Strasbourg. Marché-Gayot (1769)

Histoire de la Place du Marché-Gayot. Trois sources : articles de Wikipédia, Archi-Wiki, Maisons de Strasbourg.

Diaporama de 12 photos.

A. Histoire de la place. Du camp militaire romain à l’hôtel de Brunswick. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Le camp militaire romain d’Argentorate est divisé en quatre parties par le croisement de la voie prétorienne (via praetoria ou decumanus, l’actuelle rue des Hallebardes et rue des Juifs) et la voie principale (via principalis ou cardo, l’actuelle rue du Dôme). Le prétoire (habitation du commandant de la légion, praetorium) se trouve à l’intersection des deux voies et s’étend jusqu’à l’actuelle impasse de Bière (rue des Frères) où sont installés le secrétariat et les archives (librarium). Au sud-est du prétoire, l’emplacement de l’actuelle place du Marché-Gayot était occupé par l’hôpital des légionnaires (valetudinarium) dont des vestiges ont pu être retrouvés.

Sur l’emplacement de l’angle de la rue des Frères et de la rue des Écrivains s’élevait au début du XIVe siècle l’Hôtel canonial des chanoines Henri et Jean d’Arenberg. Peu après la Réforme, ce bâtiment fut transformé en une école de filles. En 1535, cette école, qui comptait 56 élèves, était dirigée par le musicien Hans Graber, de Landsperg ; en 1565, par Grégoire Graber, également musicien, et en 1587 par un certain Kilian Wyderlin. Mitoyen de cet emplacement, en descendant la rue des Écrivains se dressaient trois vieilles maisons qui avaient façade sur le Hasengesselin, une ruelle tortueuse qui s’enfonçait dans l’îlot de l’actuelle place du Marché-Gayot pour rejoindre la rue des Veaux.

À la Renaissance, le site est celui de l’Hôtel canonial des chanoines de Brunswick. Les membres de la famille de Brunswick se succèdent, en effet, au chapitre de Strasbourg et cet hôtel leur permet de s’acquitter de leur devoir de résidence. Georges de Brunswick, chanoine de Strasbourg à partir de 1520, sera aux côtés du doyen Sigismond de Hohenlohe de ceux qui favoriseront le passage de la ville à la Réforme.

Au début du XVIIe siècle, l’Hôtel de Brunswick est entouré d’un grand nombre de vieilles et noires masures, au centre desquelles se trouve une chapelle faisant partie de l’Auberge du Perdreau (Zum Rebhuhn). C’est dans cette auberge que s’arrêtent les premiers coches qui assurent le service de Paris à Strasbourg. Pendant une nuit de dimanche de l’année 1682, un incendie éclate dans l’auberge. Le feu se propage avec tant de violence que tous les habitants – hommes et chevaux – y trouvent la mort. Le quartier entier est gagné par les flammes et détruit. De là le nom qui lui restera jusqu’aujourd’hui de Cour-Brûlée (Der Verbrennt Hof) ».

B. Édification de la Place du Marché-Gayot en 1769. Source : extraits de l’article d’Archi-Wiki.

« La place du Marché-Gayot est créée en 1769 à l’initiative du préteur royal François Marie Gayot de Bellombre (1761-1768), conseiller d’état, intendant des armées du Roy, prêteur royal de la ville de Strasbourg, et par son fils et successeur Félix-Anne (1767-1769).

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du plan d’agrandissement et d’embellissement urbain établi par l’architecte parisien Jacques-François Blondel (1705-1774) en 1765, sur les ordres du premier ministre Choiseul. La place, formant un quadrilatère régulier entièrement clos, est destinée à accueillir un marché aux herbes et à la volaille.

Autour d’elle s’élèvent des maisons : d’abord un grenier à sel sur le côté de la rue des Écrivains, puis une vaste auberge du côté de la rue des Sœurs ainsi que des boutiques et des maisons d’habitation à colombages. Les réalisations monumentales prévues à l’origine sont écartées du projet ».

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