Archives mensuelles : novembre 2021

1709-1778. Jean Girardet, peintre

Le tombeau du peintre Jean Girardet (1709-1778) se trouve dans l’église Saint-Sébastien de Nancy (Meurthe et Moselle). Biographie : page 2 de la chronique.

Diaporama de 24 photos

A. Source : extraits de l’article de Wikipédia. « L’église construite sous le règne du duc Léopold est certainement l’œuvre majeure de l’architecte nancéien Jean-Nicolas Jennesson (1686-1755). Il a trouvé le meilleur parti architectural pour construire une église de grandes dimensions, entourée par quatre rues, tout en conservant la tour élevée en 1682.

La première pierre de l’église est posée le 20 juillet 1720. La couverture d’ardoise couvre l’ensemble de la nef et du cœur en 1725. Après quelques difficultés avec l’architecte, l’église Saint-Sébastien est terminée en 1731.

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Elle est bénie le 30 septembre de la même année par le curé Jean Rémi. L’évêque de Toul, Scipion-Jérôme Bégon, la consacrera le 9 août 1732. Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine, dans son nouveau projet d’urbanisme de Nancy et pour désenclaver l’église Saint-Sébastien, fait démolir l’ancien hôtel de ville en 1751, permettant ainsi à l’église de dominer la place du marché.

L’ordonnancement extérieur reste classique dans ses lignes principales. Toutefois la façade a été particulièrement soignée par l’architecte : plus basse que le reste de l’édifice, elle s’incurve et forme des sortes d’avant-corps qui encadrent l’unique porte d’entrée.

Quatre grands panneaux sculptés en bas-relief par Joseph-Dieudonné Pierre en constituent la décoration : les deux encadrant la porte sont incurvés et représentent le Sauveur et la Vierge.

Les panneaux sont séparés par des pilastres et des colonnes à chapiteaux ioniques. Ces derniers supportent un entablement orné de triglyphes.

Le deuxième niveau est composé d’une grande baie, surmontée d’une horloge du XIXe siècle qui remplace les armoiries de Lorraine sous un manteau royal et soutenues par deux aigles. L’œuvre était de François Chassel, et a été martelée et détruite à la Révolution en 1792.

Les deux avant-corps latéraux portent des pots-à-feu et deux imposantes statues, saint Sébastien à gauche et le duc Léopold à droite. L’ensemble a été exécuté par Victor Huel père et financé en 1882 par l’abbé Trouillet, curé de la paroisse Saint-Epvre et bienfaiteur de la ville ».

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Sauvons la BSG !

La bibliothèque Sainte-Geneviève (Université Sorbonne Nouvelle) est en danger. Sauvons-la !

Signer la pétition : cliquer ici

Cette vénérable institution conserve les collections exceptionnelles héritées de l’abbaye Sainte-Geneviève, continûment enrichies jusqu’à atteindre aujourd’hui plus de deux millions de documents dont 250 000, anciens, rares ou précieux, forment l’un des fonds patrimoniaux les plus importants de France et d’Europe. Le bâtiment bien connu qu’elle occupe place du Panthéon depuis 1850, conçu par l’architecte Henri Labrouste, est classé au titre des Monuments historiques et constitue un joyau de l’architecture, étudié, copié et admiré dans le monde entier. L’importance de la bibliothèque Sainte-Geneviève, tant de ses collections que de son bâtiment, est unanimement reconnue comme un élément fondamental de notre patrimoine national. 

Le travail des équipes de la bibliothèque pour conserver et transmettre ce patrimoine est, lui aussi, apprécié des lecteurs, mais souffre d’un manque chronique de moyens. De nombreux travaux de restauration et de rénovation ont été entrepris depuis plusieurs années afin, non seulement, d’offrir au public les meilleures conditions de travail et les services qu’ils sont en droit d’attendre ; mais aussi d’assurer, simplement, la sécurité des biens et des personnes.

C’est dans ce contexte que de vives inquiétudes surgissent, tant au sein du personnel qui a débuté un mouvement de grève, que des lecteurs. Universitaires, chercheurs, enseignants-chercheurs et enseignants, nous souhaitons rendre publiques ces inquiétudes.

