Metz, août 1744. Louis XV se meurt ?

Source 3. Extraits de : En août 1744, Louis XV tombe malade, WalkTsin, 2 mai 2008, Blog Sempterfidelis.

« Après ses victoires décisives en Flandre, Louis XV, sans prévenir personne, décide de se rendre à Metz. Le roi, vainqueur à Menin, Courtrai, Ypres, Dixmude, voulait dire aux Lorrains toute sa sollicitude.

En un peu plus d’une semaine, Metz n’eut qu’une préoccupation : accueillir Louis XV avec magnificence. Le 4 août 1744, à 7 heures du matin, les lève-tard furent réveillés par la Mutte. Mais l’énorme bourdon annonçait surtout l’arrivée du roi. Les milices bourgeoises rééquipées de neuf, se présentèrent avec douze drapeaux neufs, encadrées par de beaux officiers en uniforme rouge et or. Suivaient les grands Cadets, 250 jeunes gens de 20 à 25 ans, qui devaient mesurer plus de 1 mètre 75. A leur tête, M. Perrin, écuyer, syndic de la ville, en uniforme bleu et argent. Les petits Cadets, 150 enfants de 10 ans, tout de rouge vêtus, maniaient avec beaucoup de grâce des lances trop grandes pour eux. Le commandant des petits Cadets, lui-même âgé de 10 ans, était le propre fils du grand bailli de Metz, M. de Tschudy.

Vers midi, les sonneries royales éclatèrent. Le roi de France entrait dans la ville. Il y était accueilli par le maréchal-duc de Belle-Isle, gouverneur des Trois Évêchés et M. de Rochecombe, lieutenant du Roi, commandant la ville. Le premier échevin, M. Simon, remit au roi les clefs de la ville en disant : Sire, rien de plus glorieux et de plus heureux pour nous et pour cette province que l’arrivée de votre Majesté.

Le roi s’avança vers la place du Pont des Morts où avaient été construites des grottes d’où jaillissaient des cascades de vin ! Puis le roi demanda à se rendre à la cathédrale. Il y est reçu par Claude de Rouvroy de Saint-Simon, prince de Metz, entouré des chanoines et des curés de la ville. Après l’homélie et le Te Deum, le roi, précédé par ses Gardes du corps et ses trompettes, arrive enfin au palais du Gouverneur. Au soir, des dizaines de fagots embrasés et près de 300 fusées multicolores finirent d’illuminer cette première journée du roi à Metz.

Le lendemain, 5 août, Mathieu de Montholon, les présidents à mortier, les conseillers, les magistrats, présentèrent au souverain l’assurance de leur fidélité et celle du parlement de Metz. Le 6 août, le roi reçut l’hommage des habiroux de la ville. En tête, écrit Pierre de la Condamine, allaient à pied, deux à deux, le grand rabbin et les syndics de la communauté juive, suivis de deux vieillards à cheval, l’épée à la main, vêtus de velours noir et d’une veste de drap d’or. Derrière trois hautbois en volants rouges, marchaient quarante vieillards en costume de sabbat et chapeau plat, deux à deux, n’ayant de blanc que leur immense barbe et leur rabat. Aux quarante barbus succédèrent deux compagnies équestres: plus de 80 chevaux carapaçonnés de drap écarlate, crins tressés et enrubannés. Les cavaliers en noir portaient en bandoulière un large ruban jaune où se lisaient les armes de France et de Navarre et l’inscription  »Vive le roi ». Les chantres de la synagogue venaient juste avant le char.

Le 7 août est consacré à la tournée des popotes : visites de garnisons, de fortins, de fabriques d’armes, entretien politique avec un envoyé du roi de Prusse, M. de Schmettau.

Le 8 août, un nouveau Te Deum, à la cathédrale, doit célébrer la prise de Fort-Dauphin, dans le Piémont. Mais, au matin du 8, le roi, qui a mal dormi la nuit précédente, reste couché. Il se plaint de douleurs dans le ventre. L’entourage du roi s’affole »... Lire la suite en ligne…

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