Louis XV meurt le 10 mai 1774

Louis XV. Maladie et mort (26 avril – 10 mai 1774).

Source 1. Site du Château de Versailles. Extraits de l’article : Mort de Louis XV (1710-1774)

« Parti le 26 avril 1774 au Petit Trianon avec Mme » Du Barry (1743-1793) et quelques intimes, le roi se réveille le lendemain incommodé. Il est courbaturé et a mal à la tête. Il entend, cependant, maintenir la chasse prévue. Le soir même, toujours indisposé, il se couche sans souper. Le mal augmente.

On fait venir, le 28, son Premier chirurgien qui ordonne son transfert à Versailles. Prétextant que « c’est à Versailles qu’il faut être malade », les médecins se querellent sur le diagnostic et les remèdes à apporter. Vers 10h30, plus de doute possible : le roi a la petite vérole, maladie qu’il n’a pas contractée précédemment et contre laquelle il n’est pas immunisé. On écarte la famille royale pour éviter tout risque de contagion. Paradoxalement, une partie de la Cour est soulagée. La maladie est connue, et le roi s’en remettra. D’autres au contraire sont plus pessimistes.

Le fait est que les maux de tête persistent et que la fièvre augmente. Le corps se couvre de boutons. Le 1er mai, l’état du roi semble stationnaire. Il s’améliore progressivement à mesure de la suppuration du corps et du visage.

Arrive le 8 mai, moment-clé d’évolution de la maladie : elle peut s’accroître ou décroître. Elle redouble. La fièvre augmente, le pouls s’emballe. Le roi délire et la suppuration diminue. Les médecins le considèrent comme perdu.

Le 9 mai, le mal ne cesse de progresser. Les croûtes et les boutons séchés virent au noir et ceux formées dans la gorge empêchent toute déglutition. On fait venir le Confesseur et le Premier aumônier du roi qui lui administre l’extrême onction. On lui prescrit, sans espoir, un ultime remède. Le roi a le visage noirci et déformé par les croûtes.

Le matin du 10 mai, il est prostré, mais encore conscient. Il entame son agonie à 11h00. Elle ne s’achèvera qu’à 15h15.

Aux cris de Vive le roi !, la foule des courtisans dévale la galerie des Glaces pour se rendre dans l’appartement du Dauphin au rez-de-chaussée. Louis XVI (1754-1793) et Marie-Antoinette (1755-1793), selon Mme Campan, se mettent à genoux et murmurent, enlacés : Mon Dieu, guidez-nous, protégez-nous, nous régnons trop jeunes ! »

Louis XVI, petit-fils de Louis XV, a 20 ans. Son règne commence : il durera 18 ans et 4 mois.

« Quand le roi Louis XV tombe malade, victime de la variole noire, la comtesse reste à son chevet, sincèrement affectée, tandis que s’éloignent la plupart des courtisans. Mais le roi, soucieux de mourir en bon chrétien, s’oblige à l’éloigner et lui demande de quitter Versailles pour le domaine du duc d’Aiguillon, à Rueil ».

Source 2. Jeanine Huas, Madame du Barry, Tallandier, 2011, 341 pages. Books Google reproduit largement les chapitres 1 à 18, et non les chapitres suivants.

Madame du Barry en Flore. Peinture de François Hubert Drouais (1727-1775), Musée des Beaux-arts d’Agen.

La maladie et la mort du Roi sont exposées dans le chapitre XIX, Adieu Versailles ! pp. 201-210.

Captures des pages 207 à 210.

4ème de couverture du livre de Jeanine Huas. « L’origine modeste de la comtesse du Barry et l’amour profond que lui portait Louis XV ont rapidement provoqué l’hostilité d’une partie de la Cour, si bien que Jeanne du Barry eut longtemps mauvaise réputation. Rien ne prédestinait Jeanne Bécu, certes fort jolie mais fille d’une domestique, à une ascension aussi soudaine qu’incroyable. Présentée au roi, elle le séduit et devient sa dernière favorite. Mais, à Versailles, ses ennemis, la dauphine Marie-Antoinette et Choiseul la jugent frivole et intrigante. Or, intelligente et femme de goût, elle parvient à imposer son influence et son style. Jeanne doit pourtant quitter la Cour à la mort du roi. Et, quelques années plus tard, c’est sur l’échafaud que s’achève sa vie tumultueuse. Nombre de grands seigneurs et leurs commensaux l’ont vilipendée par écrit, mêlant le vrai et le faux avec tant d’habileté que bien des historiens s’y sont laissé prendre. Avec l’aide de documents non encore exploités, Jeanine Huas a fait justice de ces inexactitudes et montré le vrai visage de Mme du Barry : celui d’une femme au destin exceptionnel, généreuse et véritablement indépendante ».

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  1. Souvenir de la visite de l’Hotel Dubarry à Toulouse, Lycée Saint-Sernin (lycée public !)