En effet, tout le monde s’accorde à reconnaître que les nombreux travaux réalisés sur le bâtiment étaient nécessaires mais qu’ils ne sont pas suffisants, et que d’autres, de grande ampleur, doivent encore être menés pour le sécuriser complètement (toiture, électricité…). Pourtant, contre toute logique, l’université de tutelle de la bibliothèque, l’Université Sorbonne Nouvelle, a récemment décidé de réorganiser les équipes ayant pour responsabilité le patrimoine immobilier, la surveillance des bâtiments et la direction des travaux, pour les affilier directement à l’Université et ainsi les couper de la bibliothèque.

Ce jeu de passe-passe en gestion des ressources humaines prive la bibliothèque des moyens humains, déjà faibles, absolument nécessaires à son fonctionnement et à la sécurité du bâtiment, des collections, du public et des agents. Il supprime ainsi la totalité de son département dédié au Patrimoine immobilier, laissant les équipes sans aucun agent compétent sur place à qui se référer en situation d’alerte sur le bâtiment ou les collections, et privant enfin l’institution de deux postes de conservateurs, dont les supports de poste avaient été temporairement dévolus à l’immobilier justement par manque de moyens humains dans la bonne filière. 

Il représente enfin un risque considérable pour la bibliothèque. Nous avons tous à l’esprit le souvenir de la catastrophe de Notre-Dame, il ne faudrait pas que de bas calculs gestionnaires fassent de la bibliothèque Sainte Geneviève, au patrimoine inestimable, la prochaine sur la liste.

À cela s’ajoute un signal très négatif envoyé à la bibliothèque mais aussi à ses lecteurs.

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La Marseillaise dans l’Histoire

Suite de la chronique du 7 novembre 2021, 1792. Rouget de Lisle, La Marseillaise. Cabinet des dessins et estampes de Strasbourg. Source : gravures EV15 11-21. Diaporama de 31 photos (Pierre Dubois, octobre 2021).

Exposition du MAMCS de Strasbourg (5 novembre 2011 au 20 février 2022).

Années 1791-1792. 25 septembre 1791, fête de la proclamation de la Constitution française à Strasbourg. 25 avril 1792, création de la Marseillaise à Strasbourg par Rouget de Lisle. 22 juillet 1792, enrôlement de volontaires. 1792, départ du Bataillon des Marseillais. 30 juillet 1792, arrivée des Marseillais à Paris. 10 août 1792, prise du palais des Tuileries. 20 septembre 1792, bataille de Valmy.

Années 1845-1939. Artistes ayant commémoré la Marseillaise, Rouget de Lisle et le Baron de Dietrich : David d’Angers (1845), Isidore Pils (1849), Gustave Doré (après 1871), Auguste Pinelli (1875), Manufacture de Saxe (vers 1889), Jean-Jacques Scherrer (1909), Joseph Ponti (1939).

Source : extrait de la présentation de l’exposition. du MAMCS. « Lorsque le maire de Strasbourg commande en 1792 le chant de guerre à Rouget de Lisle, la guerre vient d’être déclarée aux ennemis de la Révolution française susceptibles de vouloir restaurer la monarchie. Paroles et musique sont destinées aux troupes de l’Armée du Rhin. Parvenu à Marseille, il accompagne la montée des fédérés sur Paris. Dès lors ce chant de guerre, devenu L’air des Marseillois, retentit lors des conflits menés par la France.

Plus qu’un hymne guerrier, La Marseillaise devient le chant révolutionnaire lors des fêtes civiques et retentit désormais à chaque révolution. Elle conquiert le monde et est de toutes les rébellions : dès 1793 en Amérique du Sud, en 1794 en Pologne, au XIXe siècle elle accompagne les opposants au tsar, après 1850 elle est revendiquée par les Espagnols républicains. Au XXe siècle on la chante lors de la révolution russe de 1917, elle accompagne la longue Marche de Mao. En 1989 on l’entend sur la place Tienanmen et lors de la chute du mur de Berlin.

La Marseillaise sera consacrée hymne national français en 1879/80. Au XXe siècle, elle est instrumentalisée mais n’en demeure pas moins l’expression de la démocratie française. Entre les deux guerres elle est revendiquée par le Front populaire et utilisée contre le parti communiste. Pétain tentera de la réduire au silence. Elle rassemble les résistants en France, en Espagne mais aussi dans les camps de concentration. Après-guerre, tous les partis s’en réclament »

Source : extrait de la présentation de l’exposition du MAMCS.

