1745. La marquise de Pompadour

Biographie. Les 28 premières années de Jeanne-Antoinette Poisson (1721 à 1749). Devenue la nouvelle favorite de Louis XV, elle est promue Marquise de Pompadour en 1745.

Deux sources principales pour cette chronique de 4 pages : larges extraits de l’article de Wikipédia et bonnes feuilles du livre de Robert Muchembled, Madame de Pompadour. Deux autres sources pour aller plus loin (en page 4).

1721 (29 décembre). Naissance de Jeanne-Antoinette Poisson, future marquise de Pompadour, fille de François Poisson, écuyer de Son Altesse royale Monseigneur le duc d’Orléans, et de Louise-Madeleine de La Motte, son épouse.

Jeanne-Antoinette doit ses prénoms à son parrain, Jean Pâris de Monmartel, et à la nièce de ce dernier, Antoinette Justine Pâris, sa marraine. François Poisson, fils de tisserands, s’est marié trois ans plus tôt, le 11 octobre 1718, avec Madeleine de La Motte qui appartient à une famille plus élevée. De cette union naîtront deux autres enfants : Françoise Louise Poisson (15 mai 1724) et Abel-François (18 février 1727).

1727. François Poisson a débuté comme conducteur dans le service des vivres. Remarqué par les frères Pâris, des financiers liés à la famille de La Motte, il a rendu de grands services en Provence, au moment de la peste. Mais, chargé comme commissaire aux vivres du ravitaillement de Paris pendant la disette de 1725, il est accusé de trafics et ventes frauduleuses, et est contraint de quitter le pays ; il s’exile en Allemagne. Une commission du Conseil le déclare débiteur pour la somme de 232 430 livres. Le 12 août de la même année, une sentence du Châtelet de Paris décide la séparation de biens avec son épouse, mais leur maison rue Saint-Marc est saisie.

L’étonnant activisme financier des années 1718-1726. Les frères Pâris et François Poisson.

1727. Avant son départ, François Poisson confie sa fille Jeanne-Antoinette, qui a 5 ans, au couvent des Ursulines de Poissy. Ce couvent est connu pour l’éducation des jeunes filles issues notamment de la bourgeoisie. La santé de Jeanne-Antoinette est fragile. Mais elle souffre aussi moralement d’une double absence : celle de son père exilé, et celle de sa mère qui mène une vie pour le moins mouvementée.

1730. Jeanne-Antoinette est reprise par sa mère à Paris. Elle reçoit alors une éducation soignée et l’enseignement des arts d’agrément, tels que le dessin, la musique, la peinture, la gravure, la danse, les cours de chant mais aussi de déclamation. Dans ce cadre, elle découvre le salon littéraire de Madame de Tencin, une amie de sa mère, qui deviendra la marraine de sa fille, puis se lie d’amitié avec la jeune voisine de celle-ci, Marie-Thérèse de La Ferté-Imbault. C’est dans ce cercle que la jeune fille va apprendre l’art de la conversation et les valeurs de l’esprit.

Pendant l’éloignement de François Poisson, sa femme Madeleine de La Motte a, entre autres amants, le riche fermier général Charles François Paul Le Normant de Tournehem, célibataire et amateur d’art. L’infidélité notoire de Madeleine a fait naître l’hypothèse d’une liaison plus précoce avec Jean Pâris de Monmartel ou Le Normant de Tournehem, d’où la suspicion que Jeanne-Antoinette soit leur fille naturelle.

1741 (mars). Mariage de Jeanne-Antoinette. Le Normant, après avoir veillé à l’éducation des deux enfants de sa maîtresse, la fait épouser dès qu’elle eut 19 ans, son neveu et héritier Charles-Guillaume Le Normant d’Étiolles, âgé de 24 ans.

Le contrat de mariage

Le couple a un fils, Charles Guillaume Louis, né le 26 décembre 1741, qui meurt dans sa première année.

1 commentaire

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Une réponse à “1745. La marquise de Pompadour

  1. Avec ce billet j’ai appris qu’il n’y a pas que des Jonchère en Limousin. Il est dit que la marquise n’est pas venu à Pompadour. Pourtant c’est joli avec les courses ! Mais le Club Méd spécialisé dans l’équitation n’a pas attiré les foules dans le coin. Il a dû fermer.

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