Deux amis, Bonaparte et Duroc

1769. Napoléon Bonaparte est né le 15 août 1769 à Ajaccio (source : article de Wikipédia). La Corse est passée sous administration française le 15 mai 1768.

1772. Géraud de Michel du Roc de Brion dit Michel Duroc est né le 25 octobre 1772 à Pont-à-Mousson.

Sources de cette chronique : extraits d’articles de Wiki, de Wikipédia, d’Universalis, du livre édité par le Musée Au fil du papier, Duroc, l’ami de Napoléon (Pont à Mousson, 2013, 22 pages).

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Bonaparte et Duroc vont tous deux se former dans un collège militaire, et, dans les années 1790, se retrouveront sur les champs de bataille d’Italie et d’Égypte. Ils deviendront deux proches amis.

  • 1813. Michel Duroc tombera au champ d’honneur à la Bataille de Bautzen (Saxe), le 22 mai 1813, à l’âge de 41 ans. Napoléon Bonaparte sera exilé en 1815 dans l’île de Sainte-Hélène et y mourra le 5 mai 1821, à l’âge de 52 ans.
Antoine-Jean Gros, Portrait du Maréchal Duroc, duc de Frioul, après 1804, musée des Beaux-arts de Nancy

Biographie de Michel Duroc : 30 ans en 1802. Naissance dans une famille de militaires (petite noblesse d’épée). Michel Duroc est le fils unique de Claude de Michel du Roc et de son épouse, Anne Papigny. Son père est le cadet de la famille : il devient capitaine de dragons au régiment d’Armenonville ; le roi le fait chevalier de Saint-Louis en 1763 pour sa vaillance lors de la guerre de Sept Ans. Sa famille est originaire du Gévaudan ; elle possède de nombreux fiefs en haute, moyenne et basse justice. En 1756, l’aîné des fils avait obtenu de Louis XV l’érection de ces terres en marquisat sous le nom de Brion par lettres patentes enregistrées au parlement de Toulouse.

1776 (Duroc fils a 4 ans). Le 28 mars, une ordonnance ordonne la création de douze écoles royales militaires dans des communes de taille moyenne. Cette réforme fait partie de celles voulues par le Comte de Saint-Germain, secrétaire d’État à la Guerre sous Louis XVI, dans le but d’offrir aux gentilshommes pauvres la même instruction que celle prodiguée à la noblesse de cour : ils recevraient la même éducation et les mêmes instructions que les autres pensionnaires.

Les douze écoles sont : Auxerre, Beaumont-en-Auge, Dole, Effiat, La Flèche, Vendôme, Pontlevoy, Pont-à-Mousson, Rebais, Sorèze, Tournon-sur-Rhone, Tiron. Elles seront toutes supprimées en 1793.

1783 (Duroc a 11 ans). Son père réussit à le faire rentrer dans l’école royale militaire de Pont-à-Mousson, fondée en 1776 par décision royale en remplacement de l’ancienne université jésuite de la ville. L’établissement est confié aux Chanoines réguliers de la Congrégation de Notre-Sauveur. Les bâtiments subsistants, gravement endommagés durant la Seconde Guerre mondiale, abritent aujourd’hui le Lycée Jacques Marquette (photo).

1789 (17 ans). Il est admis à l’école royale militaire de Paris par lettre patente de Louis XVI, mais cette grande école est trop onéreuse pour son père. Il poursuit donc ses études à Pont-à-Mousson.

1792 (20 ans). Il poursuit ses études à l’école d’artillerie de Châlons-sur-Marne. Quatre mois après son entrée, Il demande sa démission et quitte Châlons. Les raisons ? Elles divergent selon les sources (a-t-il rejoint les forces de la coalition, comprenant les nobles français exilés ?).

1793 (21 ans). Six mois plus tard, il sollicite sa réadmission à l’école d’artillerie à Châlons. Il appuie sa demande d’un certificat attestant qu’il a servi dans la garde nationale durant son absence.

Il réintègre l’école, est bien accueilli et se fait tout de suite remarquer par son assiduité et son travail. Classé troisième de sa promotion à sa sortie, le 1er juin 1793, avec le grade de lieutenant en second, il rejoint aussitôt sa première affectation d’officier au 4ème régiment d’infanterie de Grenoble.

1794-1797 (22-25 ans). Duroc est nommé capitaine le 1er frimaire an III, capitaine-commandant en l’an V, aide-de-camp du général Lespinasse, et ensuite du général en chef Napoléon Bonaparte. Il se distingue dans la Campagne d’Italie, surtout au passage de l’Isonzo, où il est blessé grièvement (1797).

1798-1799 (26-27 ans). Il est chef de bataillon et chef de brigade dans la Campagne d’Égypte. Il se signale au siège de Jaffa (à la tête d’un groupe de grenadiers, il s’empare d’une tour et d’un rempart âprement défendu ; il est blessé au cours de cette action). A Saint-Jean-d’Acre, il fait à nouveau preuve d’intrépidité et est grièvement blessé dans le dernier assaut. La bataille d’Aboukir à laquelle il participe ajoute encore à sa réputation.

1799 (27 ans). De retour en France, Duroc participe activement au coup d’État du 18 Brumaire et en est récompensé par le grade de chef de brigade et le titre de premier aide de camp du Premier Consul Bonaparte.

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Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Italie, E. Mobilité internationale

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