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Paris 3. Le mur des congédiés

Envoi du Bureau SGEN de la Sorbonne Nouvelle Paris 3, Lundi 22 novembre 2021
Informations syndicales Sgen-cfdt. Pour le cinquantenaire de la Sorbonne Nouvelle, la direction de l’université enterre le dialogue social.
Envoi par courriel aux personnels de l’université.

« Le président Jamil Dakhlia a annoncé au Conseil d’administration du 29 octobre qu’il engageait une procédure judiciaire contre les syndicats SGEN CFDT et CGT FERC Sup. C’est la première fois en cinquante ans d’histoire de la Sorbonne Nouvelle que la direction de l’université se tournerait vers les tribunaux pour faire taire les syndicats. En cause, le Mur des congédiés que le président et ses proches ne supportent pas ».

A ses contractuels (et aux autres), la Sorbonne nouvelle peu reconnaissante. Plateforme mise en place, modérée et gérée par l’intersyndicale (SGEN CFDT, CGT FERC Sup), à destination des personnels de l’université

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Chacun.e pourra constater par lui-même ou par elle-même que les critiques formulées sur le mur ne relèvent pas d’attaques personnelles mais traduisent plutôt l’ironie du désespoir. Elles mettent en cause une politique qui est à la fois absurde et brutale, et qui se double d’un effort sans précédent pour verrouiller l’information. Nous nous opposons à la politique actuelle, dont le seul but est de contenir ou de faire baisser la masse salariale. On voit déjà les effets désastreux de l’annonce qui a été faite à une cinquantaine de personnels en CDD que leur contrat ne serait pas renouvelé, alors qu’une bonne partie d’entre eux sont employés sur des fonctions pérennes. La prochaine campagne d’emplois et les restructurations en cours ne font que déshabiller Pierre pour habiller – provisoirement – Paul. La non-consultation des collègues concernés, la mise à l’écart des instances élues, les injonctions au silence et les attaques contre les syndicats sont devenues systématiques.

Si le ton ou le style des textes postés sur le Mur des congédiés déplaisent à la direction de l’université, ils révèlent surtout de façon très concrète que la politique en cours désorganise le travail, dégrade la qualité du service rendu aux étudiants, crée de la souffrance au travail et démoralise les collègues. 

Passer par la voie judiciaire face à la critique, au lieu de veiller à maintenir le dialogue social dans un souci d’apaisement de la communauté universitaire soulignerait l’incapacité de cette présidence à garantir un environnement de travail respectueux des espaces délibératifs.

C’est cela qui devrait retenir l’attention de notre président, qui, rappelons-le, a été élu pour représenter l’ensemble de ses collègues ».

Le SGEN-CFDT pour l’intersyndicale SGEN-CFDT et CGT-FERC SUP

De son côté, la CGT FERC SUP des établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche a répondu à la sollicitation de l’université Sorbonne-Nouvelle : lettre au Président de l’université, copie à la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

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1733. La prise du fort de Kehl

Attaque et prise du fort de Kehl en octobre 1733, au début de la guerre de Succession de Pologne (1733-1738). Source : extraits de l’article de Wikipédia.

Suite de la publication d’estampes du 18ème siècle, archivées au Cabinet des dessins et estampes de Strasbourg.

Diaporama de 10 photos.

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« Le siège de Kehl, qui a lieu du 13 octobre au 29 octobre 1733, est le premier épisode militaire de la guerre de Succession de Pologne (1733-1738), conflit occasionné par la mort du roi de Pologne Auguste II.

À la mort de celui-ci le 1er février 1733, son fils, Frédéric Auguste, électeur de Saxe par droit héréditaire, et le noble polonais Stanislas Leszczyński, beau-père de Louis XV, sont candidats à sa succession, le trône de Pologne étant électif et non pas héréditaire. Le premier est soutenu par la Russie et l’Autriche, le second par la France.

Stanislas, qui vit à Chambord depuis le mariage royal de sa fille Marie, quitte la France durant l’été 1733 et, tandis qu’un sosie quitte ostensiblement Brest par la mer, traverse incognito l’Allemagne, arrivant à Varsovie le 8 septembre. Le 12 septembre, il est élu par la Diète roi de Pologne (et grand-duc de Lituanie).

Très rapidement, la Russie et l’Autriche envahissent la Pologne. Le 22 septembre, Stanislas se réfugie à Dantzig (Gdańsk) pour y attendre l’aide promise par la France. Le 5 octobre, les partisans de Frédéric Auguste l’élisent à son tour sous la protection de l’armée russe.

