18ème. Architectes de St-Pétersbourg

Palais et églises : les architectes les plus connus sont les Rastrelli, le père, Carlo Bartolomeo Rastrelli (1675-1744), et le fils, Francesco Bartolomeo Rastrelli (1700-1771). C’est en 1716 que la famille s’est installée durablement à Saint-Pétersbourg.

Autres architectes : Grigori Fedorov, Ivan Kolodine, Christian Knobel, Carlo Rossi, Piotr Sadovnikov Sava Tchévakinski, Domenico Trezzini, Georg Friedrich Veldten, Andreï Voronikhine.

Diaporama de 43 photos (Pierre Dubois, juillet 2005).

« Pierre le Grand et ses successeurs, désireux de faire de leur État une monarchie conforme aux modèles de l’Europe occidentale, feront ainsi appel tout au long du 18ème siècle à des artistes italiens ou français, et les plus aventureux d’entre eux trouveront dans ce lointain empire un terrain d’action bien plus vaste et bien moins concurrencé qu’à Paris ou à Rome.

Rastrelli, le père, était à la fois architecte, ingénieur et sculpteur. On lui doit deux importantes statues en bronze de Pierre le Grand et de la tsarine Anna Ivanovna. Il développa sur le tard un style baroque aisément reconnaissable, avant d’être limogé par Catherine II qui trouvait son style trop vieillot ».

Francesco, plus remarquable que son père, « fut essentiellement un architecte, d’une inspiration si délibérément moderne que, pour les Russes, le nom de Rastrelli est à peu près l’équivalent de rococo. Ses travaux, fort nombreux, sont disséminés dans tout l’ancien empire des tsars ; il faut citer le palais d’Hiver, le couvent Smolny et, au sud de Saint-Pétersbourg, le palais de Tsarskoïe Selo, non pas construit, mais totalement remanié par Rastrelli de 1749 à 1756« .

« L’ampleur du parti général, l’importance des cours et des espaces extérieurs montrent l’attention soutenue prêtée aux maîtres italiens, sinon à ceux de l’Europe centrale. Mais, dans le détail du décor, l’influence française est nettement perceptible. Il serait d’ailleurs injuste de ne voir en Rastrelli qu’un épigone qui transpose en Russie des modèles occidentaux ; il sut, au contraire, tirer parti de l’adaptation des formules baroques aux traditions locales, par exemple dans l’église Saint-André de Kiev (1747-1752).

Francesco fut un chantre d’un style baroque appelé baroque élisabethain faisant la transition avec le style néoclassique, dans une forme de plus en plus épurée appelée aussi le Baroque Rastrelli. Ce nouveau style dont il fut l’un de ceux qui lui préparèrent le chemin, c’est ce que l’on appelle en Russie, le style Empire. Mais l’art de Rastrelli est encore empreint de références Rocaille« .

Partie A. 1710-1730. Cathédrale de la Transfiguration-du-Sauveur, à Ouglitch sur la Volga (source : article de Wikipédia). « Elle a été construite sous la direction de Grigori Fedorov en 1710 à la place de celle en bois qui existait auparavant et qui fut détruite. Elle est typique du style architectural de Iaroslav au 17ème siècle. Avec ses cinq coupoles, elle forme un ensemble homogène. L’absence de piliers à l’intérieur de l’édifice permet de donner un sentiment d’espace ».

« La tour-clocher a été édifiée en 1730, au sud de la cathédrale dans le style de son époque. La façade sud de l’édifice est orientée vers la ville. Elle est garnie de motifs végétaux sculptés.

19ème siècle. Un portique de style classique a été ajouté et la peinture murale réalisée dans le style architectural de genre classique, à la demande du prince de la Famille Galitzine par un groupe de peintres dont Timophée Medevdev était le coordonnateur. Les couleurs utilisées pour les scènes représentées sont claires et donnent une impression d’espace ».

Partie B. 1712-1717. La perspective Nevski (source : article de Wikipédia) « a été baptisée ainsi en l’honneur d’Alexandre Nevski); Elle est l’avenue principale de la ville, longue de 4,5 km.

Planifiée par Pierre le Grand pour être un point de passage de la route Novgorod – Moscou, l’avenue fut commencée en 1712. Sa construction fut principalement effectuée en 1717.

Elle conduit de l’Amirauté jusqu’au monastère Alexandre-Nevski. Aujourd’hui, elle va jusqu’à la gare de Moscou (achevée en 1851), en passant par la place Vosstaniïa (place de l’Insurrection) ».

« En 1743, dans un contexte de raidissement religieux (expulsion des juifs de Russie en 1742, vexations anticatholiques, censure religieuse), l’impératrice Élisabeth Petrovna eut le projet de faire fermer tous les édifices religieux de la perspective Nevski qui n’étaient pas de rite orthodoxe, mais elle y renonça devant le coût du projet« 

Partie C. 1712-1733. Cathédrale Pierre-et-Paul (source : article de Wikipédia). « Cathédrale orthodoxe située dans la forteresse Pierre-et-Paul, elle devait devenir devenir la nécropole de la famille impériale russe des Romanov.

La cathédrale fut construite de 1712 à 1733 sous le tsar puis l’empereur Pierre Ier de Russie en suivant les plans de l’architecte Domenico Trezzini en remplacement d’une église en bois. Elle est donc l’un des monuments les plus anciens de Saint-Pétersbourg.

Nommée d’après les apôtres Pierre et Paul, elle fut la première collégiale construite en pierre à Saint-Pétersbourg. Au sommet de sa flèche atteignant une hauteur de 123 mètres se dresse un ange tenant une croix. Cet ange est l’un des symboles les plus importants de Saint-Pétersbourg ».

Partie D. 1741-1762. Le Palais d’hiver pendant le règne d’Élisabeth (source : extraits de l’article de Wikipédia).   

« A partir de 1732, le Palais d’Hiver a été la résidence officielle des monarques russes. Il a été construit sur une échelle monumentale qui était destinée à refléter la puissance et le pouvoir de la Russie impériale. Du palais, le tsar régnait sur 22 400 000 kilomètres carrés (soit près du sixième de la surface émergée terrestre) et sur plus de 125 millions de sujets à la fin du 19ème siècle.

Il a été conçu par de nombreux architectes, notamment Bartolomeo Rastrelli, dans ce qui est connu sous le nom du style baroque élisabéthain. Le palais vert et blanc a la forme d’un rectangle allongé et sa façade principale mesure 250 mètres de long et 30 mètres de haut. Il a été conçu pour contenir 1 786 portes, 1 945 fenêtres, 1 500 pièces et 117 escaliers.

À la suite d’un grave incendie, la reconstruction du palais de 1837 laissa l’extérieur inchangé, mais une grande partie de l’intérieur fut redessinée dans une variété de goûts et de styles, conduisant le palais à être décrit comme un palais du 19ème inspiré par un modèle de style rococo« .

1 commentaire

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Une réponse à “18ème. Architectes de St-Pétersbourg

  1. Merci de raviver des souvenirs et d’y ajouter de l’histoire.