Musée au fil du papier, arts du 18ème

« Le Musée au fil du papier est le musée d’histoire de la ville de Pont-à-Mousson. Installé dans un ancien hôtel particulier de la Renaissance, il est créé en 1999 avec la volonté de présenter la riche histoire de Pont-à-Mousson autour du pont qui en fait son symbole et de son université qui contribua au rayonnement culturel de la cité durant deux siècles (transférée à Nancy en 1768). Le rez-de-chaussée présente un incroyable savoir-faire : la fabrique d’objets d’art en carton-pâte ou papier mâché ».

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Œuvres artistiques du 18ème siècle, exposées dans le musée : statues, reliquaires, peintures.

Diaporama de 29 photos.

Deux parties dans la chronique.

  • Histoire de Saint Pierre Fourier, 1565-1640 (photos d’un des reliquaires le concernant). Source : extraits de l’article de Wikipédia.
  • Histoire du peintre Jean-Baptiste Claudot, 1733-1805 (photos de deux paysages). Source : extraits de l’article d’Art Lorrain.
Vierge du Pont

A. Pierre Fourier « voit le jour au lendemain du Concile de Trente, alors que se lève en occident le renouveau spirituel de la Réforme catholique.

Le duc Charles III de Lorraine, jeune souverain d’une terre de forte catholicité, accueille et applique sans difficulté les décrets conciliaires à la différence de la France qui demeure toujours réservée vis-à-vis des décisions romaines, du fait de ses positions gallicanes. En 1572 est fondée l’université de Pont-à-Mousson qui est confiée aux jésuites.

En 1578, à l’âge de 14 ans, Pierre Fourier entre au collège jésuite de Pont-à-Mousson où il poursuit pendant six ans des études de grammaire et de rhétorique. Son cousin Jean Fourier (1559-1636) y est professeur à la faculté de théologie avant de devenir recteur de l’université.

En 1585, Pierre Fourier, qui a 20 ans, entre chez les Chanoines réguliers de saint Augustin, à Chaumousey près d’Épinal. Ordonné prêtre à Trèves, dont relève l’évêché de Toul, le 25 février 1589, il célèbre sa première messe à l’abbaye de Chaumousey le 24 juin. Il revient ensuite à l’Université de Pont-à-Mousson où il accomplit pendant sept ans des études de théologie et de droit, au contact du légiste Pierre Grégoire fondateur de l’École doctrinale de Droit Public de Pont-à-Mousson. Il est formé à la théologie de Saint Thomas actualisée par le dominicain Cajetan.

La Lorraine connaît à cette époque une période faste marquée par le déclin du régime féodal et l’affermissement de l’autorité de l’État : mise en place d’une magistrature, centralisation du pouvoir ducal, institution des états-généraux. De profondes nouveautés économiques voient également le jour : montée du crédit et du commerce d’exportation, instauration d’une économie dirigée qui préfigure le colbertisme Français. Il revient à l’abbaye de Chaumousey en 1595 et administre la paroisse du village qui dépend de l’abbaye jusqu’en 1597.

On lui confie en 1623 la réforme de son ordre, les chanoines réguliers de saint Augustin, ordre tombé dans un certain laxisme. À de nombreuses reprises entre août 1625 et janvier 1626, Pierre Fourier séjourne à l’abbaye de Domèvre-sur-Vezouze. Il institue la Congrégation de Notre-Sauveur dont il devient le supérieur pour le duché de Lorraine en 1632« .

Reliquaires dédiés à Saint Pierre Fourier.

« Il crée, avec sœur Alix Le Clerc, la Congrégation Notre-Dame pour l’éducation (gratuite) des jeunes filles catholiques et protestantes. Très soucieux des pauvres, il met sur pied des systèmes d’entraide (soupe populaire, caisse de solidarité, prêts sans gages et sans intérêts), il édicte des règles d’hygiène pour lutter contre la propagation de la peste lors de l’épidémie de 1631-32.

En 1636, il fuit l’invasion de la Lorraine par les troupes françaises et se réfugie à Gray où il va se dévouer au service de la population jusqu’à sa mort. Il est canonisé par le Pape Léon XIII en 1897.

Le 9 décembre 1640, à la mort de Pierre Fourier, la population de Gray avait demandé à conserver son cœur, qui est placé alors dans la chapelle des fonts baptismaux (aujourd’hui chapelle du Christ mort). Après la canonisation du saint, il est placé dans le tabernacle du retable ».

B. Jean-Baptiste Claudot (1733-1805)

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