La France déclare alors la guerre à l’Autriche (septembre 1733). L’Angleterre, les Provinces-Unies, la Suède, le Danemark et la République de Venise reconnaissent que l’agression de l’Autriche et de la Russie contre la Pologne est un motif de guerre et s’engagent à rester neutres. L’Espagne, qui convoite le Royaume de Naples et le royaume de Sardaigne, qui inclut la Savoie et le Piémont et convoite le duché de Milan (autrichien), s’allie à la France.

Les princes de Conti et de Dombes, les comtes de Clermont, de Charolais, de Belle-Isle, le duc de Richelieu, mais aussi Maurice de Saxe (demi-frère d’Auguste III) rejoignent le maréchal de Berwick qui commande l’armée du Rhin.

Celle-ci envahit d’abord la Lorraine, duché du Saint Empire appartenant au duc François III, fiancé de Marie-Thérèse d’Autriche, fille et héritière de Charles VI.

Elle se porte ensuite sur le Rhin, après avoir traversé l’Alsace, déjà possession française, dans le but de prendre Kehl, située face à Strasbourg, sur le territoire du Margraviat de Bade.

La forteresse de Kehl relève en principe de l’Empire, en pratique du Cercle de Souabe, dominé par le Wurtemberg. Elle est donc défendue des troupes impériales et des troupes wurtembergeoises, commandées par le général de Pfuhl. Le contrôle de Kehl est important stratégiquement car il doit permettre aux troupes françaises de franchir facilement le Rhin.

Le général Pfuhl fait détruire le pont reliant Kehl à Strasbourg, mais les troupes françaises traversent le Rhin sur deux ponts de bateaux, à Auenheim, 4 km au sud, et à Goldscheuer, 7 km au nord.

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SUP, budget 2022 : oser dire NON !

CNESER du 15 novembre 2021 : discours de Guillaume Gellé, vice-président de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), sur la répartition des moyens 2022 de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Au CNESER, la CPU s’abstiendra lors du vote du budget. Le résultat a été sans appel : le budget n’a recueilli que 3 voix favorables sur 74 (39 contre, 32 abstentions).

A vrai dire, tout le monde se fout de ce résultat : le vote du CNESER est consultatif. Seul compte le vote du Parlement : il dira majoritairement OUI à la proposition de budget, établie par le gouvernement et, de fait, par le Ministère des Finances. Par ailleurs, tout le monde s’en fout des désirs de réforme que pourrait avoir Frédérique Vidal, ministre de l’ESR. Depuis 2017, a-t-elle gagné un seul arbitrage dans ses négociations avec Bercy ?

Avant le vote du budget par le Parlement en décembre 2021, la CPU joue sa partition habituelle, soufflant le chaud et le froid : elle remercie le Pouvoir pour les efforts qu’il fait en faveur de la l’enseignement supérieur et de la recherche, mais elle lui demande de faire beaucoup plus.

Chaque année, les déclarations de la CPU constituent le même marronnier, comme le prouvent ses communiqués lors de la préparation des budgets 2022, 2018, 2017, 2015, analysés dans la seconde partie de cette chronique.

Quelle argumentation pour demander plus de moyens ? L’argument clé : l’augmentation des effectifs étudiants. Toujours plus d’étudiants ? Trop d’étudiants ? Toujours plus de diplômés ? Trop de diplômés (chronique : Bac + 5. Trop de diplômés ?). L’objectif d’atteindre 50 %, voire 60%, de diplômés du supérieur dans la population de jeunes sortants de formation initiale est-il toujours d’actualité ?

Doit-on se satisfaire de taux d’échecs élevés des néo-bacheliers en 1ère année de licence ? Parcours et réussite en licence : les résultats de la session 2020, Note flash SIES, n°24, novembre 2021.

Peut-on croire, une seule seconde, que le taux de succès dans cette première année a progressé significativement au cours de l’année 2019-2020, marquée par la fermeture des universités au second semestre pour cause de Covid ? C’est pourtant ce que la Note Flash du SIES affirme : dans le contexte de crise sanitaire, la réussite en L1 a fortement augmenté à la session 2020 : 5 4 % des bacheliers 2019 sont inscrits en L2 à la rentrée 2020, soit 8 points de plus que pour les bacheliers 2018. La dégradation objective des conditions de travail des étudiants au second semestre 2019-2020 aurait-elle fait progresser leurs résultats ? Un monde à l’envers !

