Canal du Midi. Lenain Garipuy Saget

Le Canal du Midi au 18ème : Lenain (intendant du Languedoc), Garipuy (astronome et inspecteur du Canal), Saget (aménageur de Toulouse et auteur du plan de 1777). Chronologie de l’aménagement et de l’entretien du Canal.

La dynastie des Riquet demeure propriétaire du Canal. Les États généraux du Languedoc sont amenés à le financer davantage. L’influence de l’évêque de Montpellier, neveu du grand Colbert, concurrence celle de l’intendant.

Nougaro, Toulouse, L’eau verte du Canal du midi (Youtube 4’23).

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1725. Arrêté de la Cour des comptes de Montpellier qui confirme la propriété héréditaire et incommutable du Canal aux Riquet, in André Maistre, Canal royal du Languedoc puis Canal des deux mers, 1666-1819, Privat, 1968, 308 pages. La notion d’intérêt public et son évolution au XVIIIème siècle à propos de la propriété du canal, de 1715 à 1789, pp. 137-149.

Partie 6. Jean Le Nain (1698-1750), baron d’Asfeld par sa femme, intendant du Languedoc.

« À la fin d’avril 1718, Basville fut remplacé dans ses fonctions d’intendant de justice, police et finances en la province de Languedoc, par Louis de Bernage, chevalier, seigneur de Saint-Maurice, Vaux, Chaumont., conseiller d’État.

Le grand mouvement des Cévennes avait été apaisé ; l’administration n’avait plus besoin de la même fermeté dans le premier fonctionnaire de la province,  mais un autre genre de lutte venait de se produire. C’étaient les querelles du jansénisme et mieux du quesnellisme, et tous les regards du parti, durant près d’un demi-siècle, se portèrent, pour recevoir le mot d’ordre, sur Charles-Joachim Colbert (1667-1738), évêque de Montpellier, second fils du marquis de Croissy. L’influence de l’intendant fut presque annihilée par celle de l’évêque, neveu du grand Colbert ».

« Au mois de janvier 1725, Louis-Basile de Bernage (1691-1767), chevalier, seigneur de Saint-Maurice, Vaux, Chassy, conseiller du Roi, maître des requêtes ordinaire, grand-croix de l’ordre de Saint-Louis, prit les rênes de l’administration provinciale qu’il quitta en août 1743, bien que nommé, au commencement de la même année, aux fonctions de Prévôt, des marchands de Paris. Il ne fut guère plus heureux que son père auprès de l’évêque de Montpellier ».

« Jean Le Nain, chevalier, baron d’Asfeld, conseiller du Roi, maître des requêtes ordinaire, succéda, comme intendant de Languedoc, à Bernage de Saint-Maurice, au mois de septembre 1743. Nommé depuis plusieurs mois, il attendit, pour arriver à Montpellier, d’être remplacé à l’Intendance du Poitou. Il mourut le 28 décembre 1750« .

Partie 7. François Garipuy (1711-1782)

« De 1740 à 1752, François Garipuy concilie ses activités professionnelles et celles d’astronome. Mais en 1752, il doit prendre la suite de M. Carney, directeur des travaux publics de la Sénéchaussée de Carcassonne. Il a réalisé le pont du Sommail, près de Sallèles-d’Aude, érigé entre 1770 et 1774. Il a entrepris en même temps le début de la construction du pont de Rieucros permettant à la route reliant Pamiers à Mirepoix de franchir le Douctouyre. C’est son fils, Bertrand Garipuy qui a terminé la construction de ces ponts.

Parmi ses charges, Garipuy doit inspecter le Canal royal du Languedoc. Les États de Languedoc lui demandent même, en 1768, de tracer le plan de ce canal. La carte est achevée en 1771″.

« L’éloignement de François Garipuy contrarie assez nettement ses travaux astronomiques. De surcroît, en 1765, il devient capitoul, ce qui constitue une charge supplémentaire.François Garipuy avait pourtant aménagé un observatoire au-dessus de sa maison, et l’avait garni de nombreux instruments. Mais sa fonction l’empêche fréquemment d’être à Toulouse, lors de phénomènes célestes remarquables. Il tente malgré tout de poursuivre ses travaux et observe parfois loin de son observatoire, comme l’éclipse de Soleil du 1er avril 1764, dont rapporte le compte rendu de Narbonne.

En 1772, François Garipuy démissionne de sa charge en faveur de son fils, Bertrand, qui le seconde parfois dans ses recherches. Les deux hommes sont emportés, en 1782, par l’épidémie de suette qui sévit alors à Toulouse ».

Partie 8. Joseph-Marie de Saget (1725-1782). 1777, Plan de Toulouse et de ses canaux

« Dès 1748, l’intendant du Languedoc, Jean Lenain d’Asfeld, avait demandé à Garipuy de lui fournir des solutions pour améliorer l’aménagement urbain de la capitale du Haut-Languedoc. Les échanges entre l’intendant et son ingénieur avaient abouti au constat qu’un plan de la ville était nécessaire. Il permettrait de mieux appréhender l’espace urbain et les aménagements à y apporter. En effet, les seuls plans alors à disposition n’étaient pas à jour et ne rendaient donc pas pleinement compte de l’espace urbain ».

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