PAM St. Martin, église de l’université

L’église Saint-Martin de Pont-à-Mousson est une ancienne collégiale située sur la commune de Pont-à-Mousson dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine. De 1572 à 1768, elle était l’église de l’université dirigée par les Jésuites.

Diaporama n°1 : 35 photos de l’église (architecture, portail, nef, verrière, ancien jubé, anges musiciens).

Diaporama n°2 : 19 photos de la mise du Christ au tombeau (13 personnages).

A. Histoire de l’église. Architecture

Sources : extraits des articles de Wikipédia et de Patrimoine Histoire (nombreuses photos).

« L’église conventuelle de l’ordre des Antonins est édifiée à la fin du XIIIe siècle sous le vocable de Saint-Antoine en complément d’une maladrerie qui existait déjà dans la ville. L’église est bâtie sur la rive droite de la Moselle. Rive droite signifiait être dépendant du diocèse de Metz, alors que la rive gauche où se trouve l’église Saint-Laurent était rattachée au diocèse de Toul.

Dès la fin du XIVe siècle, le premier édifice est remplacé par l’actuel, achevé au début du siècle suivant ».

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1572. « À la suite de la création de l’université par le pape Grégoire XIII, l’église est attribuée aux jésuites.

1764-1786. Les jésuites utilisent l’église jusqu’en 1768, date de leur expulsion du duché de Lorraine (la Compagnie de Jésus est chassée de France en 1764 ; la Lorraine intègre le royaume de Louis XV en 1766 ; les Jésuites quittent la ville en 1768). Ils seront remplacés par les moines Augustins qui ne toucheront pas à l’édifice et à sa décoration. La seule marque de leur passage sera de dédicacer la chapelle Saint-Antoine à l’un des grands saints lorrains de leur ordre, Pierre Fourier.

1777. Saint-Martin devient la chapelle du collège et de l’École Royale Militaire.

1786 (3 juin). Elle remplace l’église paroissiale du quartier de la rive droite de la Moselle, sous le vocable Saint-Martin, après de nombreuses années de tractations entre les habitants de la paroisse, les magistrats de la ville, les chanoines et l’évêque de Toul.

1860. Le portail sud est reconstruit dans le style néo-gothique. De 1860 à 1878, le portail occidental est également restauré, des sculptures sont placées dans les niches vides, dont celle de Sainte Catherine d’Alexandrie (reconnaissable à l’instrument de son martyre, la roue d’écartèlement) ».

Architecture. « Avec son portail en retrait sur les deux tours, son architecte, Jacquemin de Lenoncourt, fait preuve d’originalité.

Les tours de l’église (38 mètres de haut), couronnées d’une galerie finement ajourée, ont une forme octogonale comme celles de la cathédrale Saint-Étienne de Toul, ce qui explique la richesse de leur décor comparé au soubassement des tours d’un gothique plus ancien ».

« La rosace et la verrière qui la soutient renvoient plutôt à la fameuse verrière d’Hermann de Münster sur la façade de la cathédrale de Metz ».

Intérieur. « La sobriété du chœur gothique du XIIIe siècle et l’élégance de la nef du XVe siècle tranchent avec les éléments décoratifs du XVIIIe, de style classique.

Au centre et en bas de la verrière du chevet, un vitrail contemporain montre Saint Martin découpant son manteau pour le partager avec un pauvre. De chaque côté du vitrail, deux statues en pied (Saint Pierre et Saint Paul) ».

Ancien jubé. « Déplacé par les jésuites autour de 1610, il est l’un des rares jubés de Lorraine à être conservés ; il sert de tribune d’orgue et témoigne de la finesse d’un gothique flamboyant. En haut des colonnes supportant le jubé proprement dit, quatre petits anges musiciens. De quels instruments jouent-ils ? »

B. Mise au tombeau

« Mise au tombeau réalisée vers 1420 par le Maître de Pont-à-Mousson, commandée par Baldemar-Johannis de Biebelnheim, qui dirigea la maison des Antonistes de Pont-à-Mousson de 1415 à 1430. Toutefois, les recherches récentes mettent en avant le mécénat de Robert Ier de Bar. C’est un des plus anciens monuments de ce genre en Lorraine qui influencera toutes les mises au tombeau successives de Champagne et de Lorraine, en particulier les œuvres de Ligier Richier notamment son fameux Sépulcre ».

Source principale sur cette mise au tombeau : article de Wikipédia.

« L’église Saint-Martin peut s’enorgueillir d’une magnifique Mise au tombeau, un monument du XVe siècle qui apparaît très compact dans un enfeu dont la voûte est enrichie de nombreux angelots.

Cette œuvre compte treize personnages, vingt-et-un si l’on ajoute les angelots.

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