De plus, l’amélioration du devenir scolaire de la cohorte de bacheliers 2019 au débit 2020 ne saurait permettre de prédire son devenir au bout de 3 à 4 ans après le bac : augmentation du taux d’obtention de la licence en 3 ou 4 ans ? La statistique publique ne doit pas donner lieu à des manipulations de communication institutionnelle.

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Communiqués de la CPU sur les budgets 2022, 2018, 2017, 2015.

A. Budget 2022.  Déclaration de Guillaume Gellé au CNESER.

« Un budget 2022 en augmentation conformément à ce qui était prévu dans la LPR. Néanmoins la CPU tient à souligner plusieurs problèmes de fond, résumés en 6 points.

En premier lieu, malgré cette hausse du budget pour 2022 dont la CPU, je le redis, se réjouit, le coût moyen par étudiant continue à baisser. Il est en baisse constante depuis 2011 en raison de l’augmentation des effectifs étudiants.

Des moyens pour la réforme Santé en cours qui nous paraissent sous-évalués dans le budget 2022

Une compensation partielle des coûts de la protection sociale complémentaire.

La CPU constate avec inquiétude qu’à chaque nouvelle réforme décidée par l’Etat, il manque une partie de la compensation financière. En 2022, on s’interroge sur la compensation de l’indemnité inflation. Le financement des indemnités liées au télétravail qui représentent un cout estimé pour les universités de l’ordre de 10-12 M€ n’apparait pas dans le budget 2022.

La non-compensation du GVT et l’affaiblissement du capital humain

Le constat d’une sous-dotation historique qui perdure. La CPU souhaite qu’en 2022 une mise à niveau des établissements sous-dotés soit prévue par une enveloppe supplémentaire spécifique dédiée.  

Enfin, je voudrais souligner en conclusion que le CNESER doit se prononcer aujourd’hui sur 80 % des crédits ; mais les 20 % des crédits restants seront-ils présentés au CNESER en 2022 ? Cela n’a été le cas ni en 2020 ni en 2021. On ignore comment ils ont été répartis. La CPU dénonce le manque de transparence dans les crédits alloués par le dialogue stratégique et de gestion 2020-2021, qui peut apparaitre comme une politique de guichet ».

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Mourir à 25 ans : Marie Bashkirtseff

A. Close Up, exposition de la Fondation Beyeler (Riehen, Suisse), jusqu’au 2 janvier 2022.

« L’exposition présente des œuvres de femmes artistes dont l’œuvre occupe une position éminente dans l’histoire de l’art moderne depuis 1870 jusqu’à aujourd’hui. C’est l’époque où, pour la première fois, il devint possible à des femmes en Europe et en Amérique de développer une activité artistique professionnelle sur une large base.

Au centre de l’exposition figurent neuf artistes qui ont en commun leur intérêt pour la représentation d’êtres humains, le portrait dans ses différentes déclinaisons, et l’autoportrait.

Berthe Morisot, Mary Cassatt, Paula Modersohn-Becker, Lotte Laserstein, Frida Kahlo, Alice Neel, Marlene Dumas, Cindy Sherman, Elizabeth Peyton ».

Pourquoi le nom de Marie Bashkirtseff (1858-1884) ne figure-t-il pas dans la liste, alors que deux de ses toiles – l’Académie Julian (1881) et son autoportrait à la palette (1883) – sont exposés en salle 10 du Musée ?

Diaporama de 19 photos. Deux œuvres en détail : L’Atelier Julian, L’autoportrait à la palette.

1881. L’Atelier des Femmes ou L’Atelier Julian. « En 1877, Marie Bashkirtseff fait son entrée au secteur destiné aux élèves femmes de l’Académie Julian. Fondée par Rodolphe Julian en 1868, elle était l’unique établissement permettant aux femmes d’étudier la peinture.

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La possibilité que les jeunes filles puissent peindre la figure humaine à partir de modèles nus était difficile à assimiler pour la mentalité victorienne de l’époque. Dans cette œuvre, dont Marie n’était pas très satisfaite, elle se peint, de dos au spectateur » (en bas à droite du tableau).

1884. L’autoportrait à la palette

Quatre autres œuvres de Marie Bashkirtseff sont exposées au Musée d’Orsay (Paris).

