Sélestat. Les maîtres et les élèves

C. Suétone, début du 2ème siècle, auteur latin du Haut Empire, La Vie des douze Césars.

« Il s’agit des biographies des premiers dirigeants de Rome ayant porté le nom et le titre de César, de Jules César à Domitien.

On souligne généralement la richesse et parfois la qualité des informations de Suétone, qui a eu accès à des archives impériales en raison de ses fonctions (secrétaire personnel de l’empereur Hadrien). La succession des biographies donne une histoire continue de l’Empire romain, de la fin de la République à la fin de la dynastie flavienne.

Il n’en reste pas moins que Suétone se montre parfois peu critique et n’hésite pas à colporter rumeurs et calomnies. Ce faisant il exprime aussi les opinions d’une partie du sénat et des chevaliers qui lui étaient associés, et présente souvent le régime impérial sous son jour le plus sombre

Livre I à VI : César, Auguste, Tibère, Caligula, Claude, Néron. Livre VII : Galba, Othon, Vitellius. Livre VIII : Vespasien, Titus, Domitien.

Chaque biographie est organisée non pas suivant un ordre chronologique, mais par species, c’est-à-dire par rubrique : description des origines familiales, carrière avant l’ascension au pouvoir, actions publiques, vie privée, apparence physique, mort, prodiges divers ».

D. Tertullien (vers 155-225), premier père de l’église d’Occident (source Encyclopédie Universalis). Édition princeps de ses œuvres réalisée par Beatus Rhenanus et imprimée à Bâle par Jean Froben en 1521.

« Tertullien est né et a vécu à Carthage, dans une période déterminante pour l’histoire de la civilisation occidentale, à l’articulation exacte de deux mentalités qui s’affrontent encore, mais dont il devait être le premier à tenter la synthèse. Né païen, d’éducation et de formation païennes, cultivé, curieux, inquiet de tempérament, il occupe une place particulièrement importante dans l’histoire du christianisme, mais aussi dans celle des lettres latines. Il est sans conteste le premier en date des grands moralistes et des grands théologiens d’Occident.

Du fait des circonstances plus que par goût personnel, il fut amené à écrire une œuvre qui est presque entièrement polémique, caractère qui lui confère une certaine raideur, n’en facilite pas l’accès et, surtout, tend à donner de l’homme une image déformée. D’autre part, à une époque où, pour diverses raisons, la littérature latine paraît sur son déclin, il assure brillamment le relais, en lui communiquant une inspiration nouvelle. Ce converti, attiré sur le plan de l’éthique par l’ascétisme de l’hérésie montaniste, n’a jamais négligé l’esthétique, par souci d’efficacité autant que par attachement réfléchi aux valeurs anciennes.

La vie de Tertullien est mal connue et donne lieu encore à des hypothèses divergentes. À cela il y a deux raisons principales : d’abord – et ceci est un trait de son caractère que l’on a insuffisamment souligné – l’extrême discrétion dont Tertullien fait preuve le plus souvent dans les domaines qui le touchent personnellement ; ensuite, la défiance qu’inspira son passage à l’hérésie montaniste, et qui fit tendre un voile pudique d’anonymat sur sa vie, voire sur son œuvre. Dans ces conditions, les certitudes sont rares »…

E. Justinien 1er (482-565). Source Wikipédia. Empereur  ayant régné de 527 jusqu’à sa mort. Il est l’une des principales figures de l’Antiquité tardive. Que ce soit sur le plan du régime législatif, de l’expansion des frontières de l’Empire ou de la politique religieuse, il a laissé une œuvre considérable.

« Justinien, Opuscula Historica, publié en 1500 par Jean Petit, imprimeur libraire, libraire juré de l’université de Paris. Fils et petit-fils de bouchers parisiens de la rue Saint-Jacques. Succursales à Lyon et en Normandie (fait notamment imprimer à Rouen). Décédé peu avant le 14 octobre 1540″.

F. Bède Le Vénérable (673-735). Source : Wikipédia.

« Bède est un moine et lettré anglo-saxon. Son œuvre la plus célèbre, l’Histoire ecclésiastique du peuple anglais, lui a valu le surnom de Père de l’histoire anglaise.

Bède est un enseignant aussi bien qu’un écrivain. Il est linguiste et traducteur. Ses traductions des œuvres grecques et latines des premiers pères de l’Église ont joué un rôle important dans le développement du christianisme en Angleterre. En 1899, Bède est proclamé Docteur de l’Église par le pape Léon XIII ; il est à ce jour le seul natif de Grande-Bretagne à avoir été ainsi honoré.

Vers 701, Bède rédige ses premières œuvres, le De Arte Metrica et le De Schematibus et Tropis, toutes deux destinées à servir de support d’enseignement. Il continue à écrire jusqu’à sa mort, produisant plus de 60 livres dont la plupart ont survécu. Son dernier texte connu est une lettre à Egbert d’York, un de ses anciens étudiants, écrite en 734″.

G. Pierre de La Ramée latinisé en Petrus Ramus (vers 1515 – 26 août 1572) est un logicien et philosophe français converti au calvinisme. Source : Wikipédia.

Pierre de la Ramée fut assassiné durant les massacres de la Saint-Barthélemy. C’est un des plus grands savants humanistes du XVIe siècle.

« L’œuvre de la Ramée est caractérisée par la grande diversité des matières abordées (logique, philosophie, histoire, mathématiques) et également par sa complexité. En effet, Ramus a constamment remanié et republié ses propres ouvrages et on ne compte pas moins de vingt-et-une éditions différentes des Dialectica.

Son but est la refondation de l’enseignement suivant les principes de l’humanisme, par une unification de l’étude des sciences, les mathématiques ne représentant qu’une étude préliminaire à celles des arts du discours (Oratio 1544).

Son ambition est proclamée dans une Oratio de 1546 : Introduire l’éloquence dans la philosophie et la philosophie dans tout discours. Il dénonce la morbus scolasticus, maladie scolastique, et l’admiration inconditionnelle d’Aristote. Pour Ramus, vauldroit beaucoup mieux avoir usaige sans art qu’art sans usaige« .

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  1. Rappel de cours du Centre François Viète, Histoire des sciences !