23/2/1749. Feu d’artifice pour la paix

23 Février 1749. Feu d’artifice à Strasbourg, pour fêter la paix signée à Aix-la-Chapelle et qui marque la fin de la Guerre de succession d’Autriche.

« Représentation des édifices et décorations élevées, et du feu d’artifice. Exécuté le 23 Février 1749 par les Ordres du Magistrat de Strasbourg, sur la Rivière d’Ill, proche l’Hôtel du Gouvernement, à l’Occasion de la publication de la paix ». Auteur, Weis, graveur.

Cabinet des estampes et des dessins de Strasbourg. Source EV 14 24

Diaporama de 15 photos (deux estampes, légendes en bas des œuvres, détails).

Article de Véronique Umbrecht (en ligne), La fête mise en scène dans Strasbourg au XVIIIème siècle. De l’architecture éphémère à l’architecture permanente, Fêtes en Alsace de l’Antiquité à nos jours, Open Edition Journals, Revue d’Alsace, 141 | 2015, pp. 105-129.

Résumé. « La fête est vécue comme un moment de liesse, un temps hors norme. L’ordre social se renverse ; les bourgeois côtoient les gens du peuple dans une promiscuité temporaire. Les relations humaines ne sont pas les seules à être bouleversées. La ville est aussi amenée à se métamorphoser.

Les artistes et les techniciens sont réunis au service de la promotion du pouvoir royal ou local. Ils transforment les rues, les places. Ils redessinent les perspectives : les bâtiments sont tantôt masqués par des architectures éphémères, tantôt habillés de décors postiches. La lecture de l’espace urbain et des édifices est réécrite dans une mise en scène onirique. Le soir venu, la lumière et le feu d’artifice sont orchestrés pour enflammer les cœurs et les édifices…

Cependant la fête ne serait pas complète sans la participation active de la population. Les édiles locaux incitent fortement à rassembler le plus de monde pour acclamer les princes sur leur passage. C’est l’occasion pour le peuple de côtoyer le bourgeois dans un élan commun d’allégresse. Des gradins ou des galeries en bois sont installés sur les façades des bâtiments pour accueillir la fine fleur de la noblesse ou de la bourgeoisie alsacienne : le Magistrat avoir fait dresser d’intervalle en intervalle des échafauds occupés par le reste de la jeunesse de Strasbourg proprement habillée.

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