B. Brève biographie de Marie Bashkirtseff (1858-1884) : peintre et diariste. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Marie Bashkirtseff, née dans le Gouvernement de Poltava (aujourd’hui en Ukraine) dans l’Empire Russe, le 11 novembre 1858 et morte à Paris, le 31 octobre 1884, est une diariste, peintre et sculptrice.

Marie Bashkirtseff, née dans une famille noble et fortunée, grandit à l’étranger, voyageant avec sa mère à travers l’Europe. Elle parle couramment, outre l’ukrainien, le français, l’anglais, l’italien et le russe. Sa soif de connaissance lui fait étudier les auteurs classiques et contemporains. Elle étudie la peinture en France à l’Académie Julian, l’une des rares en Europe à accepter les femmes ».

C. Le Journal. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Quelques mois avant sa mort, entrevoyant, malgré les dénégations de son entourage, qu’elle est condamnée par sa maladie, la tuberculose, elle s’avise de relire son Journal, les pages écrites au jour le jour, très librement, très franchement, qui constituent son histoire.

Écrit d’abord uniquement pour elle-même, elle y ajouta une sorte d’introduction, en mai 1884 (elle mourra au mois d’octobre suivant, le 31.

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1689-1728. La médecine bernée

Suite de la publication d’estampes du 18ème siècle, archivées au Cabinet des dessins et estampes de Strasbourg. 1689-1728. La médecine bernée pendant 39 ans.

Diaporama de 13 photos.

A. Strasbourg, une fille phénomène, Anne-Marie Salomé Erdrich (source : Canalblog).

« Portrait authentique de la nommée Anne-Marie-Salomé Erdrich, décédée célibataire à Strasbourg le 24 février 1728, dans la 64e année de son âge, et qui a, de son vivant, mystifié le monde savant pendant environ 39 ans par un formidable ventre« .

« Cy l’on peut voir, en image exacte et véridique, la femme dépravée opprobre de son sexe, qui pendant près de 40 ans, a berné sans vergogne le monde, d’habitude si défiant. Nul n’y soupçonnait malice ni tromperie ; son travestissement lui attirait partout compassion, alors que son gros ventre, arsenal d’une rare fourberie, n’était qu’imposture et artifice. Messieurs les médecins épiaient le moment où ils découvriraient un nouveau phénomène dans ce sac à chiffons. N’ayant jamais supposé la ruse, le sac à chiffons les a rendus rouges de confusion. Ô sac, ô paquet de vermine, il semble que rien ne te manque, car les poux peuvent bien s’y compter par millions. Fi ! le vilain son que ça rend ! Est-ce là l’avorton qui en sort ? Oh ! Oh ! écartez-en les mains ».

« Les lignes qui précèdent sont la traduction littérale du titre et de la légende de la gravure … Cette planche allait être mise en vente, quand l’Académie, instruite de la chose et confuse du résultat d’une autopsie à laquelle avaient procédé trois de ses illustres professeurs, Jean Saltzmann, Jean Boecler et le vieux Valentin Scheid, assistés de tous leurs disciples et d’un grand nombre de médecins de la ville, obtint par l’influence du comte Du Bourg, gouverneur d’Alsace, non seulement la destruction des épreuves déjà tirées, mais même celle de la planche« .

  • Destruction des épreuves ? Peine perdue : les gravures sont facilement reproduites et circulent à grande vitesse. Destruction de la planche ? Peine perdue : quatre caricatures différentes dans cette chronique sourcée auprès du Cabinet des estampes ; il devait y en avoir d’autres.

« Cependant l’Académie ne put empêcher la divulgation de sa singulière déception, malgré le mémoire que publia Jean Boecler pour se disculper ; les périodiques de l’époque en firent des gorges chaudes en la relatant tout au long, et c’est ainsi que Barbier, avocat au Parlement de Paris, la consigna dans son célèbre journal ».

Chronique de la Régence et du règne de Louis XV (1718-1763) au Journal de Barbier. Voici, en effet, ce qu’on y lit sous la date de mai 1728, t. II, p. 43″ :

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18ème. Écoles Artillerie et Génie

18ème siècle. Écoles de l’artillerie et du génie.

Les nombreuses guerres menées au 18ème siècle, tant sur terre que sur mer, au sein ou en dehors du territoire français, ont fait progresser, par la nécessité de vouloir les gagner, la formation des hommes, l’organisation de l’armée en campagne et pendant d’éventuels quartiers d’hiver, les fortifications, les armes mobilisées et de plus en plus meurtrières (l’artillerie en particulier).

