais elle ne sera de nouveau consacrée par Monseigneur FELTIN qu’en 1950.

Le mur de l’abside de l’église s’étant effondré en 1722, les dominicains décident de créer leur propre chœur. Ils confient la réalisation de la Transfiguration sur le plafond de leur chapelle à François LEMOYNE (1688-1737). La statue de la chapelle de la Vierge est de Gilles GUÉRIN (qui a réalisé les chevaux du bassin d’Apollon à Versailles). 

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