1799. Du Directoire au Consulat

Source. Extraits de l’article Gabriel Vital-Durand, 9 novembre 1799, Le Dix-Huit Brumaire inaugure le Consulat, Hérodote.net, 3 mai 2021.

« Le 9 novembre 1799 (18 Brumaire An VIII, selon le calendrier républicain), le général Napoléon Bonaparte (alors âgé de 30 ans) met fin au régime du Directoire par un coup d’État parlementaire. Il instaure un nouveau régime, le Consulat, qui ouvre la voie à sa propre dictature.

Il s’ensuit cinq années durant lesquelles le Premier Consul Bonaparte va mener à bien les réformes initiées par le Directoire. Il va moderniser les institutions et ramener la paix civile ».

  • Source. Version abrégée de l’article de Gabriel Vital-Durand.
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« Mais il va échouer à faire reconnaître par les autres puissances les conquêtes de la Révolution et ne pourra empêcher la formation d’une nouvelle coalition européenne contre la France… 

Dix ans après la prise de la Bastille, la Révolution s’essouffle. Le gouvernement du Directoire est désemparé par les difficultés économiques et militaires, et menacé par un retour prématuré des royalistes…

Le retour d’Égypte du général Napoléon Bonaparte lui offre l’occasion qu’il cherchait. Sieyès voit en ce jeune général couvert de gloire le dictateur de salut public dont la République française a besoin pour éviter le retour de Louis XVIII et de l’Ancien Régime. Il concocte avec lui un coup d’État parlementaire qui passerait par une révision de la Constitution.

Le 18 Brumaire, sous le prétexte d’un «complot des terroristes (royalistes), les deux assemblées des Cinq-Cents et des Anciens sont convaincues de se transporter au château de Saint-Cloud, à l’extérieur de Paris, et de confier la garde de la capitale à Bonaparte.

Complices du complot, trois des cinq Directeurs, Sieyès, Barras et Ducos, démissionnent. Les deux autres, Gohier et Moulin, suspects de sympathies jacobines, sont destitués et arrêtés. 

Le lendemain, la troupe boucle le château de Saint-Cloud. Mais les élus des Cinq-Cents réunis dans la salle de l’Orangerie refusent de modifier la Constitution comme on le leur demande.

Bonaparte, qui a déjà prononcé une médiocre harangue devant les Anciens, fait de même devant les Cinq-Cents. Sa déplorable prestation est accueillie par des huées et les cris : À bas le dictateur !

Violemment pris à partie par les députés et même menacé d’arrestation, il a un moment de faiblesse. Il est sauvé par des grenadiers qui l’amènent hors de la salle. Son frère Lucien qui préside fort opportunément l’assemblée sort à son tour et fait valoir à la troupe que son frère et les élus sont menacés d’assassinat. Le général Murat qui commande les grenadiers leur demande de faire évacuer la salle.

Les députés tout de rouge vêtus sautent à qui mieux mieux par les fenêtres et se dispersent dans le brouillard !

La nuit venue, sur les deux heures du matin, le Conseil des Anciens et quelques élus des Cinq-Cents que l’on a rassemblés manu militari votent enfin une révision de la Constitution. Ils nomment un gouvernement provisoire en la personne de trois Consuls, Napoléon Bonaparte, Emmanuel Joseph Sieyès et Roger Ducos. L’affaire est liquidée et chacun rentre à Paris »…

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