Source. Musée Historique de Strasbourg

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Cette chronique est dédiée à l’évolution de la formation militaire au 18ème siècle, au sein d’écoles spécialisées. La guerre ne s’est jamais apprise à l’université.

Les écoles concernent d’abord les futurs officiers, ceux du génie et de l’artillerie en particulier. Un des problèmes lancinants du siècle, avant la Révolution : séparer ou réunir dans un même établissement de formation le génie et l’artillerie.

Les écoles plus prestigieuses forment des ingénieurs militaires : l’école Polytechnique est fondée en 1794.

D’autres écoles dispensent une formation de base, destinée à des élèves âgés d’une dizaine d’années ; c’est le but poursuivi par des collèges militaires, disséminés sur l’ensemble du territoire. Ils sont réservés aux enfants de la petite noblesse ; ils sont le vivier de la noblesse d’épée.

Sources : informations et citations extraites des articles mentionnés par des liens web. Exemple : école d’artillerie.

1679. La première école d’officiers d’artillerie est créée par Louis XIV en 1679 à Douai, jouxtant l’université de Douai et la fonderie de canons de Douai.

1693. Le régiment des fusiliers du roi prend le nom de Régiment Royal-Artillerie. « Les soldats furent équipés de fusils et de baïonnettes, qui remplacèrent progressivement les mousquets et les piques jugés obsolètes pour le combat. Elles furent même interdites par ordonnance royale en 1703 ».

1720. Le maréchal de Jaunay est notamment un artisan de l’utilisation massive d’artillerie dont il commanda l’école de Strasbourg ainsi que l’école des bombardiers de France créée en 1720.

1720. Sur le modèle de l’École royale de l’artillerie de Douai, l’école royale d’artillerie de Metz est créée en même temps que celles de La Fère, Strasbourg, Grenoble et Perpignan, par l’ordonnance royale du 5 février 1720. Cette ordonnance tirait les conclusions des dernières campagnes de Louis XIV « en faisant de l’artillerie une arme scientifique, avec des officiers formés en conséquence. Chacune des cinq villes concernées abriterait un régiment de 4 000 hommes, avec une école d’artillerie à demeure ».

1748. L’École royale du génie de Mézières est fondée sur proposition du comte d’Argenson, secrétaire d’État à la Guerre et de Nicolas de Chastillon, commandant de la citadelle de Charleville-Mézières. 542 ingénieurs militaires y furent formés.

1755. Au Régiment Royal-Artillerie sont réunies les compagnies de mineurs et d’ouvriers du génie pour former en 1755 le Corps royal du génie et de l’artillerie

1756. Une école royale des élèves de l’artillerie est créée à La Fère sur le modèle de l’École royale du génie de Mézières, avec une cinquantaine d’élèves. L’abbé Nollet y est nommé professeur de physique expérimentale et Charles Étienne Louis Camus examinateur.

1758. Les corps du génie et de l’artillerie sont séparés.

1766. L’école d’artillerie de la Fère est transférée à Bapaume. Étienne Bézout succède à la fois à Camus et à l’abbé Nollet. Le nombre des élèves est porté à 80 en 1768. En dépit de ce nombre, l’école est fermée en 1772.

1779. Sont rétablis des élèves dans le corps royal de l’artillerie, et des petites sections de six places sont créées dans chacune des écoles régimentaires à La Fère, Metz, Strasbourg, Auxonne, Besançon, Douai et Verdun.

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Deux amis, Bonaparte et Duroc

1769. Napoléon Bonaparte est né le 15 août 1769 à Ajaccio (source : article de Wikipédia). La Corse est passée sous administration française le 15 mai 1768.

1772. Géraud de Michel du Roc de Brion dit Michel Duroc est né le 25 octobre 1772 à Pont-à-Mousson.

Sources de cette chronique : extraits d’articles de Wiki, de Wikipédia, d’Universalis, du livre édité par le Musée Au fil du papier, Duroc, l’ami de Napoléon (Pont à Mousson, 2013, 22 pages).

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Bonaparte et Duroc vont tous deux se former dans un collège militaire, et, dans les années 1790, se retrouveront sur les champs de bataille d’Italie et d’Égypte. Ils deviendront deux proches amis.

