Crespi dit Lo Spagnolo (1665-1747)

Giuseppe Maria Crespi dit Lo Spagnolo, né le 14 mars 1665 à Bologne où il est mort le 16 juillet 1747, est un peintre et graveur italien.

Le musée des Beaux-arts de Strasbourg possède trois peintures de Crespi :

  • L’Amour vainqueur ou L’Ingegno (vers 1695-1700) : partie 1 de la chronique.
  • Portrait de jeune homme accordant sa pandurina (1700-1710) : partie 2.
  • Le Christ tombé sous la croix (vers 1740) : partie 3.

Diaporama de 17 photos. La 1ère et la dernière photo (les deux tours de Bologne, la statue de Neptune), ainsi que la photo de céroplastie anatomique (partie 4) ont été prises par mes soins. J’ai en effet eu le bonheur de pouvoir travailler à Bologne, 4 mois en 1998 et 2 mois en 2008.

Autoportrait de Crespi, vers 1700, Source Wikipédia

Source : citation de l’article de Wikipédia. « Crespi est le fils de Girolamo Crespi et Isabella Cospi. Il a été surnommé Lo Spagnolo pour son habitude de porter des habits serré,s typiques de la mode espagnole de l’époque.

Élève de Domenico Maria Canuti, il se laisse d’abord imprégner par le naturalisme des Carrache, en particulier par Ludovico, diffusé par Carlo Cesare Malvasia dans la Bologne de l’époque.

Le pape Benoît XIV l’engagea comme peintre personnel, et lui donna le titre de comte palatin ».

Tableau de Pierre Subleyras, 1741 (copie du portrait peint en 1740 par Crespi)

« En 1708, il se présente au grand-prince Ferdinand de Toscane qui l’invite à séjourner à la villa Pratolino en 1709, où il réalisera La Foire de Poggio a Caiano, inspirée d’une œuvre de Jacques Callot ».

Partie 1. L’Amour vainqueur ou L’Ingegno, vers 1695-1700, huile sur toile, 114 x 95 cm. Source : notice du MBA de Strasbourg.

« C’est seulement depuis quelques années que les critiques considèrent Giuseppe Maria Crespi comme l’un des plus remarquables artistes italiens de la première moitié du XVIIIe siècle. Ce fut un peintre très éclectique : il réalisa de grands retables, des natures mortes et des portraits. Le mélange d’attention naturaliste et d’émotion contenue qui apparaît dans son travail, allié à de grandes qualités de luministe, confère à l’œuvre de Crespi une grande originalité.

Ce tableau représente l’Ingegno, personnification de l’esprit d’invention : l’arc et la flèche évoquent son adresse et sa pénétration ; l’aigle et le cimier signifient sa générosité, la hauteur et la justesse de ses vues.

Il est possible de voir ici également le thème de l’Amour vainqueur : il apparaît sous la forme d’un bel adolescent souriant qui, l’arc et les flèches à la main, se désigne lui-même de l’index comme l’éternel vainqueur sur tout ce qui pourrait nous distraire de l’amour, notamment les sciences et les lettres, symbolisées par le livre qu’il écrase de sa main gauche et l’astrolabe placé derrière lui.

La figure, vue à mi-corps, se détache par son intense luminosité sur un fond neutre. L’ensemble de la composition se fond dans la monochromie et le coloris ne joue que sur des subtiles nuances de brun, de jaune, et de beige, que viennent ça et là animer quelques légères touches plus froides. Tout semble être conçu pour mettre en valeur la triomphante et éclatante beauté du personnage ».

Partie 2. Portrait de jeune homme accordant sa pandurina, 1700-1710, Hauteur en cm 81.5, Largeur en cm 69, Huile sur toile (ovale). Source : Pop culture.

« Un jeune homme, vêtu d’une chemise blanche et d’un veston brun-rouge accorde une pandurina posée sur ses genoux. Assis de trois quarts, il est entouré des instruments de ses loisirs : une raquette et un volant sont posés sur une table, une arbalète est laissée contre un mur. Derrière le personnage, un vase avec des fleurs claires prend également place sur une table. Le personnage, unique protagoniste du tableau se détache d’un fond très sombre ».

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