1787. Hôtel de ville néoclassique

Hôtel de ville de Pont-à-Mousson (54). Cliquer sur les images pour les agrandir

Diaporama de 18 photos.

A. Façade de l’Hôtel de ville de Pont-à-Mousson. Sources. Extraits d’articles de Wikipédia et du livret de Frédéric Maguin, Merveilles & trésors de Pont-à-Mousson, Éditions Koidneuf, 2009, pp. 14-19.

« L’hôtel de ville de Pont-à-Mousson a été construit entre 1787 et 1793 sur les plans de l’architecte Claude Mique (1714-1796) et de l’ingénieur François-Michel Lecreulx (1729-1812).

Édifié dans le style néoclassique, il remplace l’ancien bâtiment municipal construit en 1580 et détruit dans un incendie les 20 et 21 novembre 1781″.

La façade a été réalisée par Johann Joseph Söntgen (1719-1788), puis par Joseph Labroise (1761-1836). Elle se développe sur trois niveaux et se termine par un fronton triangulaire dans lequel une femme drapée présente le blason de la ville tout en se penchant vers l‘allégorie de la Paix. Ce bas-relief est l’œuvre de Söntgen, sculpteur du roi Stanislas.

De part et d’autre du fronton, deux autres allégories représentent la Justice et le Commerce.

Au-dessus du fronton, des aigles encadrant un cadran d’horloge bleu et jaune par-dessus un visage à la chevelure bouclée. Au-dessus, cloches et girouette.

Le nouvel hôtel de ville a été inauguré en mars 1793″.

B. Architecte, Ingénieur, Sculpteur (sources : articles de Wikipédia).

B1. Claude Mique (1714-1796) est le fils de Renaud Mique (1680-1732) et le cousin de Richard Mique. « Architecte du roi de Pologne Stanislas Leszczynski, inspecteur des bâtiments de la ville de Nancy depuis 1762. Il a aussi été l’entrepreneur des chantiers lorrains de son cousin.

En 1749, il a construit les bâtiments des écoles de la Doctrine chrétienne, la salle de comédie et de concert dans l’ancienne salle de l’Opéra de Nancy. Il a transformé l’hôtel de Beauvau-Craon que le roi Stanislas avait acquis en 1751 pour y installer les juridictions de la ville. Il a conduit les travaux de l’intendance élevée sur les plans d’Emmanuel Héré, en 1762. La même année il construit les portes Sainte-Catherine et Stanislas sur les plans de son cousin.

En 1763, il a inventé une machine à poser des tuyaux au fond de la Meurthe pour amener de l’eau douce à Nancy.

ll a mené les travaux de construction de la base du mausolée du roi de Pologne dans l’église de Bonsecours, en 1776. Il a fait les plans de l’église de l’abbaye Saint-Paul de Verdun, en 1785. À partir de 1786, il a construit, avec l’ingénieur François-Michel Lecreulx, l’hôtel de ville de Pont-à-Mousson ».

B2. François-Michel Lecreulx, architecte et ingénieur (1729-Orléans, 1812-Paris).

« Il a suivi ses études d’architectures à l’École nationale des ponts et chaussées. Il fut aussi l’élève de Jean-Baptiste de Voglie et Louis-Alexandre de Cessart.

François-Michel Lecreulx fut Inspecteur des Bâtiments et Usines des Domaines de Lorraine et de Barrois, puis, sous l’Empire, Inspecteur Général des Ponts et Chaussées.

Comme architecte, il édifia, avec talent, l’église de Badonviller de style Louis XVI. Comme ingénieur, il construisit le pont de Frouard et comme urbaniste, il souhaita embellir Nancy avec un projet ambitieux de nouveaux quartiers. Trop onéreux, il prépara un autre projet avec rues et places sur l’actuel cours Léopold.

Il construisit un manège à Lunéville sur ordre de Louis XV, le plus vaste d’Europe (96 mètres par 26).

Il fut aussi ingénieur à la généralité de Paris en 1764 puis en 1775 ingénieur en Lorraine. Enfin, en 1″791, il devient ingénieur en chef du département de la Meurthe ».

Mémoire sur la construction des chemins publics et les moyens de les exécuter [archive en ligne], 1782.

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