  • 1813. Michel Duroc tombera au champ d’honneur à la Bataille de Bautzen (Saxe), le 22 mai 1813, à l’âge de 41 ans. Napoléon Bonaparte sera exilé en 1815 dans l’île de Sainte-Hélène et y mourra le 5 mai 1821, à l’âge de 52 ans.
Antoine-Jean Gros, Portrait du Maréchal Duroc, duc de Frioul, après 1804, musée des Beaux-arts de Nancy

Biographie de Michel Duroc : 30 ans en 1802. Naissance dans une famille de militaires (petite noblesse d’épée). Michel Duroc est le fils unique de Claude de Michel du Roc et de son épouse, Anne Papigny. Son père est le cadet de la famille : il devient capitaine de dragons au régiment d’Armenonville ; le roi le fait chevalier de Saint-Louis en 1763 pour sa vaillance lors de la guerre de Sept Ans. Sa famille est originaire du Gévaudan ; elle possède de nombreux fiefs en haute, moyenne et basse justice. En 1756, l’aîné des fils avait obtenu de Louis XV l’érection de ces terres en marquisat sous le nom de Brion par lettres patentes enregistrées au parlement de Toulouse.

1776 (Duroc fils a 4 ans). Le 28 mars, une ordonnance ordonne la création de douze écoles royales militaires dans des communes de taille moyenne. Cette réforme fait partie de celles voulues par le Comte de Saint-Germain, secrétaire d’État à la Guerre sous Louis XVI, dans le but d’offrir aux gentilshommes pauvres la même instruction que celle prodiguée à la noblesse de cour : ils recevraient la même éducation et les mêmes instructions que les autres pensionnaires.

Les douze écoles sont : Auxerre, Beaumont-en-Auge, Dole, Effiat, La Flèche, Vendôme, Pontlevoy, Pont-à-Mousson, Rebais, Sorèze, Tournon-sur-Rhone, Tiron. Elles seront toutes supprimées en 1793.

1783 (Duroc a 11 ans). Son père réussit à le faire rentrer dans l’école royale militaire de Pont-à-Mousson, fondée en 1776 par décision royale en remplacement de l’ancienne université jésuite de la ville. L’établissement est confié aux Chanoines réguliers de la Congrégation de Notre-Sauveur. Les bâtiments subsistants, gravement endommagés durant la Seconde Guerre mondiale, abritent aujourd’hui le Lycée Jacques Marquette (photo).

1789 (17 ans). Il est admis à l’école royale militaire de Paris par lettre patente de Louis XVI, mais cette grande école est trop onéreuse pour son père. Il poursuit donc ses études à Pont-à-Mousson.

1792 (20 ans). Il poursuit ses études à l’école d’artillerie de Châlons-sur-Marne. Quatre mois après son entrée, Il demande sa démission et quitte Châlons. Les raisons ? Elles divergent selon les sources (a-t-il rejoint les forces de la coalition, comprenant les nobles français exilés ?).

1793 (21 ans). Six mois plus tard, il sollicite sa réadmission à l’école d’artillerie à Châlons. Il appuie sa demande d’un certificat attestant qu’il a servi dans la garde nationale durant son absence.

Il réintègre l’école, est bien accueilli et se fait tout de suite remarquer par son assiduité et son travail. Classé troisième de sa promotion à sa sortie, le 1er juin 1793, avec le grade de lieutenant en second, il rejoint aussitôt sa première affectation d’officier au 4ème régiment d’infanterie de Grenoble.

1794-1797 (22-25 ans). Duroc est nommé capitaine le 1er frimaire an III, capitaine-commandant en l’an V, aide-de-camp du général Lespinasse, et ensuite du général en chef Napoléon Bonaparte. Il se distingue dans la Campagne d’Italie, surtout au passage de l’Isonzo, où il est blessé grièvement (1797).

1798-1799 (26-27 ans). Il est chef de bataillon et chef de brigade dans la Campagne d’Égypte. Il se signale au siège de Jaffa (à la tête d’un groupe de grenadiers, il s’empare d’une tour et d’un rempart âprement défendu ; il est blessé au cours de cette action). A Saint-Jean-d’Acre, il fait à nouveau preuve d’intrépidité et est grièvement blessé dans le dernier assaut. La bataille d’Aboukir à laquelle il participe ajoute encore à sa réputation.

1799 (27 ans). De retour en France, Duroc participe activement au coup d’État du 18 Brumaire et en est récompensé par le grade de chef de brigade et le titre de premier aide de camp du Premier Consul Bonaparte.

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